Bien installé au 10e rang, le Phœnix connaitra l’identité de son adversaire samedi à la suite de sa partie contre les Foreurs de Val-d’Or, la dernière de la saison.

Autre salle comble, autre victoire

Devant 4005 spectateurs, le Phœnix a ajouté une 33e victoire à sa fiche dans un Palais des sports bondé. Le défi n’était pas le plus imposant vendredi, mais Sherbrooke a tout de même su prendre la mesure des Cataractes par la marque de 4 à 1.

Avec la victoire des Islanders de Charlottetown (9e au classement) et la défaite des Olympiques de Gatineau (11e) vendredi, le Phœnix demeure au 10e rang. Il connaitra l’identité de son adversaire samedi à la suite de sa partie contre les Foreurs de Val-d’Or, la dernière de la saison, et de celle des Islanders contre les Wildcats de Moncton.

Ce gain contre l’avant-dernier club de la LHJMQ permet tout de même aux Oiseaux de s’assurer du top 10. En cas d’égalité avec les Islanders, le Phœnix se retrouverait devant Charlottetown.

« On a bien joué en première période, mais on a mal joué dans notre territoire en deuxième période, admet l’entraîneur Stéphane Julien. Lors du dernier entracte, les gars ont dû jaser entre eux et on a mieux contrôlé le match en troisième. Dans l’ensemble, tout le monde a contribué contre Shaiwnigan. C’est important à ce stade-ci de la saison. »

Grâce au filet de Samuel Poulin en première période lors d’un avantage numérique, le Phœnix a regagné le vestiaire avec une avance d’un but après une période. Alex Plamondon et Marek Zachar ont tous les deux marqué au second tiers pour mener la marque à 2-1 et le Phœnix s’est montré dominant en troisième période.

Nicolas Poulin a déjoué Marc-Anthony Lambert pour ainsi obtenir au moins un point dans ses onze derniers matchs. Bailey Peach a complété la marque.

« J’aimerais revoir ces deux tirs-là, a avancé le gardien des Cataractes, Marc-Anthony Lambert, qui a fait face à 46 lancers contre 28 pour Pickard. Ces deux buts rapides en troisième nous ont coupé les jambes. C’est dommage, nous étions dans le match après deux périodes. »

« Il y a encore place à l’admiration, confie Nicolas Poulin. On tentait d’en faire trop en première et en deuxième, mais l’effort a toujours été là. On a hâte à demain ! »

Le jour et la nuit

Comparativement à l’an dernier, le Phœnix connait une fin de saison bien différente et la dernière partie de la campagne sera accompagnée d’un enjeu important cette fois.

Rappelons que le Phœnix avait terminé la saison à Québec en 2016-2017 en étant déjà écarté des séries.

« Notre dernier match est devenu excitant, fait remarquer Stéphane Julien. On veut terminer la saison sur une bonne note et ça nous prendra une bonne sortie pour grimper au 9e rang. On aurait mieux aimé connaître immédiatement notre adversaire en séries, mais on devra vivre avec ça et patienter. »

« On regarde le classement, mais on n’a pas de préférence en ce qui concerne notre adversaire en séries. On prendra celui qui se présentera à nous », souffle Nicolas Poulin.

L’énergie de la foule

Pour une deuxième fois en autant d’occasions, le Palais des sports était plein vendredi. Et ce, à la grande joie de l’organisation.

« Toutes les équipes aimeraient terminer la saison comme on l’a fait. Tous les joueurs remplissent bien leur rôle présentement et ça augure bien pour la suite. Tout le monde a participé à cette belle séquence et les amateurs nous appuient », indique Stéphane Julien.

« Cette foule nous donne de l’énergie et on est contents de voir que la population répond à l’appel, clame le capitaine Hugo Roy. On invite tout le monde à revenir demain et lors des éliminatoires. Ça sent les séries et pas seulement au Palais des sports, mais partout en ville. Les partisans cherchent des billets. Ils sont rendus rares ! »

Et surtout, le capitaine ne veut pas finir sur une mauvaise note en s’inclinant contre les Foreurs lors du traditionnel match de la Saint-Patrick, présenté à 16 h. Les Foreurs ont obtenu le dernier billet disponible pour les séries et le gardien Reilly Pickard ne les considère pas battus d’avance.

« On s’approche des éliminatoires, les amateurs sont présents, on sent la fièvre des séries peu à peu. Mais avant, il faut demeurer calme et aller chercher une dernière victoire contre les Foreurs. On contrôle ce qui est possible de contrôler et le choix de notre adversaire se fera demain, une fois que notre partie sera jouée », soutient Pickard.