Hélène Dauphinais et Christine Ouellet

Autre prise de becs au conseil autour de Valoris

Les conseillères Christine Ouellet, présidente du comité de l'environnement à la Ville de Sherbrooke, et Hélène Dauphinais, présidente de Valoris, ont continué de débattre du sujet de Valoris sur Facebook. Mme Ouellet s'en prend à sa collègue à la suite de déclarations formulées au sujet du projet-pilote de compostage mis en place au centre-ville de Sherbrooke.
Samedi, Hélène Dauphinais déclarait à La Tribune : « Nous ne sommes malheureusement pas à une contradiction près. Le comité de développement durable de la Ville a pris l'initiative de lancer un projet-pilote de compostage dans les restaurants du centre-ville sans se soucier qu'elle empiétait ainsi sur la mission de Valoris, par qui transite aussi le contenu des bacs bruns jusqu'aux plates-formes de compostage de la compagnie Englobe. Je crains malheureusement d'avoir à ramasser les pots cassés lors de prochaines réunions. »
Reprenant ces propos, Christine Ouellet tente de donner un son de cloche différent sur sa page Facebook. « Madame Hélène Dauphinais, je tiens à vous rappeler que le projet de récupération du compost au stationnement de la Grenouillère avait pour but de trouver une solution au problème d'odeurs et de débordements des conteneurs à déchets. Ce stationnement étant utilisé par une grande part de touristes, le projet visait à améliorer l'accueil.
« Ce projet-pilote de récupération du compost s'inscrit aussi dans les actions du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) d'étudier les possibilités de collecter les matières des ICI assimilables. Ce PGMR est d'ailleurs une obligation gouvernementale, la porte d'entrée des subventions que la Ville reçoit grâce à ses efforts de détournement des matières résiduelles de l'enfouissement. »
Mme Ouellet indique n'avoir jamais entendu sa collègue faire des représentations pour dénoncer que la Ville allait à l'encontre de la mission de Valoris. 
« Il me fait chaud au coeur de voir que vous auriez souhaité ma présence au sein du C.A. de Valoris. Il est vrai que mon horaire chargé ne m'a pas permis d'ajouter une charge de travail. Une question me vient en tête toutefois : auriez-vous souhaité ma présence à cette table pour travailler à une solution ou plutôt pour vous décharger de vos responsabilités de présidente en me cassant du sucre sur le dos? »
Hélène Dauphinais rétorque que dans sa critique du budget 2017, elle soulevait des questions mettant en relation la nécessité du Plan de gestion des matières résiduelles et la mission de Valoris.
« Si le projet de compostage au centre-ville était pour régler un problème d'odeurs, l'argent ne serait donc pas sorti du budget du PGMR. Bien hâte de voir d'où vient l'argent. Depuis que l'orientation a été donnée de construire un centre de tri à Valoris en 2012, chaque nouvelle mesure qui vient vider la poubelle de ses matières revalorisables travaille à contresens de l'orientation donnée lors de la création de Valoris. C'est ce manque de cohérence que je voulais mettre en relief. »
Précision
La semaine dernière, nous écrivions que les ristournes de Récup-Estrie pour les matières détournées des sites d'enfouissement s'élevaient à 800 000 $. Il s'agit plutôt de la part des ristournes que reçoit la Ville de Sherbrooke de Récup-Estrie.