Guillaume Rousseau

Sherbrooke, Ville du savoir?

S’il est élu député de Sherbrooke le 1er octobre, Guillaume Rousseau souhaite déposer à l’Assemblée nationale un projet de loi accordant à Sherbrooke le statut de « Ville du savoir » afin d’accroître l’autonomie de la Ville face au gouvernement du Québec.

Advenant son élection, le candidat du Parti québécois entend d’abord proposer à la Ville de Sherbrooke de tenir une consultation citoyenne afin de savoir si la population désire que la ville obtienne un tel statut. Si tel est le cas, un projet de loi serait déposé pour adoption.

« Comme député de Sherbrooke, je vais être à l’écoute de la ville de Sherbrooke, a indiqué le candidat péquiste mardi lors d’un point de presse tenu devant l’hôtel de ville de Sherbrooke. Si elle a besoin de moi pour un projet de loi ou un dossier, je vais être là pour elle. Je veux aussi aller un petit pas plus loin en proposant à la Ville de l’accompagner. Si jamais la Ville de Sherbrooke veut une nouvelle loi pour avoir plus d’autonomie, plus de pouvoirs et pour être consacrée comme Ville du savoir, je serai là, je vais porter ce dossier. Et si elle le souhaite, je vais déposer un projet de loi à l’Assemblée nationale pour donner plus d’autonomie à notre ville et en faire une ville du savoir », a-t-il précisé.

M. Rousseau a rappelé que la ville de Montréal bénéficie déjà d’une loi lui conférant le statut de métropole, alors qu’une autre loi consacre le statut de Québec comme capitale nationale, avec les pouvoirs qui découlent d’un tel statut. 

M. Rousseau a rappelé qu’au cours des dernières années, le conseil municipal a dû demander à plusieurs reprises à l’Assemblée nationale de modifier le décret ayant mené à sa création, notamment afin de permettre au maire de Sherbrooke de désigner un quatrième membre au sein du comité exécutif.

Selon M. Rousseau, en accordant à Sherbrooke le statut de Ville du savoir, le gouvernement du Québec permettrait au conseil municipal d’agir directement dans ce domaine « sans avoir à demander la permission au gouvernement ».

Il a cité l’exemple du projet de résidences pour chercheurs près du Parc Innovation de l’Université de Sherbrooke, pour lequel la Ville doit demander la permission au gouvernement afin de modifier son schéma d’aménagement. « Ne serait-il pas souhaitable que la ville de Sherbrooke ait l’autonomie d’agir sans être sous la tutelle du gouvernement lorsqu’il s’agit de dossiers liés à son statut de ville du savoir? » demande le candidat péquiste.

M. Rousseau dit avoir consulté plusieurs élus et intervenants du monde municipal sherbrookois avant de formuler cet engagement. Lors de son point de presse, il était accompagné de l’ancien conseiller municipal Serge Forest, qui s’est prononcé en faveur de cette démarche.

De plus, M. Rousseau dit avoir reçu l’appui de l’ex-maire de Sherbrooke, Paul Gervais, qui lui a rappelé que le concept de Sherbrooke, ville du savoir faisait déjà l’objet de discussions au moment où ce dernier occupait ses fonctions à l’hôtel de ville, au début des années 1990.