Annie Godbout, coprésidente de Dialogue+, a procédé au lancement de la campagne de sensibilisation « On se ressemble + qu’on pense. »

Sherbrooke veut faire tomber les préjugés

SHERBROOKE — De nombreux partenaires de la région de Sherbrooke s’associent à de jeunes leaders pour lancer une initiative destinée à faire tomber les préjugés. L’équipe de Dialogue+ et ses partenaires ont mis sur pied la campagne de sensibilisation intitulée « On se ressemble + qu’on pense ».

Cette campagne de sensibilisation est le résultat d’une concertation avec différents acteurs du milieu et d’un sondage pancanadien sur les préjugés et les discriminations dans nos sociétés, notamment à l’égard des communautés culturelles.

La campagne se veut donc une réponse, un outil supplémentaire pour dépasser les préjugés et les peurs qui s’érigent en obstacle au dialogue inclusif et au rapprochement entre les citoyens. La campagne illustre de façon concrète comment, au-delà des différences culturelles, nous nous ressemblons, explique Annie Godbout, coprésidente de Dialogue+.

« Par nos gestes et actions au quotidien, par nos passe-temps et nos loisirs, par nos rêves et nos aspirations, nous tissons des liens qui nous unissent et dépassent nos différences », souligne Mme Godbout, conseillère municipale dans le district de Rock Forest et présidente du Comité des relations interculturelles et de la diversité de la Ville.

« La campagne, qui visera un large public notamment via l’affichage et les médias sociaux, reposera sur trois visuels qui soulignent nos ressemblances dans le quotidien tout en réitérant que la différence, loin d’être une menace, constitue une richesse collective », ajoute-t-elle.

Dialogue+ est aussi fier de pouvoir compter sur l’adoption et la participation active d’une douzaine d’acteurs influents de la région qui ont, unanimement, exprimé leur volonté de contribuer, à leur façon, à l’enrichissement du dialogue interculturel au sein de leurs milieux.

Les partenaires participeront ainsi parallèlement, selon leur propre calendrier, à la diffusion de cette campagne en utilisant le même concept dont le visuel fera, cette fois-ci, témoigner leurs propres employé(e)s et réalités, a-t-on annoncé en conférence de presse lundi avant-midi.

Parmi les partenaires, on compte le CIUSSS de l’Estrie–CHUS, la Ville de Sherbrooke, le Cégep de Sherbrooke, la Chambre de commerce de Sherbrooke, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke et l’Université de Sherbrooke. La Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke, le Carrefour jeunesse-emploi de Sherbrooke et le Comité jeunes en actions de Dialogue+ en font aussi partie.

David Morin, vice-doyen à l’enseignement et au développement international, agit à titre de coprésident de la campagne. Le projet Dialogue+ propose une série d’actions publiques pour redynamiser les relations ethnoculturelles et favoriser une plus grande mobilisation des jeunes, qu’ils soient canadiens d’origine ou issus de différentes communautés culturelles. Ces actions sont soutenues par un comité conseiller polyvalent, qui regroupe des jeunes, des acteurs de divers milieux et des experts, ainsi que par l’équipe du projet Dialogue+.

Elles s’inscrivent dans trois volets principaux, soit la réalisation d’un sondage pancanadien afin d’évaluer les perceptions des Canadiens à l’égard des discriminations et de la radicalisation, la création d’un comité « Jeunes en actions » et la tenue de forums publics sur le dialogue interculturel dans les villes partenaires : Québec, Ottawa, Hamilton et Moncton.

Selon M. Morin, les cas de discrimination sont souvent insidieux. Ils peuvent se traduire par des refus d’accorder un emploi ou de refuser de louer un logement. « C’est présent à Sherbrooke », assure-t-il en citant les grandes lignes d’un sondage.

« On se rend compte que les gens sont assez exposés à la diversité. Ils ont une méconnaissance de ce qui est la discrimination. Il est donc important de créer des expériences de dialogue. »