Éliot Dallaire-Payeur et Jean-Philippe Leroux

« Une pièce de théâtre toute la fin de semaine »

Vêtus de costumes et armés d’épées de latex, Jean-Philippe Leroux et Éliot Dallaire-Payeur pratiquent le grandeur nature (GN). Pour eux, il s’agit d’une pièce de théâtre, puisqu’ils restent dans leur personnage durant tous leurs combats.

Suant à grosses gouttes et à bout de souffle, les deux jeunes hommes adorent leur expérience au Centre de foires. « On fait partie des combats d’arènes. Nous venons faire de l’animation pour les jeunes et on frappe sur des gens avec des épées! », commente Jean-Philippe Leroux, tout sourire.

« Tu peux être qui tu veux et agir comme tu veux, poursuit son ami Éliot. Il y a un thrill de jouer un personnage, d’embarquer dans celui-ci. Autrement dit, c’est une fin de semaine de théâtre. Nous sommes ici pour faire connaître ça aux jeunes qui ne connaissent pas ça. »

Les amateurs de cette activité demeurent certainement en forme, puisqu’il est exigeant physiquement de bouger autant. « C’est du sport! On n’a pas les costumes les plus légers. Pour faire chaud, il fait chaud. On ne fait que bouger », assure Gabriel.

Cependant, les gens peuvent encore avoir des préjugés par rapport à ce loisir. « Il y a des gens qui ne savent pas trop ce que c’est. D’autres ont des préjugés par rapport au GN. C’est une bonne façon de les amener dans ce monde », résume Jean-Philippe.

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L’industrie du jeu vidéo bien vivante à Sherbrooke

L’industrie du jeu vidéo et du 3D est bel et bien en vie, selon le directeur général de Desgraff, David Deschênes.

« Il y a beaucoup de gens qui demandent s’il y a des débouchés dans ce domaine. Il faut être ouverts d’esprit. Maintenant, tous les chemins se rencontrent au niveau technologique. Le 3D, les moteurs 3D, on voit ça dans le domaine médical et militaire. Le besoin de l’industrie n’est pas nécessairement dans le jeu vidéo », indique-t-il.

« Je sais qu’il y a eu une récession en 2009, continue M. Deschênes. On a perdu des entreprises comptant plusieurs employés. Depuis la baisse d’emplois, on a formé moins de monde. Nous sommes passés de 3 classes à une seule. Depuis 2017, on a vu un regain dans l’industrie du jeu vidéo, et ce, à l’échelle mondiale, et ce après une période de presque 10 ans. Maintenant on a des signes de regains. On va probablement en voir en termes d’emploi et on va se réajuster. »

Invitation 

M. Deschênes aimerait bien qu’une grosse compagnie comme celle d’Ubisoft s’implante dans la Ville reine des Cantons-de-l’Est, comme elle l’a fait à Saguenay récemment. « Actuellement, beaucoup d’entreprises pourraient venir à Sherbrooke. Sherbrooke Innopole aide beaucoup en termes de subventions salariales. Je tends la main à Ubisoft. Je pense qu’on devrait essayer de se parler une deuxième fois et tenter de renouer nos liens. Si Ubisoft voulait discuter avec Desgraff, on serait vraiment ouverts », résume-t-il.

Bien des visiteurs ont décidé de se costumer pour aller au Centre de foires.