Les conseillers municipaux Paul Gingues et Marc Denault rapporte recevoir encore des plaintes concernant le bruit que produirait Bitfarms.
Les conseillers municipaux Paul Gingues et Marc Denault rapporte recevoir encore des plaintes concernant le bruit que produirait Bitfarms.

Bitfarms : la Ville réalise une étude

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Le conseiller Marc Denault continue à recevoir des plaintes pour le bruit qui émanerait de l’usine de Bitfarms, sur la rue de la Pointe, près de la plage Lucien-Blanchard. Une rencontre est prévue avec les citoyens mercredi pour faire le point, entre autres sur une étude commandée à un acousticien par la Ville.

Rappelons que Bitfarms a terminé en juillet des travaux pour la construction de murs coupe-son qui devaient régler le problème du bruit dégagé par ses installations.

« J’ai reçu au cours des dernières semaines encore beaucoup de plaintes, dit M. Denault. On a vu après les deux phases de travaux, les conteneurs ont été enlevés et ç’a augmenté le bruit dans le secteur. On travaille sur des solutions. »

Alors que Bitfarms devait réaliser ses propres tests de son à 360 degrés en juillet, la Ville prendra des échantillons sonores pendant plusieurs semaines. « Il n’est pas impossible que le son vienne d’ailleurs que de Bitfarms. Il y a quand même eu des projets majeurs dans le secteur dernièrement. L’étude vise à connaître l’origine des bruits. L’échéancier pour les résultats sera présenté [mercredi]. »

Le conseiller Paul Gingues confirme qu’un mandat a été donné à un acousticien par la Ville et que des sondes ont été installées sur des terrains, tant au nord qu’au sud de la rivière Magog. « Nous récupérerons les données sur des périodes de 24 h. Nous savons que Bitfarms fonctionne 24 h par jour, donc nous pourrons probablement tirer des conclusions de ces résultats. Du côté sud, le son peut se rendre jusqu’à la rue Denault, mais la réflexion sur l’édifice de la Société de transport de Sherbrooke permet aussi au son de retourner vers la rivière et la rue Raimbault. L’acousticien cherchera à comprendre si le son vient d’autres entreprises. On souhaite trouver une solution qui plaise à tout le monde », résume le conseiller du district de l’Université. 

Il n’a pas été possible de parler à un représentant de Bitfarms, mardi.

La Ville avait signalé au printemps que les travaux qui se sont terminés au début juillet ne suffiraient pas à contenir le bruit sur le terrain de Bitfarms. La Ville souhaite que Bitfarms ajoute une troisième phase à ses travaux, en échange de quoi elle achèterait une parcelle de terrain appartenant à l’entreprise pour 385 000 $. Aucune entente en ce sens n’était encore conclue mardi.