Deux espaces de stationnement du quartier général du SPS sont utilisés pour des personnes voulant procéder à des transactions et échanges en toute sécurité. Inaugurée en mai dernier, la « zone de rencontre neutre » est sous surveillance 24 heures sur 24.

Attaque contre Nicolas Poulin : le SPS invite à utiliser sa «zone neutre»

Les gens ayant l’habitude de faire des achats via le Web ont avantage à utiliser des sites d’échanges sécurisés.

C’est le message que lance le Service de police de Sherbrooke (SPS) en réaction à la nouvelle d’une attaque survenue récemment contre un ancien joueur du Phœnix de Sherbrooke, Nicolas Poulin.

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Le printemps dernier, le SPS a inauguré la « zone de rencontre neutre » aménagée dans le stationnement du quartier général de la rue Maurice-Houle. L’endroit est sous surveillance 24 heures sur 24. Il sert, entre autres, à des transactions à la suite d’achats en ligne ou à des rencontres de parents en garde partagée d’enfants.

« Comme c’est situé dans le stationnement du poste de police, ça peut éviter les événements malheureux comme celui qu’on vient de connaître », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier, à La Tribune.

« Si les gens ont une mauvaise intention en faisant la transaction, ça peut les décourager si la transaction a lieu près du poste de police. Il y a toujours de la circulation, notamment avec les autopatrouilles qui vont et viennent. En plus, c’est sous surveillance par caméra. »

Rappelons que Nicolas Poulin a été blessé lors d’une banale vente de cellulaire faite via Facebook. La rencontre avec l’acheteur a eu lieu près de la station de métro Jarry, à Montréal. L’individu a sorti un objet tranchant et a frappé le jeune homme au cou. L’attaque a bien failli être fatale pour l’ancien joueur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Très utilisé

Depuis mai, deux espaces de stationnement situés devant le quartier général sont utilisés pour des personnes voulant procéder à des transactions et échanges en toute sécurité. Le nouvel équipement est fort utilisé, ajoute M. Carrier. 

On a répertorié que la zone d’échange sert au moins une fois par jour depuis le 22 mai pour des échanges d’enfants de couples séparés ou pour des transactions de biens, dit-il. « Il y a même un couple qui s’en sert trois fois par semaine pour s’échanger leurs enfants », précise-t-il.

« Ça fonctionne bien. Les gens s’en servent. Il se peut aussi qu’après un événement malheureux qui fait jaser que la zone soit encore plus utilisée. »

Le SPS n’a pas eu à intervenir en raison d’une transaction qui a mal tourné depuis son ouverture. 

On s’était inspiré de l’expérience développée à Bromont. Là aussi, la zone est située dans le stationnement du poste de police. Le SPS se dit ouvert à collaborer avec d’autres corps policiers de la province voulant en savoir plus en vue de faire de même.