Le premier été de Starmania au théâtre de la place Nikitotek a permis les plus importantes retombées économiques liées au théâtre extérieur depuis 2012. C’est ce qui transpire de l’étude indépendante de la firme Dialogs rendue publique lundi soir à l’hôtel de ville.

2 M$ de retombées pour Starmania

Le premier été de Starmania au théâtre de la place Nikitotek a permis les plus importantes retombées économiques liées au théâtre extérieur depuis 2012. C’est ce qui transpire de l’étude indépendante de la firme Dialogs rendue publique lundi soir à l’hôtel de ville.

Les retombées économiques estimées à 1 937 486 $, principalement en raison du plus grand nombre de spectateurs cet été, éclipsent la deuxième année de Cowboys, en 2015, où les retombées avaient été estimées à 1,5 M$.

La présence de 14 184 spectateurs en 24 soirs, pour une moyenne de 591 personnes chaque soir, représente la meilleure performance depuis Traces, en 2012. La meilleure performance revient toujours à la première édition d’Omaterra, qui avait accueilli plus de 19 300 spectateurs.

« C’est un très grand succès », estime le directeur général de Destination Sherbrooke, Denis Bernier.

Du point de vue des investissements municipaux, il s’agit de l’année la plus coûteuse depuis l’arrivée de Québec Issime au centre-ville de Sherbrooke, avec des dépenses de 388 240 $.

Dans les documents municipaux, on rappelle que Destination Sherbrooke « doit investir pour l’ouverture et la fermeture du théâtre extérieur, mais surtout pour la campagne promotionnelle nationale ».

La conseillère Chantal L’Espérance suggère d’ajouter à l’aspect promotionnel qu’il s’agira du dernier été, en 2019, pour avoir la vue actuelle sur la gorge de la rivière Magog. Le théâtre devra ensuite être déplacé.

Si Denis Bernier ne sait pas où la scène sera placée, elle devra rester au centre-ville selon lui. Quatre ou cinq scénarios auraient été étudiés. « L’accessibilité est importante. Il faut du stationnement et des services à proximité. Il faut aussi de l’espace pour le chapiteau d’accueil de la clientèle, pour la billetterie et le bloc sanitaire. Il ne faut pas seulement mesurer les pieds carrés. »

Pour la première année de Starmania, l’achalandage global de la place Nikitotek a bondi de 40 %. On note par exemple que 67 % des spectateurs viennent de l’extérieur, soit d’un rayon de plus de 40 km, un élément important selon M. Bernier. La plupart des spectateurs étaient accompagnés, soit entre 98 et 100 % d’entre eux, selon leur provenance. Un peu plus de 9 spectateurs sur 10 sont venus à Sherbrooke principalement pour voir Québec Issime.

La présentation de spectacles sur la scène extérieure du centre-ville semble avoir un impact réel sur l’activité dans ce secteur de la ville. Environ 71 % des spectateurs affirment avoir profité de l’animation au centre-ville avant ou après le spectacle. Les restaurants remportent la part du lion, puisque 92 % des répondants ayant participé à une autre activité au centre-ville les ont fréquentés. La deuxième activité la plus populaire (29 %) est la marche alors que le magasinage vient au troisième rang (19 %). Les murales récoltent 7 % des réponses, contre 2 % pour les musées.

Rémi Demers n’est pas surpris de ces données. « C’est le signe que le pari de la place Nikitotek a été le bon. C’est de plus en plus vu comme un lieu culturel important. »

Près de la moitié des visiteurs dont le lieu de résidence est situé à 40 km ou plus de Sherbrooke ont séjourné pour au moins une nuit à Sherbrooke. On note aussi une progression du nombre de billets de groupe, une progression de 268 %.

Selon le profil des répondants, plus de la moitié des spectateurs sont âgés entre 45 et 64 ans et les deux tiers sont des femmes. Évelyne Beaudin s’est montrée inquiète que seulement 3 % des répondants étaient âgé de 35 ans ou moins et a invité les élus à repenser le mandat de Destination Sherbrooke pour mettre l’accent sur l’attractivité de la Ville dans son ensemble.

Le directeur général de Destination Sherbrooke Denis Bernier a précisé que quatre ou cinq scénarios auraient été étudiés pour le nouvel emplacement du théâtre extérieur après l’été 2019.