Le maire de Sherbrooke Steve Lussier estime avoir pris les « meilleures décisions possible » lors de la séance de travail sur le budget 2018 qui s’est déroulée vendredi et samedi.

Budget 2018 : «Nous avons fait les bons choix»

Le premier exercice budgétaire du nouveau conseil municipal de la Ville de Sherbrooke s’est déroulé dans la collégialité, estime le maire Steve Lussier. Même s’il avoue que le conseil a eu à faire des choix difficiles, il estime avoir pris les « meilleures décisions possible ».

« Ça s’est très bien passé, lance-t-il. On croyait que ça allait nous prendre trois jours, mais on a été capable de finaliser plus des trois quarts des dossiers en deux jours seulement. Je peux vous dire que nous avons fait les bons choix. Ce n’est pas toujours facile, mais nous avons fait les meilleurs choix possible. Si c’était possible, j’aurais distribué un milliard de dollars, mais on a un budget quand même très serré. On ne peut pas se permettre de faire ça aveuglément. Il faut faire avec les revenus de la Ville qui ont une limite. »

« Il fallait donc s’entendre pour voir où on allait couper, mais je ne veux pas faire peur aux gens. Ce qui était important pour nous au conseil, c’était les services. Il fallait les maintenir en place et c’est ce qu’on a fait. Les gens paient pour cela donc on ne pouvait pas se mettre à couper. C’est ce que je peux vous dire pour l’instant. »

Une bonne cohésion

Tous les conseillers interpellés par La Tribune ont mis en lumière l’harmonie qui régnait durant les discussions.

« Je n’ai pas senti que certains conseillers tiraient la couverte de leur côté, signale Évelyne Beaudin, conseillère du district du Carrefour et seule membre du parti Sherbrooke Citoyen dans le conseil municipal. Il y avait une belle diversité des points de vue autour de la table. Ce qui est intéressant c’est que ça nous donne une vision globale de ce qu’il faut faire. »

« C’était fort agréable, mentionne pour sa part la conseillère Annie Godbout, du district de Rock Forest. Au niveau du fonctionnement, c’était assez similaire avec les rencontres sous l’ère de Bernard Sévigny, puisque ça fait plusieurs années que le conseil opère d’une certaine façon, mais c’est certain que les objectifs étaient différents cette fois. »

« On sent tous que c’est un nouveau départ, ajoute-t-elle. En sortant de la rencontre, j’avais l’impression que nous étions tous à une nouvelle ligne de départ et prêts à commencer un marathon. »

« Dans un scénario de budget, on n’a pas toujours le sourire, admet Steve Lussier. Mais j’ai été quand même surpris puisque les élus l’ont toujours gardé, malgré certains dossiers plus difficiles. Le conseil est en harmonie et tout le monde disait son point de vue. J’ai été élu à la Ville, mais les conseillers ont obtenu la confiance de la population de leur district. Il faut respecter cela. D’ailleurs, j’ai passé un message clair que je veux le point de vue de chacun des conseillers. C’est ça une harmonie au conseil. »

Steve Lussier en a profité pour annoncer que les élus participeront éventuellement à un lac-à-l’épaule.

« Ça va amener du nouveau », indique M. Lussier.

En mode accéléré

La situation revient tous les quatre ans, mais elle n’en reste pas moins problématique : les conseillers et le maire doivent approuver un budget à peine plus d’un mois après avoir été élus. Si l’adaptation se fait relativement bien pour ceux qui n’en sont pas à leur premier mandat, les nouveaux doivent vite prendre le rythme.

« La grande difficulté, c’est que nous sommes dans une année électorale, explique Évelyne Beaudin. On a été élus en novembre et il faut approuver un budget avant le 31 décembre. Il y a certaines décisions qu’on n’avait pas trop le choix de prendre. J’aimerais qu’on sonde la population davantage pour le prochain budget. Ce n’était pas possible pour celui-là, mais j’aimerais que ça se fasse l’an prochain. »

« J’aimerais toutefois souligner la volonté du maire à être le plus transparent possible et à dévoiler le plus d’information possible à la population. C’est important de bien expliquer les contraintes présentes lors de la prise des décisions. »

« C’est très court comme délai, avoue Steve Lussier. Je n’ai pas dormi beaucoup depuis l’élection. »