Pascal Lemay est bénévole aux paniers de la rentrée pour la deuxième fois.

250 familles rassasiées

Quelque 250 familles de Sherbrooke peuvent souffler un peu grâce à la Fondation Rock-Guertin, qui a distribué des paniers de la rentrée, samedi avant-midi. Des denrées non périssables, de la nourriture périssable, du savon, du papier de toilette, des mouchoirs et plusieurs autres articles ont été donnés par la Fondation.

Pour la septième fois, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a fait parvenir à la fondation une liste de familles qui auraient besoin de ce don, explique le directeur général de la Fondation Rock-Guertin, Denis Fortier. « C’est un beau panier qui vaut aux alentours de 300 $. Ça libère le budget des familles qui vont pouvoir investir dans la rentrée scolaire. C’est une période difficile pour certaines familles. » 

L’an dernier, 275 paniers avaient été distribués. « On se situe toujours entre 250 et 275 paniers. Nous, ce que l’on dit, c’est que si l’on a 400 noms, on va faire les 400 paniers. C’est vraiment la CSRS qui détermine les besoins », rappelle M. Fortier.

Pascal Lemay faisait partie de la cinquantaine de bénévoles qui ont travaillé sans relâche de 9 h à midi. L’homme en était à sa deuxième année de bénévolat. « Je fais du bénévolat une fois par année et c’est toujours pour la rentrée. C’est un moment crucial pour les enfants. De plus, ça enlève un stress aux parents, car leur enfant pourra rentrer avec le ventre plein », analyse le bénévole.

« C’est important, car on redonne à la communauté, poursuit-il. De plus, c’est une ambiance familiale et festive. »

De son côté, le député sortant, Luc Fortin, a aussi mis la main à la pâte. Le candidat du Parti libéral pour les prochaines élections avoue que certaines familles peuvent vivre difficilement la rentrée scolaire. « On sait que la rentrée scolaire est une période très onéreuse pour certaines familles. Je pense que ce coup de pouce est grandement apprécié et nécessaire. Je sentais que je devais être ici aujourd’hui pour faire ma part », confirme M. Fortin.

« Il y a des familles qui ont reçu de ces paniers dans le passé et qui se sont sorti de la pauvreté, continue-t-il. La pauvreté n’est pas un choix de vie. Personne n’est à l’abri de cela. Tout le monde peut rencontrer des difficultés ou des imprévus. Les gens sont reconnaissants et font les efforts nécessaires afin de se sortir de la pauvreté. »

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, dit être particulièrement touché par cette cause. « C’est quelque chose qui me touche. Je veux voir des enfants en forme lorsqu’ils vont à l’école. Le début des classes est très important pour les familles. Des coûts importants sont rattachés à cela. Souvent, les parents vont dépenser de l’argent pour les crayons et les cahiers, mais n’auront plus assez d’argent pour l’épicerie. La meilleure chose à faire, c’est d’accompagner ces gens », assure-t-il.