S’ils comptent déjà une quinzaine de passagers, les autobus de la STS pourraient afficher complet.
S’ils comptent déjà une quinzaine de passagers, les autobus de la STS pourraient afficher complet.

15 personnes maximum par autobus de la STS

La Société de transport de Sherbrooke (STS) ajoute une nouvelle mesure pour assurer le respect de la distanciation physique dans ses véhicules. Elle propose de limiter l’accès à ses autobus à environ 15 personnes à la fois.

Concrètement, la STS indique qu’un autobus pourrait afficher le mot complet sur son écran, à l’avant, pour signaler que le nombre maximum de passagers se trouve déjà à bord. Les clients qui ne pourraient pas monter n’auront toutefois pas à s’inquiéter puisque la STS s’assurera qu’un autre autobus suivra dans les plus brefs délais. 

« Pour l’instant, nous n’avons pas de problèmes de distanciation dans nos véhicules puisqu’ils sont pratiquement vides, mais le premier ministre François Legault a annoncé une réouverture progressive des entreprises. Nous voulons assurer le service en ne laissant personne sur le bord de la rue », résume Patrick Dobson, directeur général de la STS. 

« À long terme, si l’achalandage revenait à la même échelle qu’avant la pandémie, il serait difficile, voire impossible pour nos ressources humaines et matérielles de nous assurer de limiter à 15 le nombre de passagers par véhicule. Mais pour le moment, c’est la mesure que nous prenons. Quand nous arriverons à sept ou huit passagers, le chauffeur communiquera avec le superviseur pour préparer le prochain véhicule et établir un point de rendez-vous. Dans l’intervalle, nous ne laisserons pas la 16e personne sur le bord de la rue », explique M. Dobson. 

Selon le directeur général de la STS, les plaintes recueillies en ce moment à la société de transport concernent moins le nombre de passagers que le choix de certains d’entre eux de s’asseoir trop près des autres clients. « Nous poursuivons la sensibilisation. »

La perception et le contrôle des droits de passage devraient également reprendre sous peu. « Nous voulons remettre nos outils de perception en place très rapidement. Nous ne pouvons pas vivre des mois sans faire de perception. »

Pour la protection des chauffeurs, des prototypes de plexiglas sont à l’essai au Québec. « Mais il ne doit pas y avoir de risques de reflets ou de blessures accrues lors d’un accident. Nous attendons la recommandation des experts. »

En ce sens, un comité composé de la CNESST et de l’INSPQ devrait fournir des directives sous peu pour permettre aux sociétés de transport en commun de reprendre des activités plus normales.