Près de 1000 personnes se sont rassemblées à l'hôtel de ville samedi pour la Grande Marche, La planète s'invite au parlement.

Sherbrooke, ville avant-gardiste pour l'environnement

Près de 1000 personnes ont foulé les rues du centre-ville de Sherbrooke, samedi, pour participer à la Grande Marche – La planète s’invite au parlement, organisée par Greenpeace. Pancartes à la main, la foule reconnait l’urgence d’agir et réclame une réponse gouvernementale à la hauteur des enjeux climatiques.

Ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes qui sont sorties simultanément dans les rues du Québec pour lancer un message aux gouvernements : il faut prendre des actions concrètes le plus rapidement possible pour protéger l’environnement.

À Sherbrooke, les manifestants se sont rassemblés à l’hôtel de ville pour entendre les allocutions et prendre part à la marche sur les rues Wellington, King, Alexandre et Aberdeen. La foule présente prouve l’intérêt que portent les Sherbrookois envers l’environnement.

« C’est quand même excellent, on vient juste de relancer le groupe de Greenpeace à Sherbrooke. Même dans le temps, on n’avait jamais des événements qui rassemblaient autant de personnes. À Sherbrooke, on est à l’avant-garde, ça va faire du bien », explique Carl Lajeunesse, organisateurs de la marche et responsable de Greenpeace Sherbrooke.

Dans son discours aux Sherbrookois, M. Lajeunesse s’est entre autres adressé au premier ministre François Legault, en lui rappelant que la planète n’était pas à vendre. 

« Ça ne peut plus continuer comme ça. M. Legault, c’était pitoyable ce qu’il nous a offert en campagne électorale pour l’environnement. On veut lui dire aujourd’hui qu’on est présents, on veut lui rappeler que la planète a besoin de l’appui de tous les paliers du gouvernement », soulève-t-il. 

M. Lajeunesse voit la députée de Sherbrooke Christine Labrie comme une alliée, c’est d’ailleurs à la suite de son élection qu’il a relancé le groupe local de Greenpeace dans la ville.

« On a une forteresse orange ici, le momentum est là », assure-t-il. 

À son tour de s’adresser à la foule, Mme Labrie a d’ailleurs été longuement acclamée par les manifestants. 

« Ce que j’invite les citoyens à faire c’est d’exercer un leadership autour d’eux, dans leur milieu, auprès des commerces, des institutions, des organismes qu’ils fréquentent pour les inviter à poser des gestes. Les entreprises sont capables de faire des changements. On va avancer beaucoup plus vite comme ça que si on attend que les actions viennent d’en haut », commente la députée.  

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier et plusieurs conseillers ont aussi pris part à la marche. Le responsable de Greenpeace Sherbrooke demandait d’ailleurs au maire de faire sa part et de rendre des comptes aux citoyens, en les tenant informés de ce que la Ville prévoit pour l’environnement. 

« La première étape serait peut-être de faire des consultations publiques pour améliorer la gestion environnementale des infrastructures ici à Sherbrooke, notamment le Centre de foires. Je constate plusieurs aberrations dans la façon dont les choses sont faites », mentionne M. Lajeunesse. 

« On se bat actuellement pour le site d’enfouissement de Coventry. Pour l’environnement, oui on a des gestes concrets qu’on fait. M. Legault nous a promis 10 millions en décontamination pour la région, c’est une excellente nouvelle. Dans le prochain budget, les gens pourront se rendre contre que nous allons avoir fait des gestes concrets par rapport à ça », a exprimé le maire de Sherbrooke.