Dimanche, le pape François a fermement condamné les « abominations » commises sur les personnes mineures.

Abus sexuels : l’Archidiocèse a fait ses devoirs

L’Archidiocèse de Sherbrooke prend acte des conclusions émises par le Vatican la fin de semaine dernière concernant les abus sexuels. Mais l’organisation religieuse dit avoir fait ses devoirs en cette matière.

Depuis plusieurs années, un protocole est en place pour les plaintes. La marche à suivre, autant auprès de la victime alléguée que de la personne qui est dénoncée, est claire et structurée, mentionne Eliane Thibault, responsable des communications à l’Archidiocèse de Sherbrooke.

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Une victime d’abus veut poursuivre l’Église

« Un comité aviseur, composé de personnes aux compétences variées, assure le bon déroulement du processus avec respect et bienveillance, dit-elle. Dans le passé, l’Église de Sherbrooke a su soutenir les victimes d’abus sexuels et leur famille en leur offrant l’aide dont ils avaient besoin. »  

« De plus, afin de s’assurer qu’il n’y ait aucune victime au sein de son organisation, l’Archidiocèse de Sherbrooke a rendu publique, au cours de l’été 2017, une politique d’encadrement sécuritaire des intervenants en Église dans toutes les paroisses de son territoire. »

Cette politique vise la protection, par exemple, des bénévoles et des enfants de chœur, ajoute Mme Thibault. On parle notamment de recherches d’antécédents judiciaires pour les personnes œuvrant au sein du diocèse. 

Un sommet de quatre jours organisé à Rome a été fort remarqué la fin de semaine dernière. Rappelons que le Vatican a promis de dévoiler prochainement une législation pour la lutte contre d’éventuels cas d’abus sexuels au sein de la Curie et de la Cité du Vatican. Des lignes directives pour gérer les cas d’abus sexuels sont exigées depuis 2011 par le Saint-Siège aux conférences épiscopales de la planète. Elles ont toutes répondu à cette demande à l’exception de six d’entre elles qui se trouvent dans des zones instables.

L’Archidiocèse de Sherbrooke soutient les conclusions émises par le Vatican, note Mme Thibault. La rencontre avait pour objectif d’assurer une meilleure protection des personnes mineures au sein de l’Église catholique. Elle regroupait 114 présidents de conférences épiscopales. 

Dans son discours de clôture, le pape François a fermement condamné les « abominations » commises sur les personnes mineures, peu importe le milieu dans lequel ces gestes sont perpétrés.   

« Le Saint-Père estime que les victimes doivent bénéficier d’une attention particulière. Ces personnes blessées doivent obtenir l’écoute et l’accompagnement nécessaire pour leur guérison », soutient Eliane Thibault.  

« L’Église ne cherchera jamais à étouffer ou à sous-estimer aucun cas», a-t-il affirmé.

Depuis plusieurs années, un protocole est en place pour les plaintes. La marche à suivre, autant auprès de la victime alléguée que de la personne qui est dénoncée, est claire et structurée, mentionne Eliane Thibault, responsable des communications à l’Archidiocèse de Sherbrooke.

Aucune plainte

Le comité aviseur sur l’« éthique professionnelle » de l’Archidiocèse de Sherbrooke comprend trois hommes et deux femmes. Un prêtre, un employé des services diocésains, une personne du domaine juridique, un policier à la retraite et une personne œuvrant en psychologie y siègent. Ces gens analysent les dossiers quand des plaintes sont déposées, explique Mme Thibault.

En 2018, aucune plainte n’a été faite, alors que l’année précédente, un cas a été signalé. Après analyse, la plainte a été déclarée non fondée.

Un protocole d’intervention est en vigueur depuis 2015. On peut le consulter en ligne sur le site de l’Archidiocèse. Il devrait faire l’objet d’une révision prochainement afin qu’il soit le plus à jour possible, dit Mme Thibault.