Comme plusieurs villes d’Haïti, Port-au-Prince est aux prises avec une vague de violence dans les rues depuis quelques jours.

18 vacanciers du Granit en attente d’être rapatriés d'Haïti

Un groupe de 18 résidants de la MRC du Granit vivent pratiquement séquestrés depuis quelques jours à l’hôtel Decameron, en Haïti, à cause des troubles qui ont éclaté dans ce petit pays des Caraïbes.

Ce groupe devait être accompagné par une spécialiste aguerrie des voyages, Yolande Boulanger, bien connue en ce domaine dans la région de Lac-Mégantic. Mais rendue à sa retraite, elle a tendu le flambeau à sa fille Isabelle, qui prenait sa relève pour la première fois. Une expérience qui risque de se révéler marquante pour elle.

La responsable des groupes chez Club Voyages Orford, Geneviève Bégin, s’est montrée peu loquace au sujet de ses clients du Granit.

« Je peux vous garantir qu’on s’occupe de nos passagers. Mais c’est une situation délicate. À ce stade-ci, je vais vous référer aux relations publiques d’Air Transat Canada, car je préfère que vous ayez la bonne information. Je ne peux pas vous en dire plus », a déclaré Mme Bégin.

La compagnie Air Transat a répondu de manière très succincte et seulement par courriel, aux questions de La Tribune, en fin de journée vendredi. « Un appareil attendra nos passagers demain à l’aéroport, une fois le transfert effectué. Les passagers n’auront pas à attendre plusieurs jours à l’aéroport avant de quitter le pays pour Montréal, cela sera fait immédiatement », a écrit Debbie Cabana, directrice marketing, médias sociaux et relations publiques, du bureau de Montréal d’Air Transat.

Le député s’implique

Préoccupé par le sort de ces résidants de sa circonscription, le député de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, a tenu à rassurer les proches de ces vacanciers via Facebook.

« Selon les dernières nouvelles, quand j’ai parlé avec la responsable de ce groupe, Isabelle Boulanger, ça allait bien. Ils se sentent en sécurité à l’hôtel Decameron, il y a des gardes sur la plage et à l’hôtel, où on leur suggère de demeurer à l’intérieur. Ils attendent des nouvelles pour leur rapatriement. Ils ont refusé un transport par hélicoptère jusqu’à l’aéroport de Port-au-Prince, car là-bas, il n’y a pas d’hébergement, ni nourriture, ni de services en quantité suffisante, ils sont débordés. Ils seraient obligés d’attendre plusieurs jours pour qu’on leur envoie un avion pour revenir au Québec », a raconté M. Berthold en entrevue téléphonique, sur l’heure du midi vendredi.

« Je n’ai pas senti de sentiment d’inquiétude extrême de la part de Mme Boulanger, seulement un peu de stress. Ils attendent un transport terrestre, malgré les circonstances extrêmes. Air Transat s’occupe d’eux et tente d’envoyer un avion. Je leur ai donné mes coordonnées cellulaires, s’ils ont des besoins de parler à quelqu’un rapidement. J’ai aussi appelé Affaires mondiales, l’organisme du ministère canadien des Affaires étrangères qui a changé de nom, je suis en stand by, on pense à eux, nous sommes prêts à intervenir. »

M. Berthold offre aux gens du Granit qui voudraient plus d’informations à leur sujet de communiquer avec son bureau. « Pour l’instant, on ne peut qu’attendre et souhaiter que la situation s’améliore en Haïti, sur le plan politique », a-t-il conclu.