Dr Donald Echenberg se rend au boulot chaque matin en vélo. Si les conditions météorologiques ne le permettent pas, il privilégie l’autobus ou le covoiturage; la voiture arrive en tout dernier recours.

« Une dose de beauté » à vélo chaque jour

Chaque matin, même en hiver, le Dr Donald Echenberg enfourche son vélo pour se rendre à l’Hôtel-Dieu, parfois à l’hôpital Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Ce spécialiste en médecine interne générale n’est pas seulement qu’un maniaque de vélo : il en a fait un mode de vie, autant dans ses déplacements que dans ses voyages, au point où la voiture ne prend qu’une toute petite place dans sa vie.

« Je commence à 7 h, 7 h 15 le matin. Ça prend beaucoup d’organisation, concède le médecin, qui est aussi professeur agrégé à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. Souvent, je suis sur mon vélo à 6 h 30, 6 h 45. L’hiver, c’est bon, il n’y a pas beaucoup de voitures à cette heure-là. Ça fait mon affaire! » Il revient autour de 17 h 30, 19 h, parfois plus tard s’il est de garde.

Les conditions n’ont pas été faciles cet hiver. « Ça a été plus ardu. C’était brutal », lance-t-il en souriant.

Les journées de verglas ou de tempête de neige, il en profite pour prendre le transport en commun. « Ma philosophie, c’est de ne pas me fier sur la voiture. »

Donald Echenberg privilégie le vélo, mais il utilise également la marche, l’autobus... le covoiturage et l’automobile en dernier lieu, par exemple s’il a besoin d’apporter une grosse épicerie.

Pendant la saison hivernale, il se promène en fatbike. « Ça me permet d’être plus stable. L’hiver, c’est plus sécuritaire. »

Donald Echenberg habite près du bois Beckett, dans le nord de la ville. Il choisit son tracé non pas en fonction du trajet le plus court, mais en fonction du décor. « Ça prend une dose de beauté chaque jour », lance celui qui pédale environ 10 000 km par année. Il voit aussi les pays qu’il visite sur deux roues, aux côtés de sa conjointe. Ils ont ainsi sillonné entre autres l’Argentine, les Alpes, les Dolomites et les Pays-Bays. « Les fins de semaine, je roule avec mon épouse. On fait presque tous nos voyages à vélo. »

Originaire de Montréal, Donald Echenberg fait du vélo depuis qu’il a environ 10 ans... même s’il n’a jamais vu son père sur une bicyclette.

« À l’époque où j’ai commencé, ce sont les enfants qui en faisaient », souligne-t-il en ajoutant que depuis, c’est aussi devenu un sport pour les adultes.

Donald Echenberg a transmis sa passion du vélo à ses trois enfants, aujourd’hui âgés de 26, 29 et 30 ans.

« Il n’y en a pas un qui a une voiture. J’ai deux enfants à Montréal et un à Québec. Celui qui est à Québec se déplace exclusivement à vélo à l’intérieur de la ville. »

« Ça dépasse l’aspect sportif : c’est une sorte de mode de vie. Ce n’est pas juste une façon de se rendre d’un point à l’autre. Ce qui est important, ce n’est pas juste de se rendre, mais comment tu te rends. C’est aussi important. Ça déborde sur plusieurs aspects de ma vie, la tête est plus claire », souligne celui qui ne part jamais sans son casque et son rétroviseur.