Jean-Guy Bolduc

Accusé de gestes sexuels sur une mineure: Bolduc ne témoignera pas

SHERBROOKE - Jean-Guy Bolduc ne donnera pas sa version des gestes sexuels qui lui sont reprochés.

L'homme est accusé d'avoir commis des gestes sexuels répétés sur une fillette hébergée en famille d'accueil dans les années 70 et 80 chez ses parents à Sherbrooke.

À LIRE AUSSI: Attentats à la pudeur : la demi-soeur de Bolduc témoigne

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, il subit son procès concernant des accusations d'attentat à la pudeur et de grossière indécence entre 1972 et 1983.

L'un des fils de Bolduc a été entendu en défense. Il assure qu'aucun enfant n'avait dormi dans les lieux où la victime alléguée, Caroline Labrecque, a affirmé avoir subi les gestes sexuels de l'accusé.

Il témoigne qu'il avait remarqué qu'il y avait un « froid » entre Caroline Labrecque et son père Jean-Guy Bolduc. Il n'a jamais demandé ni à l'un ni à l'autre l'origine du différend.

« Ce n'était pas de mes affaires », a témoigné l'homme qui a nié avoir eu peur d'entendre la réponse qui aurait pu être donnée.

À la suite de ce témoignage, mardi, l'avocat de la défense Me Benoît Gagnon a indiqué qu'il n'assignera pas Jean-Guy Bolduc à la barre des témoins.

« Ma preuve est close. Je serai prêt à plaider », signale l'avocat de la défense.

La victime alléguée dans cette affaire, Caroline Labrecque, a complété son témoignage avec la fin du contre-interrogatoire mené par Me Gagnon.


« C'est ancré dans ma mémoire. »
Caroline Labrecque

Elle n'a pas pu expliquer précisément comment elle se souvenait de l'âge qu'elle avait lorsqu'elle aurait subi les agressions qui sont reprochées à Jean-Guy Bolduc.

« Je sais que c'est à quatre ans que c'est arrivé. C'est ancré dans ma mémoire » soulève Caroline Labrecque.

Elle a témoigné que les premières agressions sont survenues alors qu'elle avait quatre ans et sont terminées alors qu'elle en avait 15.

Caroline Labrecque jure que des agressions seraient survenues dans une résidence de Jean-Guy Bolduc, au camping Prévert, dans sa chambre, dans la salle de bain, dans le sous-sol et à d'autres endroits qu'elle habitait dans la maison de l'est de Sherbrooke.

C'est au décès de son père adoptif qu'elle a décidé de porter plainte au Service de police de Sherbrooke.

Caroline Labrecque a témoigné que ces agressions ont marqué toute sa vie.

Me Laïla Belgharras représente le ministère public dans cette affaire.