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Annie Godbout défend la projet de nouvelle gouvernance du développement économique.
Annie Godbout défend la projet de nouvelle gouvernance du développement économique.

Ce ne sont pas des désaveux, indique Annie Godbout

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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La nouvelle gouvernance de développement économique n’est pas un désaveu envers les organisations paramunipales, assure Annie Godbout, coprésidente du comité politique de développement économique à la Ville de Sherbrooke. « La question qu’on se posait, c’était si la Ville, l’appareil municipal, avait la capacité de réaliser les tâches de développement économique. Notre objectif n’était pas de faire des économies, mais d’être plus performants. »

Annie Godbout convient que le dossier de la gouvernance est volumineux et que le diable est dans les détails. « Avant, chaque organisme avait sa planification stratégique à elle. Ce qu’on veut, c’est mieux arrimer chacune des organisations et construire avec elles notre modèle de développement économique. Nous voulons collaborer avec le milieu, les institutions d’enseignement. Il faut y aller par étapes et nous ne sommes qu’à bâtir les fondations. »

Concrètement, la création de postes à la Ville vise à faire la liaison entre les différents services, entre l’urbanisme et la géomatique, par exemple, au moment de la vente d’un terrain industriel. « De cette façon, nous pourrons gérer les attentes. Nous pensons que des entrepreneurs ont été déçus parce qu’on a mal géré leurs attentes, donc la Ville doit être mieux équipée. »

La pénurie de terrains industriels est d’ailleurs un enjeu. « C’est à nous de gérer ces terrains. C’est notre territoire. On doit avoir au moins une personne pour le faire. »

Plusieurs élus ont démontré des inquiétudes devant la création de postes, cinq au total, dont un contractuel, et du risque de devoir verser des salaires plus élevés pour des employés qui offriraient les mêmes services que les paramunicipales. « Depuis quelques années, nous investissions environ 10 M$ pour le développement économique. C’est 100 % de cette somme qui allait aux paramunicipales. Nous avons coupé dans les mandats de ces organismes pour nous assurer que la Ville ferait preuve d’un plus grand leadership. Nous avons dégagé 2,1 M$ pour nous donner de l’air. Nous avons dit dès le départ que nous voulions rapatrier les fonctions qui étaient plus municipales. C’est une transformation. »

La Ville ne souhaitait donc pas forcément réduire ses dépenses, mais diviser les fonds consacrés au développement économique autrement pour que chacun joue bien son rôle. 

Concernant le volet événementiel, Annie Godbout précise que la Ville accompagne déjà les événements majeurs. « On vient ajouter un volet stratégique pour être en mode développement. Je me suis souvent demandé si on finançait assez nos événements. Nous pourrons voir les événements comme des vecteurs de développement. Le rôle de Destination Sherbrooke, c’est de faire de la promotion... »

En conséquence, rappelle Mme Godbout, le budget consacré à Destination Sherbrooke est à l’image de celui des organisations de promotion touristique des autres villes.