Après avoir tenu le fort pendant plus de six heures, les sympathisants des revendications des chefs héréditaires de Wet’suwet’en qui s’opposent au passage d’un oléoduc sur leurs terres en Colombie-Britannique ont été arrêtés par le Service de police de Sherbrooke.

Barrage de la voie ferrée: seize dossiers sous analyse

Seize personnes de 21 à 33 ans ont été arrêtées lors du démantèlement de la barricade érigée sur la voie ferrée mardi matin dans l’arrondissement de Lennoxville à Sherbrooke.

Après avoir tenu le fort pendant plus de six heures, les sympathisants des revendications des chefs héréditaires de Wet’suwet’en qui s’opposent au passage d’un oléoduc sur leurs terres en Colombie-Britannique ont été arrêtés par le Service de police de Sherbrooke.

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« Les dossiers pour méfait sont analysés par notre division des enquêtes. Ils seront soumis au directeur des poursuites criminelles et pénales qui déterminera si des accusations criminelles doivent être portées au palais de justice de Sherbrooke », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Toutes les personnes arrêtées ont été identifiées. 

Ces individus ont été libéré sous diverses conditions et la promesse de comparaitre devant le tribunal lorsqu’ils y seront convoqués.

Ils se sont engagés « à ne pas aller où l’on retrouve des chemins de fer sauf pour des raisons légitimes ».

Huit convois perturbés

Le conflit autochtone s’était transporté à Sherbrooke, mardi matin, quand ce groupe de manifestants masqués avait décidé de bloquer deux voies ferrées à la hauteur de la rue Samuel-Gratham pour exercer un blocus. En tout, huit convois ont été perturbés.

Les manifestants, qui refusaient de parler aux journalistes présents, avaient installé des banderoles et des écriteaux, clamant leur soutien au groupe de chefs traditionnels amérindiens.

Ils ne montraient aucun signe d’agressivité. Le tout s’est passé dans le calme. Les manifestants scandaient des slogans contre le projet de pipeline dans l’Ouest canadien.

Vers 14 h 30, une trentaine de policiers ont entouré les occupants. À l’aide d’un portevoix, les policiers ont indiqué qu’ils allaient être mis en état d’arrestation. Un à un, les manifestants ont été amenés dans un autobus de la Société de transport de Sherbrooke pour identification. Le tout s’est déroulé sans violence.

Deux compagnies ferroviaires, le CP et Central Maine & Québec Railway, ont déposé deux plaintes de nature criminelle pour méfait contre les manifestants. 

La semaine dernière, un individu a tenté d’installer une bannière en appuis aux revendications des autochtones au centre-ville de Sherbrooke. Avec Claude Plante