La Ville de Sherbrooke ne procédera à aucun délestage, ou interruption d'alimentation de chauffe-eau pour économiser de l'énergie, tant et aussi longtemps qu'elle n'aura pas fait le point sur les risques de légionellose liés à cette pratique.

Sherbrooke suspend son programme d'interruption des chauffe-eau

La Ville de Sherbrooke ne procédera à aucun délestage, ou interruption d'alimentation de chauffe-eau pour économiser de l'énergie, tant et aussi longtemps qu'elle n'aura pas fait le point sur les risques de légionellose liés à cette pratique.
La Presse rapportait jeudi qu'Hydro-Québec s'apprêtait à lancer un projet d'interruption des chauffe-eau pour diminuer la demande d'électricité en période de grands froids, mais qu'elle fait marche arrière en raison des risques de légionellose. Le quotidien montréalais précise qu'Hydro-Sherbrooke fait pourtant usage de ce mécanisme depuis 1994.
L'article indique que 4500 des 75 000 clients d'Hydro-Sherbrooke « adhèrent au programme biénergie et que 90 % d'entre eux acceptent que l'alimentation de leurs chauffe-eau soit interrompue » en citant Pierre Fréchet, chef de la Division de la gestion énergétique et de l'électrométrie à Hydro-Sherbrooke.
«Nous sommes en contact avec l'Institut de la santé publique. C'est la première chose à faire. C'est un pilote d'Hydro-Québec qui a été déposé et les résultats ont été présentés à l'Institut. Quand on parle de délestage, on parle de quatre heures, cinq heures, parfois huit heures. Nous irons d'abord voir quelle était l'approche d'Hydro-Québec dans son projet-pilote pour la comparer à nos pratiques. En ce qui nous concerne, nous avons le contrôle sur le chauffe-eau de 4500 résidences, mais à l'heure actuelle, nous ne délesterons pas », commente le maire Bernard Sévigny.
«La première décision à prendre est d'avoir des discussions avec l'Institut de la santé publique. La deuxième, c'est de ne pas faire de délestage. C'est nous qui contrôlons. Ça n'a pas été documenté de façon systématique depuis trente ans, mais c'est une pratique qu'on a depuis longtemps. Il faudrait comparer avec l'ensemble des abonnés d'Hydro-Québec. Il faut documenter, mais en attendant, clairement, nous arrêterons le délestage. »
À la Santé publique de l'Estrie, il était impossible d'obtenir plus d'information jeudi. Si un point de presse a été mis à l'horaire vendredi à 11 h, la Santé publique affirmait pourtant « ne pas être en mesure de réagir » jeudi soir.