Les secteurs où l’éclairage de rue doit être amélioré sont répartis partout sur le territoire, mais principalement dans les anciennes villes de Fleurimont, Rock Forest, Saint-Élie et Brompton.

38 km de rues seront mieux éclairés

Sur les 100 kilomètres de rue qui nécessitent un meilleur éclairage à Sherbrooke, 38 connaîtront une bonification dès cette année. S’il faut prévoir 8,5 M$ pour faire l’ensemble des travaux, ce sont 500 000 $ qui seront investis en 2019.

Hydro-Sherbrooke doit composer avec deux types de réseaux électriques, soit ceux situés en bordure de rue et ceux installés à l’arrière des terrains. Dans le premier cas, l’ajout d’éclairage de rue coûte environ 10 000 $ par kilomètre. Dans le second cas, le coût passe à 130 000 $ par kilomètre et nécessite des travaux pour enfouir les liens amenés en bordure de rue.

Le conseil municipal avait demandé il y a deux ans qu’on effectue une analyse de la situation pour normaliser l’éclairage sur rue. « Il y a trois types de déficience. Dans certains cas, il n’y a pas d’éclairage. Dans d’autres, il n’y a de l’éclairage que sur les coins de rue, et ailleurs, il y a de l’éclairage avec des lanternes domestiques », résume le directeur d’Hydro-Sherbrooke, Christian Laprise.

Les secteurs où l’éclairage de rue doit être amélioré sont répartis partout sur le territoire, mais principalement dans les anciennes villes de Fleurimont, Rock Forest, Saint-Élie et Brompton. Comme le manque d’éclairage ne semblait pas avoir un impact plus grand sur la criminalité ou le taux d’accident dans un secteur plus qu’un autre, la Ville a choisi de commencer les travaux en fonction du rapport bénéfices-efforts. Autrement dit, elle cherchera à couvrir le plus de secteurs possible avec le montant disponible cette année. « Avec 6 % de la somme requise, on va faire 38 % du travail », résume Christian Laprise.

Ce sont donc ceux dont le réseau électrique est situé en bordure de rue qui bénéficieront des travaux en premier. Des potences avec une lanterne seront ajoutées aux poteaux existants.

Les citoyens qui ont leur propre lanterne domestique recevront le moment venu un message pour les aviser qu’ils ne seront plus tenus de retenir cette méthode d’éclairage. « Nous recommanderons même de les enlever parce que l’éclairage public que nous utilisons nous assure de protéger le ciel étoilé. »

La conseillère Annie Godbout s’est montrée déçue que son secteur de Rock Forest ne fasse pas partie de la première phase de travaux. « Je comprends l’approche coûts-bénéfices, mais avec cette méthode, il n’y a aucune rue de mon secteur qui peut être faite cette année. »

Vincent Boutin abondait dans le même sens. « Dans mon secteur aussi il y a beaucoup de ces rues-là. Pour les années à venir, si possible, il faudrait avoir un plan de match qui nous permettra de dire aux citoyens dans combien d’années leur secteur sera touché. »

Julien Lachance a mentionné qu’il faudrait peut-être attendre 17 ans avant de terminer avec les investissements requis. « Ce qui est intéressant, c’est qu’on se donne un rythme d’investissement. »