En 2041, l’Estrie pourrait compter 362 000 habitants de plus qu’en 2016, selon un bilan de l’Institut de la statistique du Québec.

13 % plus d’Estriens en 2041 qu’en 2016

En 2041, si la tendance se maintient, la région de l’Estrie pourrait compter environ 362 000 habitants, soit 13 % de plus qu’en 2016. Cette variation est légèrement inférieure à celle que connaîtrait l’ensemble du Québec.

Comme dans toutes les régions, la part des personnes âgées de 65 ans et plus devrait augmenter, pour atteindre 30 % à l’horizon 2041. Cette augmentation se ferait parallèlement à une baisse de la proportion des personnes de 20 à 64 ans, dites en âge de travailler. Ces dernières formeraient alors 51 % de la population.

Ces perspectives démographiques 2016 à 2041 sont tirées du Bilan démographique publié mardi par l’Institut de la statistique du Québec.

On y apprend aussi qu’au 1er juillet 2018, on comptait 326 476 Estriens. En 2006, ils étaient 301 041.

Au chapitre de l’accroissement annuel moyen, la région affiche un taux de 9,2 pour 1000, comparativement à 9,9 pour 1000 pour le Québec.

On compte en Estrie 50,2 pour cent d’hommes et 49,8 pour cent de femmes. Au Québec cette proportion est de 49,9 pour cent d’hommes et 50,1 pour cent de femmes.

La part des 20 à 64 ans demeure la plus populeuse dans la région, avec 57, 9 pour cent des Estriens. Pour le Québec, elle représente 60,4 pour cent de la population. La part 0 à 19 ans est sensiblement semblable à celle de la province (20,5 % contre 20,8 %). On compte cependant plus de personnes de 65 ans et plus en Estrie qu’ailleurs au Québec, soit respectivement 21,5 pour cent et 18,8 pour cent.

Plus faible qu’ailleurs au Canada

La population québécoise s’est accrue de 87 000 personnes en 2018 et a atteint 8,48 millions de personnes au 1er juillet dernier, mais son rythme d’accroissement est resté inférieur à celui de la moyenne canadienne.

Le Bilan démographique publié mardi par l’Institut de la statistique du Québec conclut donc que le poids démographique du Québec dans le Canada a diminué légèrement pour se situer à 22,6 pour cent au 1er juillet dernier.

Le nombre de naissances a été estimé l’an dernier à 83 800, comparativement à 83 855 en 2017. L’indice synthétique de fécondité s’est établi à 1,59 enfant par femme, comparativement à 1,60 en 2017.

Cet indice recule depuis le sommet récent de 1,73 enfant par femme enregistré en 2008 et en 2009.

Quant au nombre de décès, il a été estimé à 68 600 en 2018, soit 2300 de plus qu’en 2017. Cette augmentation s’inscrit dans une tendance générale à la hausse du nombre de décès, observée en raison du vieillissement de la population.

L’Institut de la statistique signale que le gain de population lié au solde migratoire international a été de près de 43 000 personnes au Québec en 2018, en baisse par rapport à 44 300 personnes l’année précédente. Il s’agit de la différence entre les 51 100 immigrants internationaux nouvellement admis et les quelque 8300 émigrants.

Les principaux pays de naissance des immigrants admis au Québec en 2018 sont la Chine (10,4 pour cent), la France (7,7 pour cent), l’Inde (7,5 pour cent), la Syrie (5,7 pour cent) et l’Algérie (5,4 pour cent).

Le solde migratoire interprovincial du Québec avec le reste du Canada a été négatif de 5800 personnes en 2018 ; il avait été négatif de 6000 en 2017, de 10 600 en 2016 et, en moyenne, de 14 000 de 2013 à 2015.

Au 1er juillet dernier, 21 pour cent de la population québécoise avait moins de 20 ans ; 60 pour cent était âgée de 20 à 64 ans et 19 pour cent faisaient partie du groupe des 65 ans et plus. La part des 20-64 ans dans la population totale diminue, tandis que celle des 65 ans et plus continue d’augmenter.

Le bilan de l’ISQ ajoute que le nombre de mariages a été estimé à 22 800 en 2018, 83 de moins qu’en 2017. Selon les données provisoires, les mariages de conjoints de même sexe ont représenté l’an dernier 3 pour cent de l’ensemble des mariages.

Au Québec, les paramètres actuels de nuptialité indiquent qu’à peine 28 pour cent des hommes et 31 pour cent des femmes se marieraient au moins une fois avant leur 50e anniversaire.