Sherbrooke veut plus de bornes de recharge

Les élus souhaitent par exemple des mesures qui forceraient des commerces, institutions ou industries à aménager des bornes de recharge électrique dans des stationnements où le public peut circuler. Les services municipaux évalueront plusieurs scénarios qui seront présentés au conseil.

« C’est sûr qu’on souhaite avoir le plus de bornes possible sur le territoire. Nous allons en ce sens avec un changement de règlement. Nous voulons le faire rapidement, parce qu’en signant la déclaration universelle d’urgence climatique, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 30 % », a indiqué le maire Steve Lussier.

À titre d’exemple, il soulève la possibilité d’obliger les propriétaires de stations-service à installer une borne de recharge pour chaque nouvelle pompe à essence à construire. M. Lussier rapporte que dans les deux dernières années, ce sont plus d’une dizaine de stations-service qui ont ouvert à Sherbrooke. « Il faut lancer un message fort pour la réduction des gaz à effet de serre. »

Évelyne Beaudin a salué l’initiative. « Ce serait bien de privilégier des bornes électriques qui ont une forme de paiement universel. En ce moment, certaines bornes fonctionnent avec une carte qu’il faut recharger sur internet. Pour moi, c’est un non-sens. » Elle suggère entre autres la possibilité de payer directement avec une carte de crédit.

Steve Lussier a qualifié l’idée d’excellente. « Les services vont se pencher sur la question pour peut-être aller plus loin. »

Le conseiller Vincent Boutin a indiqué qu’il y a beaucoup d’initiatives sur la table pour réduire les gaz à effets de serre et il aimerait avoir une vision d’ensemble. « Nous avons tous des bonnes idées, mais il faut mettre ça en commun au conseil. Je nous suggère de faire ça bientôt. »

La présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, confirme qu’elle travaille sur une panoplie de dossiers dans ce domaine. « Plusieurs dossiers seront présentés bientôt pour diminuer l’enfouissement. Pensons entre autres aux couches lavables, aux produits d’hygiène féminins. On va présenter un projet sur les objets à usage unique. Un des premiers dossiers concernera les sacs de plastique. Il y en aura un autre sur les matelas... »

Rappelons par ailleurs qu’Hydro-Sherbrooke offre une subvention de 500 $ pour l’installation d’une borne de recharge chez les propriétaires de véhicules électriques. Jonathan Custeau

Tremblay veut remplacer le bitume par du béton

Le prix du bitume grimpe en flèche, si bien que le conseiller municipal Pierre Tremblay suggère à ses collègues de revoir les façons de faire pour la réfection des rues à Sherbrooke. Il propose d’étudier la possibilité d’utiliser davantage de béton.

« On parle déjà que nous utilisons beaucoup de bitume pour la réfection de nos rues. Bien que je n’aie rien contre le bitume, le prix a une tendance à la hausse marquée. Je voudrais soulever le fait qu’il est plus dispendieux de faire des infrastructures en béton. Mais si le prix du bitume a tendance à exploser, il serait peut-être bon de revoir nos façons de faire et de reconsidérer le béton pour les endroits très passants comme les artères principales ou les endroits en périphérie qu’on ne répare pas souvent », dit M. Tremblay.

Il cite en exemple le chemin Édouard-Roy, qui sera refait en partie cet été. 

Le maire Steve Lussier accueille la suggestion de son collègue. « Le prix du bitume est passé de 571,25 $ la tonne à 1075 $ la tonne en mai de cette année. L’écart s’est creusé. On aura tout intérêt à regarder le tout. C’est un envoi qu’on va déposer à l’UMQ cette semaine », a-t-il mentionné lundi. Les élus des municipalités du Québec sont effectivement réunis en congrès ces jours-ci à Québec.

Pierre Tremblay ajoute que le prix du béton n’a pas subi d’augmentations majeures au cours des quatre ou cinq dernières années.