Alexis Poirier purgera une peine de 18 mois de prison pour possession de pornographie juvénile.

18 mois pour des images troublantes de pornographie juvénile

Un ressortissant français qui a été condamné à une peine de 18 mois de prison pour avoir consommé de la pornographie juvénile sera expulsé du Canada après avoir purgé sa peine.

Alexis Poirier a été condamné, jeudi, par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Plus de 3000 fichiers de pornographie juvénile ont été découverts dans le matériel informatique qu’il possédait.

Certaines images et vidéos mettaient en scène des enfants en bas âge qui subissait divers sévices sexuels.

En le condamnant, la juge Desgens lui a rappelé que derrière les images de pornographie juvénile produites, il y avait de réelles victimes.

Alexis Poirier a reconnu des accusations de possession et d’avoir accédé ainsi que d’avoir rendu disponible et de distribution de pornographie juvénile entre juin 2013 et février 2019.

Un enquêteur spécialisé avait détecté des téléchargements illégaux réalisés sur le web. Des recherches de l’adresse IP ont permis de relier les crimes à Alexis Poirier.

L’homme avait été arrêté en février 2019 dans la maison de chambres qu’il habitait dans le quartier universitaire à Sherbrooke.

C’est dans le matériel informatique saisi chez lui que les images troublantes ont été découvertes.

L’analyse faite par le module technologique de la Sûreté du Québec a permis de préciser les accusations portées contre Alexis Poirier.

Le ressortissant français ne possédait pas de statut au Canada. Il résidait au pays en vertu d’un permis de travail. Il était arrivé au Canada en 2012 pour y poursuivre ses études.

Le citoyen de la France sera vraisemblablement expulsé à l’expiration de sa peine étant donné qu’une interdiction de territoire est habituellement prononcée à la suite d’une culpabilité pour ce type de crime.

Des agents des services frontaliers du Canada (ASFC) étaient d’ailleurs présents devant le tribunal pour suivre le dénouement dans cette affaire.

La peine imposée à Alexis Poirier a été qualifiée de clémente sans qu’elle soit déraisonnable par la juge Claire Desgens. Ces 18 mois de prison ont fait l’objet d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre et de l’avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.

Une probation de trois ans a été imposée à Alexis Poirier même si elle ne trouvera vraisemblablement pas application. Son nom sera aussi inscrit à vie au registre des délinquants sexuels.