Si Récup-Estrie décidait de moderniser ses équipements pour favoriser une meilleure valorisation du verre, il faudrait probablement prévoir des investissements totalisant un million de dollars.

Avard ouvert à un coup de barre au centre de tri

Si Récup-Estrie décidait de moderniser ses équipements pour favoriser une meilleure valorisation du verre, il faudrait probablement prévoir des investissements totalisant un million de dollars. C’est du moins le calcul approximatif que fait le président de l’organisation, Pierre Avard.

« Avec tout le débat des dernières semaines, avec la question d’éliminer la consigne ou d’en ajouter une, Éco Entreprises Québec apporte un nouvel éclairage. On parle de 23 M$ pour moderniser les centres de tri. Il y a 23 centres de tri au Québec, donc on peut imaginer que ça représente 1 M$ pour chacun d’entre eux », résume M. Avard.

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Le conseiller sherbrookois avance que Sherbrooke avait même été approchée pour le projet-pilote d’Éco Entreprises Québec, réalisé dans cinq centres de tri. « Nous n’avions pas été en mesure de réagir assez rapidement, en 2017, à cause des problèmes que nous connaissons. »

Pierre Avard aime aussi l’idée de développer une nouvelle industrie autour du verre qui serait ainsi valorisé.

Pierre Avard

Des investissements de 1 M$ seraient-ils réalistes? « Ce qu’il faut mettre en perspective, c’est que l’entente entre les municipalités membres prend fin en 2020. À ce moment-là, nous n’aurons aucune dette, donc si nous voulions emprunter, ce ne serait pas un problème. Et si Recyc Québec veut donner un coup de barre important dans la récupération du verre, il devrait être un partenaire important. C’est qu’une bonne partie du financement que nous recevons provient des compensations de Recyc Québec. »

Le sort de Récup-Estrie est-il lié à celui de Valoris? Les municipalités s’engageront-elles à nouveau dans l’aventure en 2020? La question est importante avant de procéder à des investissements. « Je pense que nous avons un avantage parce que Récup-Estrie est sur notre territoire. Nous avons donc un certain contrôle. »

M. Avard croit que Récup-Estrie et Valoris pourraient continuer de coexister.

Selon les statistiques publiées sur le site de l’organisation, le centre de tri a reçu 31 000 tonnes de matières en 2018. On évalue à 18 %, soit environ 5,5 tonnes, la quantité de verre reçue l’an dernier.

Matières enfouies

Pierre Avard n’est par ailleurs toujours pas en mesure de chiffrer le coût de l’enfouissement des matières recyclables qui avaient été entreposées pendant plusieurs mois à l’extérieur du centre de tri. Le prix dépend du poids des matières, qui étaient gorgées d’eau.