Le délai de livraison d’un permis est passé de 12 à 15 jours ouvrables à Sherbrooke depuis le début de la pandémie.
Le délai de livraison d’un permis est passé de 12 à 15 jours ouvrables à Sherbrooke depuis le début de la pandémie.

Sherbrooke traite les permis avant les plaintes

La Tribune
La Ville de Sherbrooke continue de traiter les demandes de permis à un rythme soutenu, soutient-elle, même si elle constate un ralentissement dans le traitement des dossiers relatifs à la planification et à la gestion du territoire.

Dans un bilan dressé par communiqué mardi, le Service de la planification et de la gestion du territoire dit composer avec un personnel réduit de 25 %. Son mandat est de traiter les permis de construction, soit environ 6000 demandes annuellement, et les plaintes concernant les nuisances et la salubrité.

Le directeur du service, Yves Tremblay, relève que le délai de livraison d’un permis est passé de 12 à 15 jours ouvrables, une performance fort satisfaisante dans les circonstances, selon lui. « Comme les contacts directs avec les citoyens et les citoyennes ne sont pas possibles pour l’instant, le processus est considérablement alourdi », indique-t-il dans un communiqué.

En avril et en mai, ce sont 574 demandes de permis et de certificats qui ont été traitées, contre 136 plaintes et requêtes. Il faut aussi ajouter 1650 communications avec la population.

Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, a pour sa part indiqué que la relance de l’économie passe par la capacité à délivrer les permis demandés. « C’est pourquoi je demande la compréhension de tous et de toutes afin d’accepter les délais actuels pour répondre à des plaintes qui ne sont pas prioritaires pour le moment », a-t-il soutenu.

La vitesse de traitement des dossiers pourrait s’accélérer avec le retour progressif du personnel au travail et le transfert, dès mercredi, des appels du public directement vers des inspecteurs.

La délivrance annuelle des divers permis rapporte en moyenne 2,2 M$ et contribue à l’augmentation de la valeur foncière collective d’environ 470 M$ annuellement.