Près de 500 bénévoles donnent de leur temps pour rendre possible la distribution de milliers de boîtes de nourriture destinées à 2275 personnes seules ou familles.

2275 paniers pour des Fêtes pleines d’espoir

Ça faisait deux jours que Bianca ne dormait pratiquement pas. Depuis jeudi soir qu’elle était assise presque sans arrêt à sa fenêtre qui donne sur la rue. Depuis 8 h vendredi matin qu’elle parlait et textait à ses proches pour tenter de calmer son angoisse sans lever les yeux de la grande rue où elle habite. Ce panier de l’Espoir de la Fondation Rock-Guertin, elle en avait vraiment besoin parce qu’elle a faim.

« Ça fait une semaine qu’on mange des pâtes avec des saucisses à hot dog. On avait vraiment besoin de nourriture », indique Bianca aux côtés de son conjoint.

« Avec la période des Fêtes qui arrive, on ne savait pas trop quel bord ça allait prendre. Cette livraison, ça nous apporte un rayon de soleil », ajoute son conjoint.

Le couple traverse une mauvaise période parce que Bianca a perdu son emploi de façon inattendue. Certaines choses devraient se régler en janvier et améliorer la situation du jeune couple.

« Au moins, on va pouvoir manger et passer un beau réveillon de Noël. On avait vraiment besoin de bœuf, de lait, de pain, ça va tellement faire du bien », ajoute-t-elle avant de remercier les bénévoles de la Fondation Rock-Guertin.

Bianca et son conjoint font partie des 2275 personnes seules ou familles qui ont reçu vendredi un Panier de l’Espoir offert par la Fondation Rock-Guertin, qui en était vendredi à sa 37e distribution annuelle de Paniers de l’Espoir.

En tout, près de 500 bénévoles rendent possible cette immense confection de boîtes remplies de victuailles et sa distribution sur l’immense territoire sherbrookois.

On rejoint des personnes seules, des couples, des familles avec un ou deux enfants, des familles nombreuses, des familles immigrantes.

Et la joie des personnes qui reçoivent leur panier est palpable.

« Ça fait chaud au cœur », lance Denis, un homme qui vit seul et qui était surpris et heureux de voir arriver autant de victuailles chez lui.

Et pour la nouvelle année, que peut-on lui souhaiter? « J’aimerais ça réussir à trouver un emploi pour m’en sortir financièrement », indique-t-il.

La réaction des gens est extrêmement variable, indique la bénévole Élianne Massé, qui participe à la grande distribution depuis une quinzaine d’années. « Il y a des gens qui pleurent, d’autres qui sourient, d’autres qui sont gênés, d’autres qui donnent des cartes de Noël. C’est extrêmement variable », indique-t-elle.

Le conducteur de ce camion participe aussi à la grande distribution depuis une vingtaine d’années. Plusieurs membres de son bureau prennent une journée de congé pour participer. Ils louent des camions et partent sur la route avec d’autres bénévoles.

« C’est important pour nous de participer. C’est une cause qui nous tient à cœur », indique Patrick Daloze.

Encore un succès

La distribution des Paniers de l’Espoir est une organisation bien rodée. Depuis que la Fondation Rock-Guertin a ses installations permanentes sur la rue Cherbourg, tout fonctionne bien, très bien même.

Et les bénévoles répondent présents chaque année.

« C’est encore une belle édition. Les bénévoles font un travail incroyable. Les gens ont été généreux dans les différentes collectes au cours des dernières semaines. Encore une fois cette année, on peut dire mission accomplie », a assuré le directeur de la Fondation Rock-Guertin, Denis Fortier.

Parmi les bénévoles, on retrouve notamment Yves Belzile, bénévole depuis 25 ans. Il a entraîné dans l’aventure toute sa famille, dont sa fille qui est venue de Montréal exprès pour la distribution.

« C’est une belle organisation, ça nous fait plaisir de faire ça pour les gens », dit celui qui est maintenant retraité. 

Bianca a reçu un Panier de l’Espoir, ce qui lui permettra de manger à sa faim au cours des prochaines semaines. Un grand baume sur son cœur.