La Ville de Sherbrooke injectera 9 M$ dans la réfection majeure des chaussées au cours de l'été 2017.

9 M$ dans la réfection des chaussées

La Ville de Sherbrooke injectera 9 M$ dans la réfection majeure des chaussées au cours de l'été 2017. Si près de 3,5 M$ seront investis dans les rues locales, 1,4 M$ sera réservé pour la reconstruction de la rue Léger entre la rue Robitaille et le boulevard Industriel.
« Il y aura encore beaucoup de travaux sur le territoire cette année, mais nous avons reçu la consigne d'aller moins sur les artères. On essaie d'aller en périphérie. Nous sommes déjà en appel d'offres pour des travaux qui se feront à l'externe », a lancé la directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel.
Il faudra aussi composer avec des travaux sur la rue Belvédère Sud, entre Sara et Dunant, sur King Est, entre Lemire et Parot, sur Brûlotte, entre Ernest-Thériault et la 12e Avenue et sur Lionel-Groulx, entre Portland et King Ouest. Le chemin de North Hatley, la rue Claude-Greffard et la rue Mitchell sont aussi ciblés.
« La rue Claude-Greffard sert surtout à du camionnage. Est-ce qu'on aurait pu sauter une année et investir ailleurs, où vivent des citoyens? » a interrogé Nicole Bergeron.
« Ce chemin mène au centre de tri, à la station d'épuration et au centre de transbordement. On l'a étiré, mais il est fini ce chemin-là », a répondu le directeur général adjoint, René Allaire.
Caroline Gravel
La part du lion à Fleurimont
Certains élus ont aussi critiqué une nouvelle répartition des montants alloués à la réfection des rues locales. La part du lion, avec près de 1,2 M, revient à l'arrondissement de Fleurimont, où cinq rues seront pavées, dont la rue des Onyx et la rue des Saules. La rue la plus mal en point, la rue Valcourt, dans l'arrondissement du Mont-Bellevue, figure tout en haut de la liste, comme le chemin Labbé.
« Les autres années, nous proposions des choix de rue aux arrondissements. Le montant était divisé en fonction de la superficie pavée des arrondissements, une cote qui était majorée selon la détérioration moyenne des rues de chaque arrondissement, explique Mme Gravel. Quand on a fait ça cette année, on s'est rendu compte que des arrondissements obtenaient des montants pour intervenir sur des chaussées avec des cotes trois fois supérieures à celles des autres arrondissements. L'argent devrait plutôt être investi pour l'ensemble des citoyens et non par arrondissement pour intervenir sur des chaussées qui en ont vraiment besoin. »
Le conseiller Julien Lachance a enregistré sa dissidence. « Dans une dernière année de mandat, c'est difficile à avaler dans mon arrondissement de recevoir un montant moindre que ce qu'on pouvait attendre. »
Rémi Demers y voyait une plus grande équité pour les citoyens. Bruno Vachon, d'abord de l'avis de M. Lachance, affirme qu'il était difficile de défendre de refaire les rues en bon état.
Marc Denault a prévenu les citoyens que d'autres rues pourraient être refaites une fois des sommes reçues de programmes gouvernementaux.