Audrey Martel, technicienne en santé animale, a donné une formation à 40 Sherbrookois samedi sur comment bien prendre soin de poules lorsque l’on possède un poulailler urbain.

Apprendre le b.a-ba des soins pour les poules urbaines

Les poulaillers urbains intéressent les Sherbrookois. À preuve, une quarantaine de personnes ont participé samedi après-midi à la formation « Agriculture urbaine : soins et garde de poules pondeuses ».

Déjà, une trentaine de personnes se trouvent sur une liste d’attente pour participer à une deuxième édition de cette formation donnée par l’Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière, en collaboration avec la Ville de Sherbrooke.

« Il y a réellement un engouement autour des poules urbaines dans plusieurs municipalités alors nous, à l’ITA, avons eu l’idée de cette formation où on fait un tour général sur le sujet », explique Audrey Martel, technicienne en santé animale. 

Plusieurs thématiques ont été abordées pendant la formation dont les soins de base, l’alimentation, les équipements requis, la réglementation entourant la possession de poules pondeuses ainsi que le bien-être animal.

« Le but de cette formation est de faire en sorte que les personnes qui se lancent dans ce projet soient réellement conscientes de ce dans quoi elles s’embarquent. Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas simplement d’avoir des poules dans sa cour, il y a plusieurs responsabilités qui viennent avec. Et il y a des coûts aussi. Il faut acheter les poules, le poulailler, la moulée... Ensuite si on veut en disposer il y a des coûts également. C’est important de considérer l’aspect financier », souligne Mme Martel. 

Les poules peuvent vivre jusqu’à huit ans et leur production d’œufs diminue avec les années.

Le propriétaire d’un poulailler doit s’en occuper quotidiennement, que ce soit pour s’assurer qu’elles ont suffisamment à manger et à boire, que leur environnement est propre, qu’elles reçoivent des soins si elles sont malades.

« Et si on est en vacances, quelqu'un doit prendre la relève », précise Mme Martel.

Les poules doivent être gardées dans un habitat convenable et salubre, suffisamment spacieux et éclairé. Il est conseillé de faire un nettoyage quotidien sommaire du poulailler et un nettoyage hebdomadaire en profondeur. 

« La provenance des poules est aussi un élément très important, souligne Mme Martel. On suggère d’acheter des poules dans les quincailleries agricoles puisque leurs poules proviennent généralement de couvoirs certifiés. C’est donc dire qu’elles seront exemptes de maladies et elles seront vaccinées contre les maladies à incidence élevée dans l’industrie agricole. »

Règlements municipaux

En vigueur depuis le 6 juillet 2018, le règlement permettant les poules sur le territoire de Sherbrooke précise qu’il est permis de posséder à l’année au minimum 2 et au maximum 5 poules pondeuses (le coq est interdit) et un seul poulailler par terrain.

Les poulaillers sont autorisés sur les terrains des résidences unifamiliales, des jumelés et des résidences bifamiliales. 

Fait important à noter, les propriétaires de poulailler doivent s’inscrire au registre de la Ville et se désinscrire advenant le démantèlement du poulailler. Ce registre permettra à la Ville et à son partenaire, la Société protectrice des animaux, de transmettre des renseignements importants aux propriétaires de poulailler, indique-t-on. 

Pour s’inscrire : https://www.ville.sherbrooke.qc.ca/sous-site/environnement/habitation-et-famille/poules/.

Toutes infractions relatives à la garde de poule seront suivies d’une amende de 100 $, plus frais. 

Aucune plainte n’a été enregistrée depuis l’adoption du règlement autorisant les poulaillers urbains sur le territoire de Sherbrooke.