Le projet de piste cyclable entre l’Hôpital Fleurimont et la rue Brûlotte devrait être présenté aux élus lors de la séance du conseil municipal du 17 août ou du 8 septembre.
Le projet de piste cyclable entre l’Hôpital Fleurimont et la rue Brûlotte devrait être présenté aux élus lors de la séance du conseil municipal du 17 août ou du 8 septembre.

12e avenue vers l’Hôpital Fleurimont : pas de piste cyclable pour la rentrée

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
SHERBROOKE — La piste cyclable entre la rue Brûlotte et l’Hôpital Fleurimont ne sera pas prête pour la rentrée. Dans le meilleur des cas, la voie pour les cyclistes pourrait être livrée au mois de novembre, s’il n’y a pas de report.  

« On est encore dans le processus d’appel d’offres, assure la Ville de Sherbrooke. Dès que les travaux sont octroyés, on pourra procéder. » 

Le projet devrait être soumis aux élus lors de la séance du conseil municipal du 17 août ou du 8 septembre. Sur la carte de la Ville de Sherbrooke, le moment estimé indiqué pour la réalisation du projet est « septembre ». 

Étudiante déçue

Étudiante au doctorat en médecine et à la maîtrise en sciences des radiations à l’Université de Sherbrooke, Marie-Christine Milot affirme qu’elle ressent « une certaine déception et un peu de colère » face à cette situation. 

« Comme étudiante en santé et comme chercheuse, on s’efforce de dire aux gens d’avoir un mode de vie actif et de le faire de manière sécuritaire. On encourage aussi la lutte aux changements climatiques, car on sait que ceux-ci auront des impacts sur la santé très importants au Québec », exprime-t-elle, pensant que l’ajout d’une piste cyclable pourrait contribuer à attirer des chercheurs de calibre international, ainsi que des étudiants. 

« Et on a de la difficulté à rejoindre le CHUS avec le transport actif. Ce n’est pas très attrayant », déplore-t-elle. 

Selon Mme Milot, l’accotement où les cyclistes doivent actuellement circuler est dangereux. « On entend souvent des personnes qui aimeraient venir en vélo, mais qui ne veulent pas passer sur ce viaduc. On a effectivement un accotement de 40 ou 50 centimètres et il y a souvent des panneaux de signalisation qui sont placés dans l’accotement. C’est dangereux, il faut couper les entrées d’autoroutes », indique la future professionnelle de la santé.

Mme Milot dit être entrée en communications plusieurs fois avec des élus et des fonctionnaires. « Toutes mes conversations sont basées sur des articles. Je leur écrivais aux moments où ça devait avoir lieu et que je constatais qu’il n’y avait pas d’éléments de construction. Ayant eu des postes de représentante étudiante, je voulais faire des suivis auprès de ma communauté. On me disait que ça allait être reporté de l’été vers l’automne, de l’automne au printemps. On était censé les annoncer pour l’été et là, on voit que ce n’est pas là. Ce n’est pas la première fois qu’on fait des demandes pour cette piste cyclable », exprime celle qui siège sur le comité exécutif de l’organisme La Planète s’invite en santé.