Le futur centre de jour vise à  offrir des services d'aide aux personnes marginalisées grâce à la présence d'intervenants, mais également à être un lieu où combler ses besoins de base en prenant une douche ou en faisant du lavage par exemple.

Centre de jour : une première ébauche le 8 juin

Le projet de centre de jour au centre-ville de Sherbrooke chemine bien. Une première version du projet sera présentée à plusieurs intervenants le 8 juin. Dans le meilleur scénario, le centre ouvrirait ses portes en décembre.
Porte-parole du Groupe de travail intersectoriel (GTI) responsable du projet et coordonnateur de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, Étienne Bélanger-Caron, affirme que l'étape de la consultation est bouclée.
« Le 22 février, nous avons réuni une cinquantaine de personnes provenant du milieu communautaire, du réseau de la santé et des services sociaux, de la Ville, de la police, des gens qui bénéficieraient du centre de jour et plusieurs autres pour faire un brain storm collectif pour cibler quels sont les besoins auxquels devraient répondre le centre de jour », explique-t-il.
Le GTI s'est ensuite penché sur les données recueillies et s'est donné un mandat clair de rédiger le projet comprenant la vision du centre, sa mission, ses objectifs et son montage financier.
Le 8 juin, cette première version sera présentée à de nombreux intervenants - essentiellement les mêmes qui ont participé au brain-storm du 22 février - pour approbation.
« Nous allons pouvoir discuter et ajuster le projet selon les commentaires, mais on risque d'avoir une version consensuel à ce moment », indique M. Bélanger Caron.
La recherche de financement pourra ainsi débuter.
« Une fois le projet clairement défini, ça va être plus simple d'aller chercher du financement. Nous allons regarder toutes les options, mais c'est sûr que nous espérons qu'une grosse partie des coûts soient assumée par le CIUSSS-CHUS de l'Estrie », affirme le porte-parole du GTI.
La Ville, des fondations caritatives ou encore des bailleurs de fonds privés pourraient également être mis à contribution.
« On ne peut pas dire de quel montant il est question pour le moment. Mais ce qui est sûr, c'est que nous avons la volonté d'avoir des intervenants disponibles pour donner des services, ce qui implique une masse salariale... Quelle est la meilleure formule? Combien d'intervenants avons-nous besoin? Quelles sont les meilleures plages horaires pour l'ouverture du centre? Ce sont toutes des questions que nous nous posons et qui auront un impact sur le budget », poursuit M. Bélanger-Caron en précisant que le milieu communautaire est habitué d'être créatif et débrouillard lorsqu'il est question d'argent.
Emplacement à déterminer
L'emplacement du futur centre de jour n'est toujours pas déterminé.
« On est ouvert à tous les scénarios. Le choix de l'emplacement est très important puisqu'on ne peut pas mettre le centre de jour n'importe où; il doit être à proximité de la clientèle qu'il desservira », souligne M. Bélanger-Caron.
Chose certaine, le milieu communautaire s'est assuré d'avoir un dialogue avec la Ville de Sherbrooke à propos du projet Well Inc.
« On va devoir avoir une discussion au sujet de la Wellington Sud en temps et lieu. C'est un sujet inévitable dans le choix de l'emplacement.
« En 2016, la Coalition pour le travail de rue a fait 2996 interventions individuelles au centre-ville auprès de 574 personnes. De ce nombre, le tiers représentait des nouveaux contacts. Nos chiffres démontrent l'importance d'agir de façon rigoureuse avec la réalité du milieu et c'est ce qui nous préoccupe quand on parle de Well. Inc et de gentrification. On ne peut pas juste déplacer ces gens », affirme le travailleur de rue.
Une fois en opération, le centre de jour vise à offrir des services d'aide aux personnes marginalisées grâce à la présence d'intervenants, mais également à être un lieu où combler ses besoins de base en prenant une douche ou en faisant du lavage par exemple.
« On veut créer un milieu d'accueil souple, sans avoir de critères qui visent à rejoindre une clientèle ciblée. Ce sera un milieu accueillant qui deviendra une porte d'entrée adaptée pour accéder à différents services », résume M. Bélanger-Caron.