Le bris d'aqueduc est survenu jeudi en fin d'après-midi.
Le bris d'aqueduc est survenu jeudi en fin d'après-midi.

Bris d’aqueduc: une conduite datant de 1981 en cause

Le bris d’aqueduc majeur survenu jeudi en fin après-midi sur la rue Bacon, dans le secteur Ascot, a causé des dommages à des voitures qui se sont retrouvées « au mauvais endroit, au mauvais moment ».

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Heureusement, on ne signale pas de dommage aux résidences du secteur, mentionne Jean-Pierre Fortier, chef de division gestion des eaux et construction à la Ville de Sherbrooke.

« Plusieurs résidants sont toutefois touchés, car cinq blocs de logements et trois maisons ont été privés d’eau. Il n’y a pas eu d’eau dans les immeubles à ma connaissance », dit-il.

« Ces gens vont devoir faire bouillir l’eau pendant 48 heures avant de la consommer quand le service sera rétabli. »

Rappelons que le bris d’aqueduc sur la rue Bacon a entraîné une accumulation dans les rues des Boisés et des Buissons. L’eau, qui s’est accumulée rapidement, provenait d’une conduite souterraine qui s’est ouverte sur 3,5 mètres, ajoute M. Fortier. Les employés des travaux publics ont dû débloquer les puisards afin de permettre d’évacuer l’eau. 

« Cette conduite a été installée en 1981, ce qui est relativement jeune », explique-t-il.

« Elle est assez creuse dans le sol, à 3,5 mètres de profond. Le réservoir du secteur a perdu beaucoup d’eau. On peut penser qu’elle a été endommagée sous l’effet du gel et du dégel. »

Les équipes de la voirie municipale étaient sur place encore vendredi matin. Le gestionnaire prévoyait que les travaux prendraient fin au milieu de l’après-midi.

Jean-Pierre Fortier en profite pour mentionner que la Ville de Sherbrooke s’est donné comme cible de renouveler un pour cent de ses conduites d’eau potable par année, ce qui représente environ huit kilomètres sur les 822 kilomètres de tuyaux du réseau.

On estime que 21 kilomètres de conduites sont centenaires.