Bien que le projet d’agrandissement de l’école Marie-Reine fasse partie du plan immobilier de la CSRS, l’établissement est toujours sans nouvelle des échéanciers. L’initiative doit permettre d’ajouter quatre classes, de même que deux maternelles quatre ans.
Bien que le projet d’agrandissement de l’école Marie-Reine fasse partie du plan immobilier de la CSRS, l’établissement est toujours sans nouvelle des échéanciers. L’initiative doit permettre d’ajouter quatre classes, de même que deux maternelles quatre ans.

Agrandissement de l’école Marie-Reine : les échéanciers restent flous

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Bien que le projet d’agrandissement de l’école Marie-Reine fasse partie du plan immobilier de la CSRS, l’établissement est toujours sans nouvelle des échéanciers. L’initiative doit permettre d’ajouter quatre classes, de même que deux maternelles quatre ans. Un gymnase était aussi dans les plans. Le conseil d’établissement de Marie-Reine s’impatiente et demande à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) de préciser les échéanciers.

Des lettres demandant un calendrier de la réalisation des travaux ont été envoyées au directeur général et au président de la CSRS, Christian Provencher et Gilles Normand, de même qu’à la députée de Saint-François, Geneviève Hébert. 

L’école de la rue de Caen, dans l’Est, est à l’étroit. L’ajout de locaux avait donc été prévu par l’organisation scolaire. « C’est sûr qu’on se demande pourquoi on n’a pas de nouvelles », commente Christian Audet, membre du conseil d’établissement. « Depuis un an, on n’a toujours pas d’échéancier précis pour l’agrandissement », note également la directrice de l’école, Linda Pagé. La CSRS a fermé une classe d’accueil d’élèves immigrants. Pour M. Audet, cette mesure est comme un « plaster sur un bobo ». Deux importantes constructions dans le secteur auront des effets sur la clientèle. 

La directrice de l’école, Linda Pagé, note que l’ajout des six classes (dont les deux de maternelle) avait été accordé. « Ce qui reste à ajouter, c’est le gymnase. » Ce volet du projet n’a pas été confirmé, mais l’établissement dispose du terrain pour en avoir un, note Mme Pagé. 

C’est sans compter que plusieurs écoles du secteur sont aussi à l’étroit. Marie-Reine a récemment accueilli des élèves de Desranleau en raison de transferts administratifs. Le flou entourant les maternelles quatre ans persiste alors que la période d’inscription est en février. Ainsi, l’école primaire Marie-Reine se qualifie pour son indice de défavorisation élevé. Or, Québec a aussi annoncé que l’ouverture de maternelle quatre ans se ferait là où il y a de l’espace disponible. « Ici, je n’ai pas de locaux disponibles », constate Mme Pagé. 

Demande d’entrevue déclinée

La Tribune a fait une demande d’entrevue au président de la CSRS, Gilles Normand. L’organisation nous a plutôt répondu que le projet proposé dans le plan immobilier pour Marie-Reine a été déposé en octobre, en même temps que les autres projets et qu’elle est en attente des réponses du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). Comme dans d’autres dossiers d’agrandissement, la CSRS s’attend à avoir des nouvelles à la fin mai ou en juin. Les documents liés à ce dossier ont été transmis à la députée Geneviève Hébert, ajoute-t-on. 

Il a été impossible de savoir si la fermeture de la classe d’accueil s’avère une mesure temporaire ou encore si des modifications des territoires d’appartenance d’écoles sont prévues dans l’Est.

Rappelons que le contrat pour l’agrandissement de l’école primaire La Source-Vive d’Ascot Corner a été accordé cette semaine. Comme la soumission la plus basse dépasse d’environ 865 000 $ le budget, la CSRS se tournera vers Québec pour compenser cette somme. Les premiers travaux devraient commencer en avril et l’objectif est qu’ils soient terminés pour la rentrée scolaire. En plus de la Source-Vive, dont les travaux avaient été reportés d’un an, la CSRS prévoit aussi agrandir l’école Desjardins, située dans l’arrondissement de Fleurimont. 

Au bureau de la députée Geneviève Hébert, l’attaché de presse Jason Ménard précise que ce projet fait partie des dossiers qui seront analysés par le MEES dans le cadre de la troisième phase d’analyse des projets d’agrandissement (PQI 2019-2029). Cette phase est présentement en cours. Il ajoute qu’il est donc normal de ne pas avoir de nouvelles à ce stade du processus.