Vendredi, l’Association des locataires de Sherbrooke et l’Office municipal d’habitation de Sherbrooke ont demandé des mesures d’urgences au gouvernement québécois pour les gens qui se trouveront possiblement sans logement le 1er juillet. Sur la photo, on peut voir Rémi Demers président du conseil d’administration de l’Office municipal d’habitation de Sherbrooke.

17 ménages toujours sans logement à l’approche du 1er juillet

Plusieurs Sherbrookois pourraient se trouver sans logement le 1er juillet. L’Association des locataires de Sherbrooke et l’Office municipal d’habitation de Sherbrooke ont fait un appel d’urgence à la ministre Andrée Laforest des Affaires municipales responsable de l’habitation pour une mise en œuvre d’un programme d’urgence.

Plus précisément, 17 ménages locataires n’ont actuellement pas de logement pour le 1er juillet. Rappelons qu’un ménage locataire peut être une personne seule, un couple ou encore une famille avec des enfants. 

Normand Couture, le président de l’Association des locataires, s’inquiète pour ces gens. Il propose un retour des mesures d’urgence qui ont été abolies en 2005. Il s’agirait d’instaurer un supplément au loyer qui permettrait aux ménages de payer leur logement avec 25 pour cent de leur revenu. Ainsi, la balance serait déboursée par la société d’habitation. Selon M. Couture, cela faciliterait la recherche de logement. 

Les logements sont trop dispendieux pour les revenus de ces ménages ou ils sont victimes de discrimination, affirme-t-il. 

La ministre Laforest avait assuré qu’elle était sur le point d’ouvrir le programme. À seulement quelques jours du 1er juillet, M. Couture n’a toujours pas de nouvelle de la ministre. 

« Depuis 2001, on se bat avec les différents gouvernements. Il faut toujours recommencer le même stratagème en montrant qu’il y a un réel besoin de mesure d’urgence. On sait qu’il va y avoir un besoin et on l’a démontré : sans ces suppléments-là, on n’arrive pas à loger tout le monde. Chaque année, dans chaque ville, il y a des gens qui n’ont pas accès à un logement  », déplore Normand Couture en précisant que si le programme n’est pas ouvert, les 17 ménages locataires se trouveront certainement à la rue. 

Bien entendu, la Ville de Sherbrooke offre un logement quelques jours. 

Selon le président de l’Association des locataires, la solution serait l’implantation de logements sociaux. 

Par ailleurs, avec la démolition des logements sur la rue Galt Ouest, 40 personnes se retrouveront sans logement le 31 juillet. 

Discrimination 

Avec l’arrivée du 1er juillet, plusieurs personnes tentent de se trouver un nouveau logement. Certains rencontreront plus de difficultés que d’autres pour plusieurs raisons. Notamment, les gens ayant un trouble de santé mentale, les mères monoparentales et les familles immigrantes ne sont pas toujours les bienvenus dans certains logements. C’est pourquoi M. Couture insiste sur l’implantation de logements sociaux. 

« Dans le cas des personnes qui ont des problèmes de santé mentale, je peux comprendre les propriétaires, ils ne sont pas travailleurs sociaux. Ils ne peuvent pas gérer les crises en pleine nuit, par exemple. C’est pourquoi les logements sociaux sont la solution, puisqu’il y a une supervision. Ce serait ça l’idéal pour accueillir tout ce beau monde-là. »