La Ville a choisi de réduire de 40 % le nombre d’inscriptions admises aux camps de jour cet été.
La Ville a choisi de réduire de 40 % le nombre d’inscriptions admises aux camps de jour cet été.

40 % moins de place dans les camps de jour

SHERBROOKE — L’offre dans les camps de jour sherbrookois sera réduite de 40 % par rapport à sa capacité habituelle et les mesures sanitaires liées à la COVID-19 coûteront 621 000 $ supplémentaires à la Ville de Sherbrooke. Ce montant devrait normalement faire l’objet d’une compensation du gouvernement du Québec.

La bouchée, en matière d’embauches de personnel et de locaux disponibles, était trop importante si la Ville souhaitait accueillir le même nombre d’enfants que par les années passées. La nouvelle cible est prise pour l’ensemble de la Ville de manière à pouvoir servir le plus de familles possible. Si jamais on constatait une capacité supérieure, on se permettrait d’accueillir plus d’enfants. À l’heure actuelle, la Ville croit être en mesure de desservir tous les enfants déjà inscrits, soit 11 670 jeunes.

Dans un été habituel, les camps de jour sherbrookois viseraient 26 305 campeurs, ce qui aurait forcé l’embauche de 177 animateurs supplémentaires et la recherche de 100 nouveaux locaux.

Jusqu’à cette année, le ratio était d’un animateur pour 15 enfants. Ce ratio sera plutôt d’un animateur pour cinq enfants de 5 à 6 ans; pour sept enfants de 7 à 8 ans ou pour 10 enfants de 9 à 14 ans. Les groupes qui avaient l’habitude de partager leurs locaux devront dorénavant avoir chacun le leur.

En pratique, on estime que 15 783 jeunes pourront fréquenter les camps de jour cet été, mais pour ce faire, il reste encore à embaucher 85 animateurs.

À noter que le volet de service de garde prolongé ne sera pas offert cet été. 

La Ville n’envisage pas d’augmenter les tarifs aux parents malgré la réduction du nombre de places dans les camps de jour. On estime que cette mesure nuirait aux familles défavorisées. 

Dans les documents municipaux, on note que Québec vise également une diminution de 40 % des places disponibles alors que Gatineau réduit de moitié le nombre d’inscriptions admises.

Le conseiller Vincent Boutin a indiqué que le remboursement des dépenses de la Ville dans ce domaine par le gouvernement du Québec était une bonne nouvelle puisque les camps de jours sont presque un service essentiel. 

La Ville de Sherbrooke a reçu une confirmation écrite le 29 mai dernier du gouvernement voulant que les frais supplémentaires des camps de jour seront considérés dans l’exercice d’identification des dépenses municipales supplémentaires liées à la COVID-19.

À Sherbrooke, les camps de jour sont la responsabilité de sept organismes délégués gestionnaires. 

Le budget total lié aux camps de jour atteint 2 650 000 $.