Environ 200 arbres seront plantés cette semaine sur le boulevard René-Lévesque, entre les rues Henri-Labonne et Matisse.
Environ 200 arbres seront plantés cette semaine sur le boulevard René-Lévesque, entre les rues Henri-Labonne et Matisse.

200 nouveaux arbres le long de René-Lévesque

Le boulevard René-Lévesque change un peu de visage, cette semaine, avec la plantation de 200 nouveaux arbres entre la rue Henri-Labonne et la rue Matisse. Des ralentissements sont à prévoir selon la progression de la plantation, sur le boulevard lui-même ou sur la piste cyclable centrale.

Roger-Pier Mercier, directeur du Service de l’entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke, précise que la plantation d’arbres ne sera pas réduite en temps de COVID-19. « Nous avons même prévu en planter un peu plus que l’an dernier. En ce moment, nous prévoyons 786 arbres de plus sur le territoire sherbrookois en 2020, et il est possible que nous en ajoutions en cours d’année. L’an dernier, nous en avions planté 708. »

En 2019, les travaux de paysagement avaient permis la plantation de 81 arbres le long du nouveau boulevard. « Nous avons choisi une douzaine d’essences différentes et il n’y a pas de contraintes majeures à la plantation, sauf à certains endroits, où nous assumons qu’il nous faudra couper l’arbre plus tard parce qu’il aura été planté au-dessus d’une canalisation. »

Selon M. Mercier, à part le boulevard René-Lévesque, le plus grand générateur de plantation est l’agrile du frêne. « Annuellement, nous plantons 400 arbres par anticipation ou pour le remplacement d’arbres déjà abattus. Nous nous étions donné comme mission de remplacer presque tous les frênes qui devront être abattus. Sinon, les autres plantations sont liées à des projets de parcs ou à des travaux de voirie et d’aqueduc. »

Le remplacement de frênes est réalisé dans les espaces urbains. Il n’existe pas de compte spécifique du nombre de frênes dans les forêts comme celles du mont Bellevue ou du bois Beckett.

D’ailleurs, le maire Steve Lussier a indiqué la semaine dernière que la Ville pourrait suspendre l’abattage de frênes cette année pour équilibrer son budget, COVID-19 oblige. Il évaluait les économies potentielles à 32 000 $.

Y aurait-il un danger à reporter l’abattage de frênes?

« Nous sommes en avance sur l’infestation. Nous anticipions en 2017 que nous étions à deux ou trois ans du début de l’infestation. Nous sommes encore dans une situation qui se contrôle et de retarder certains abattages ne nous expose pas à quelque chose de grave. L’objectif est de nous prémunir contre une mort trop rapide qui nous forcerait à gérer l’abattage de plusieurs arbres dangereux en même temps. Nous pouvons à ce moment-ci nous permettre un report sans conséquence », dit Roger-Pier Mercier.