Wesley Aucaucou

Agression sur Chauveau : Aucaucou reste détenu

Wesley Aucaucou, qui doit se défendre de multiples accusations à la suite de l’agression d’un homme de Sherbrooke dans l’objectif de voler sa drogue, restera détenu pour la durée des procédures judiciaires.

L’homme de 27 ans qui est accusé notamment de vol qualifié sur la rue Chauveau dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier a renoncé, mercredi, à son enquête sur remise en liberté.

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Quatre autres personnes dans la vingtaine sont aussi accusées dans cette affaire. Raphaël Nadeau et Carol-Ann Hogan ont été remis en liberté sous conditions, alors que Maksin Hayrutdinov et Rose Pruneau restent détenus en attendant une décision qui sera rendue, jeudi, concernant leur requête.

Cette agression s’inscrit dans un contexte de vengeance d’une jeune femme envers son ex-conjoint et d’une série de vols de stupéfiants et de bagarres depuis le début de 2019.

L’individu qui a été agressé sans cette affaire a été interpellé par un premier suspect, alors qu’il sortait d’un taxi. Deux autres individus sont sortis d’un véhicule pour se joindre au premier suspect pour frapper la victime.

Ils lui ont volé ses chaussures, ses clés, son sac, son portefeuille de même que son téléphone intelligent.

Les trois suspects ont pris la fuite dans un véhicule où se trouvaient les deux femmes, Rose Pruneau et Carol-Ann Homan, laissant derrière eux la victime qui a subi des blessures.

Munis des clés de la victime, les cinq individus se sont rendus au logement de ce dernier.

Ils s’y sont introduits pour y voler divers objets dont des stupéfiants et de l’argent, de là les accusations d’introduction par effraction.

La situation aurait dégénéré à l’intérieur du logement de la victime. Wesley Aucaucou aurait fait des menaces à Rose Pruneau, se serait livré à des voies de fait en utilisant un couteau et lui aurait infligé des lésions corporelles. Des accusations en ce sens sont portées contre Wesley Aucaucou.

« Rose Pruneau n’a pas frappé la victime. C’est elle qui voulait que tout s’arrête pendant le vol dans l’appartement. C’est à ce moment qu’elle a été frappée dans cette affaire où elle est aussi une victime », précise l’avocate de la défense, Me Mélissa Gilbert.

Étant donné que les suspects se trouvaient en possession du cellulaire de la victime, les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke ont utilisé la triangulation de l’appareil volé pour les localiser.

Enquête sur remise en liberté

Rose Pruneau et Maksin Hayrutdinov ont subi leur enquête sur remise en liberté, mercredi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

La jeune femme, sans antécédent judiciaire, affirme consommer de la drogue et de l’alcool depuis sa rencontre avec son ex-conjoint, la victime dans cette affaire. Elle le décrit comme une relation toxique et prétend avoir été victime de violence conjugale.


« Je sais que tout ça arrive à cause de ma consommation. »
Rose Pruneau

L’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert a demandé au tribunal que sa cliente soit confiée à une maison de thérapie pour traiter ses problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie.

« Je sais que tout ça arrive à cause de ma consommation. Je veux arrêter de consommer et revenir la personne que j’étais avant. Je consomme une once de pot aux deux jours. Je bois une bouteille de fort et une ou deux bouteilles de vin par jour. La thérapie est ma chance de m’en sortir. Ma place n’est pas en prison. J’ai un problème de toxicomanie », affirme Rose Pruneau qui a sangloté tout au long de son témoignage.

Maksin Hayrutdinov, 19 ans, a témoigné «ne pas trop connaître» les autres accusés ni même la victime dans cette affaire.

« Je suis conscient que ce que j’ai fait est mal. Je me rends compte que j’ai pris un mauvais chemin. Je veux m’excuser. Tout ça n’aurait jamais dû arriver », affirme l’accusé qui est défendu par Me Alexandre Fleurent.

Le juge a pris connaissance des déclarations des témoins, des complices allégués et des rapports policiers dans cette affaire.

« L’objectif était de prendre une revanche d’un vol de drogue qui avait eu lieu deux jours avant », signale la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.

Rose Pruneau