Briser les mythes de la médecine familiale

Le 11e symposium étudiant de médecine de famille qui se tenait samedi au campus de la santé de l’Université de Sherbrooke a été l’occasion pour quelque 300 étudiants en médecine de partout au Québec de briser les mythes de la pratique.

Est-ce que les médecins de famille ne font que du travail de bureau?

« C’est un mythe qui est cru par beaucoup de personnes, indique Valérie Breton coprésidente du symposium et étudiante de troisième année en médecine à l’UdeS. Un médecin de famille peut travailler à l’hôpital, en région ou dans les grands centres. On peut aussi se spécialiser. Il y en a qui font beaucoup d’accouchements et d’autres qui travaillent à l’urgence par exemple. Le symposium c’est vraiment pour montrer la diversité de pratique et l’épanouissement professionnel qu’on peut avoir.»

Le symposium regroupait des étudiants de l’Université de Sherbrooke, de l’Université de Montréal, de l’Université Laval et de l’Université McGill. Ils ont pu pratiquer les techniques de points de suture ou d’intubation entre autres. Plusieurs conférences allant des soins palliatifs à l’équilibre de vie étaient également au programme.

Mme Breton indique que beaucoup d’étudiants choisissent la médecine familiale en ce moment, mais que de grands besoins demeurent.

« Au Québec il y a environ 55 % des étudiants qui vont finir médecin de famille contre 45 % dans les spécialités médicales, résume-t-elle. On veut que les étudiants soient exposés à la médecine familiale plus tôt.