La SPCIS a déposé la troisième mouture de son schéma de couverture de risques en sécurité incendie mardi.
La SPCIS a déposé la troisième mouture de son schéma de couverture de risques en sécurité incendie mardi.

4,9 M$ pour mieux protéger les Sherbrookois contre les incendies

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Une nouvelle caserne de pompiers sera construite en 2021 à l’angle de la rue Galt Est et du chemin Galvin. Il s’agit de l’élément le plus important du nouveau schéma de couverture de risques en sécurité incendie 2021-2025 présenté mardi. Parmi les investissements totalisant 4,9 M$, la Ville prévoit aussi l’installation d’un système de préemption à 38 feux de circulation.

Selon le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS), Stéphane Simoneau, cette troisième mouture du schéma de couverture de risques se trouve en droite ligne avec les deux précédents schémas et vise à assurer une uniformité des services pour tous les citoyens. Il mentionne que les efforts financiers demandés à la Ville de Sherbrooke sont minimes en comparaison de ceux engagés par d’autres municipalités. 

Le directeur adjoint, Daniel Gingras, précise que de dépêcher quatre pompiers en cinq minutes sur les lieux d’un incendie permet de sauver des vies et de contenir les flammes dans la pièce d’origine. « Notre analyse démontre qu’en ce moment, une partie du territoire est couverte de façon moins privilégiée, soit Fleurimont. On peut y dépêcher quatre pompiers en cinq minutes pour 64,2 % du territoire. Nous proposons de repositionner la caserne du chemin Lavigerie au coin de la rue Galt Est et du chemin Galvin. Le pourcentage de couverture passerait alors à 90,2 %. »

En plus d’améliorer le temps de réponse, le repositionnement de la caserne permettrait d’améliorer les cotes d’assurance pour les bâtiments commerciaux et industriels. 

La Ville estime qu’elle pourrait vendre son bâtiment vétuste de la rue Lavigerie pour environ 400 000 $. Sa rénovation pour éviter un déménagement coûterait plus d’un million de dollars alors que la construction est évaluée à 3 M$. Les travaux sont souhaités en 2021. 

La conseillère Annie Godbout souhaiterait obtenir des comparatifs avec d’autres villes quant à la proportion de couverture du territoire avant d’engager des sommes dans la construction d’une nouvelle caserne. « Le gouvernement nous met des cibles, mais ne nous donne pas d’argent pour répondre à ces enjeux », souligne-t-elle.

Claude Charron s’inquiétait pour sa part d’une hausse des prix des matériaux en raison de la pandémie de COVID-19.

Stéphane Simoneau précise qu’une analyse des prix a été réalisée. « Je ne suis pas très inquiet. J’espère que le contexte de COVID, quand on sera rendu à construire la caserne, se sera estompé. Au Québec, il est rare qu’on voie une caserne en bas de 5 M$. Nous prenons des plans semblables à nos autres casernes pour limiter les coûts. Je ne suis pas gêné des comparables et je suis certain que ce que nous vous présentons, ce sont les meilleurs coûts qu’on peut avoir. »

La nouvelle caserne serait située au coin de la rue Galt Est et du chemin Galvin.

Marc Denault a indiqué que la sécurité des citoyens est primordiale et qu’il faut investir. 

Danielle Berthold, présidente du comité de sécurité publique et conseillère du district où sera construite la nouvelle caserne, assure qu’elle défendra ce dossier jusqu’au bout lors de l’élaboration du budget 2021. 

La mise en place d’un système de préemption aux feux de circulation, entre 2021 et 2025, coûterait 400 000 $ sur quatre ans. Il permettrait de sécuriser des intersections stratégiques à l’arrivée des pompiers. Les intersections prioritaires sont celles de la rue Terrill avec les rues du Cégep, Kennedy, la 12e Avenue, la 13e Avenue, et la sortie du stationnement du Cégep, ainsi que celles du boulevard Jacques-Cartier avec les rues Tracy, Wiggett et King Ouest. L’intersection des rues King Ouest et Marchand serait aussi visée la première année. 

Enfin, il est aussi prévu d’agrandir la caserne numéro 1, de la rue Terrill, au coût de 1,5 M$ en 2025. On y rapporte un manque de locaux d’entreposage et le fait que les véhicules sont garés sur deux étages, entre autres. 

Le schéma devra être soumis à une consultation publique le 30 septembre à 19 h, une consultation qui se tiendra en ligne. 

Le SPCIS répond en moyenne à plus de 5000 appels par année. Il compte sept casernes et un poste d’incendie de soutien pour un territoire de 366 km carrés. Les dépenses qui y sont associées représentent 4,7 % du budget municipal.