La plage Blanchard a enregistré une cote moyenne de B, soit bonne, au cours de l’été dernier. Les 16 fermetures décrétées par la Ville l’ont été sur une base préventive à la suite de pluies abondantes.

16 fermetures préventives à la plage Blanchard

La plage Lucien-Blanchard a été l’objet de 16 fermetures préventives en 2017, mais aucune d’entre elles n’était liée à un échantillon démontrant une mauvaise qualité de l’eau. Les prélèvements effectués dans les rivières Magog et Saint-François permettent par ailleurs de constater une qualité de l’eau comparable à celle des années précédentes.

Pour la première fois en 2017, la Ville de Sherbrooke procédait elle-même à l’échantillonnage pour effectuer le suivi de la qualité bactériologique des plages municipales. Dans le même sens, plutôt qu’un échantillonnage quotidien, les prélèvements étaient effectués deux fois par semaine au parc de la Plage-municipale, dans le secteur de Deauville, et trois fois par semaine au parc Lucien-Blanchard.

Les deux plages font l’objet de procédures pour des fermetures préventives. À Deauville, la présence de cyanobactéries est le seul critère pour justifier une fermeture préventive. L’été dernier, les baigneurs ont été tenus à l’écart une seule fois et la cote moyenne enregistrée pour la qualité de l’eau est de A, soit excellente.

À la plage Lucien-Blanchard, la fermeture préventive est basée sur les précipitations abondantes, soit 6 mm de pluie en une heure ou 11 mm en 24 heures. Puisque la plage est située en milieu urbain, elle peut être touchée par des débordements d’égouts. En 2017, elle a enregistré une cote moyenne de B, soit bonne.

Pour la saison estivale qui approche, un panneau d’information sur le contrôle des oiseaux aquatiques et l’importance de ne pas les attirer en les nourrissant sera exposé à la Maison de l’eau. La présence de ces oiseaux peut nuire à la qualité de l’eau en raison de leurs déjections.

Qualité des rivières
En attendant un rapport détaillé sur la qualité des rivières, prévu pour la fin de 2018 et portant sur les données des trois dernières années, les résultats de l’échantillonnage de 2017 donnent des résultats semblables à ceux de 2016 pour les rivières Magog et Saint-François.

La rivière Magog enregistre une cote de A ou B, tant par temps sec que par temps de pluie. Le paramètre entraînant une dégradation de la qualité de l’eau est celui des coliformes fécaux, présents en trop grande quantité pour la baignade dans 17 % des échantillons. Ces coliformes fécaux sont plus présents entre le barrage Drummond et la sortie du lac des Nations. Les activités de contact secondaire, comme le kayak, sont sécuritaires en tout temps.

La contamination provient entre autres des égouts domestiques raccordés de façon illicite. La Ville de Sherbrooke a d’ailleurs corrigé 33 raccordements illégaux en 2017.

On note que la qualité de l’eau du bassin versant du ruisseau Mi-Vallon est problématique. La turbidité et la présence de coliformes fécaux sont entre autres montrées du doigt.

Quant à la rivière Saint-François, elle enregistre une cote de B à C par temps sec et de B à D par temps de pluie. La qualité bactériologique ne permet pas la tenue d’activités de baignade la plupart du temps. Les activités de contact secondaire sont possibles par temps sec, mais il est impossible de garantir la sécurité lors de pluies abondantes.

« Sur la rivière Saint-François, il y a un potentiel incroyable pour les activités nautiques, mais on ne peut pas travailler seul. Il faut travailler avec les autres municipalités », dit la conseillère Chantal L’Espérance.

Ses propos sont repris par sa collègue Nicole Bergeron. « La rivière Saint-François fait partie du Corridor bleu. On pourrait le mettre davantage en valeur. On ne pourra pas juste constater son état. Il faudra se donner un plan d’action en travaillant avec les municipalités en amont. Il faudra passer en mode attaque, et en groupe, si on veut léguer une eau de qualité aux générations qui nous suivent. »