Les projets soumis doivent « permettre une hausse significative du taux de végétalisation d’un espace urbain et prévoir une déminéralisation partielle ou totale », entre autres avec la plantation d’arbres, la végétalisation de bâtiments (comme des toits verts) et l’aménagement de plates-bandes.
Les projets soumis doivent « permettre une hausse significative du taux de végétalisation d’un espace urbain et prévoir une déminéralisation partielle ou totale », entre autres avec la plantation d’arbres, la végétalisation de bâtiments (comme des toits verts) et l’aménagement de plates-bandes.

Sherbrooke veut lutter contre les îlots de chaleur

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), la Ville de Sherbrooke, le Cégep de Sherbrooke et le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE) unissent leurs efforts pour déposer un projet conjoint visant à lutter contre les îlots de chaleur. Les partenaires souhaitent ainsi obtenir un financement dans le cadre d’un appel de propositions lancé par l’Institut national de santé publique (INSPQ).

La Ville de Sherbrooke a adopté une résolution, lundi, pour appuyer le dépôt d’un projet par le CREE.

Les projets doivent « permettre une hausse significative du taux de végétalisation d’un espace urbain et prévoir une déminéralisation partielle ou totale », entre autres avec la plantation d’arbres, la végétalisation de bâtiments (comme des toits verts) et l’aménagement de plates-bandes. Le programme de l’INSPQ « vise à augmenter la résilience des collectivités face aux impacts des changements climatiques et à réduire les risques liés aux extrêmes météorologiques comme la chaleur extrême ».

Sherbrooke figure parmi les 12 villes admissibles. Six projets seront retenus dans l’ensemble de la province. Les partenaires pourraient toucher 1 M$ pour l’ensemble du projet. « On a visé l’est de Sherbrooke parce qu’il n’y a pas beaucoup de projets de revitalisation de verdissement qui sont prévus dans ce secteur. L’idée, c’était de faire un partenariat », indique Jacinthe Caron, directrice du CREE.

« Projet mobilisateur »

C’est le CREE qui chapeaute le projet, puisque la candidature devait se faire par l’entremise d’un organisme sans but lucratif afin que le projet soit porté par la communauté. Les partenaires ont ciblé des endroits où se trouvent les populations vulnérables en termes de présence d’îlots de chaleur. Des aménagements paysagers pour verdir le campus du Cégep de Sherbrooke feraient notamment partie du projet. « On trouve que c’est un projet mobilisateur pour la ville. Des projets de cette ampleur, il n’y en a pas eu, globaux et réunissant plusieurs partenaires », note Jacinthe Caron.

Le président de la CSRS, Gilles Normand, indique que l’organisation a des idées pour verdir le parc-école de l’école des Avenues, qui compte deux pavillons, et qui se trouve à proximité du parc Cambron. La commission scolaire en profiterait pour revoir les aménagements de la cour alors qu’elle devra effectuer des travaux pour la construction d’un gymnase. Ces travaux pourraient se concrétiser en 2021. Le parc de l’école LaRocque, complètement redessiné avec la collaboration de la Ville et du milieu, est cité en exemple dans des documents de la Ville de Sherbrooke. Ce qui est dans les cartons n’a toutefois pas la même ampleur, selon M. Normand. « On ne peut pas faire de demandes pour l’ensemble des écoles », précise-t-il en faisant allusion au montant disponible. Les projets devront être réalisés sur une période de trois ans et être complétés au 31 décembre 2022.

Au conseil municipal, la conseillère Évelyne Beaudin a invité le groupe de travail à voir comment il pourrait collaborer avec le comité de développement social et communautaire qu’elle préside. Avec Jonathan Custeau