Sherbrooke est la seule ville à avoir démontré de l’intérêt pour accueillir les finales des Jeux du Québec d’hiver de 2023.

Sherbrooke seule sur les rangs

Sherbrooke est la seule municipalité à avoir manifesté son intérêt à organiser les Jeux du Québec d’hiver de 2023. À moins d’un revirement majeur, donc, tout le Québec aura rendez-vous à Sherbrooke à l’hiver 2023 pour deux semaines de compétitions sportives.

Ce sera donc la première fois que Sherbrooke obtient les finales des Jeux d’hiver du Québec, après avoir accueilli les finales des Jeux d’été à deux reprises, soit en 1977 et en 1995.

Déjà, le travail est amorcé pour tout mettre en œuvre afin de faire de ces Jeux un succès, dit le conseiller municipal et président du comité du sport et du plein air Vincent Boutin.

Ce dernier confirme que l’accueil des Jeux du Québec est devenu un incontournable, après le désistement du gouvernement du Québec, en avril dernier, à soutenir la candidature de Sherbrooke pour l’organisation des Jeux de la Francophonie, en 2021.

« Sans dire que c’était notre plan B, on savait pertinemment que si les Jeux de la Francophonie ne fonctionnaient pas, les Jeux du Québec de 2023 devenaient notre principale option dans notre plan de match au comité des événements majeurs.

Maintenant, de savoir qu’on est la seule ville candidate, c’est un pas dans la bonne direction », a-t-il indiqué.

« Maintenant, ce n’est pas une confirmation officielle encore. On s’est entendu avec SPORTSQUÉBEC pour maintenir le processus et, à court terme, on va leur faire la démonstration qu’on a les infrastructures nécessaires pour obtenir les Jeux. »

La prochaine étape pour Sherbrooke sera l’élaboration de son dossier d’évaluation technique, attendu en octobre prochain. Ce document permettra aux représentants de SPORTSQUÉBEC d’évaluer la capacité d’accueil de ses sites de compétition, d’alimentation, d’hébergement, de cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que des lieux où prendra forme la Centrale administrative lors de l’événement.

Les plateaux sportifs devront également être conformes aux normes de référence actuellement en vigueur, dit SPORTSQUÉBEC.

« Par la suite, on s’attaque au montant financier et à la confection du plan d’affaires, pour s’assurer que ce sera rentable pour la Ville de Sherbrooke, qu’on en ait pour notre argent. Selon ce que j’ai vu, c’est très plausible. Maintenant, avec ces éléments, on va regarder avec SPORTSQUÉBEC pour voir si on peut mettre en branle le comité organisateur afin d’accélérer le processus, qu’on nous donne le signal. On sait qu’on n’a pas de compétition, on va se concentrer sur notre jeu, démontrer qu’on est bon », a poursuivi Vincent Boutin.

Des conditions gagnantes pour Sherbrooke

Pas de doute, le timing est excellent pour Sherbrooke ; les Jeux de la Francophonie ont été écartés, SPORTSQUÉBEC a bonifié grandement ses enveloppes monétaires pour les milieux hôtes et Sherbrooke en profitera sûrement pour améliorer certaines de ses infrastructures.

Rappelons qu’un budget d’immobilisation pouvant atteindre les 5 M$ est à la disposition des villes sélectionnées ; le budget d’exploitation a lui aussi été bonifié, pour atteindre 1,4 million.

Aussi, un montant de 1,722 millions est disponible pour la coordination des programmes fédérés, alors que SPORTSQUÉBEC offre désormais un montant de 1,525 M$ pour rendre la tenue de l’événement plus attrayante (transport, diffusion, coordination).

« En 2017, on avait été approché par SPORTSQUÉBEC pour voir la faisabilité d’accueillir les Jeux d’hiver de 2019, donc on a déjà une bonne idée de ce que ça prend et de ce que ça coûte pour accueillir les Jeux. On a même été à l’origine de la recommandation faite à SPORTSQUÉBEC de bonifier les montants accordés aux milieux hôtes. On sait dans quoi on s’embarque », a dit Vincent Boutin.

Modifier l’édifice Expo-Sherbrooke ?

« Et c’est la première fois qu’on va accueillir des jeux d’hiver, on va pouvoir pallier pour certaines infrastructures qui accueillent des disciplines comme la gymnastique ou le plongeon. On va regarder dans les prochaines semaines quelles infrastructures on pourrait bonifier, moderniser, avec l’enveloppe qui vient avec les Jeux du Québec. »

« On ne fait pas les Jeux pour faire la fête pendant deux semaines uniquement, c’est vraiment ce qui va rester au bout de ça, notamment la possibilité de rénover l’édifice CERAS, où quelque chose d’autre, qui pourrait servir la gymnastique. Ces subventions pourraient nous permettre de réaliser le projet et d’éviter que ce soit payé à 100 % par la ville », a-t-il dit.

Si Sherbrooke avait obtenu les Jeux de la Francophonie, des rumeurs faisaient état de la possible construction d’un nouveau pavillon, sur les terrains de l’Université de Sherbrooke, tout près du centre sportif actuel, pouvant abriter entre autres le gymnastique et autre sport qui requiert plus d’espace.

« Il y a aussi le programme d’infrastructures récréatives et sportives (du gouvernement du Québec), un programme qui revient chaque année. Et en sachant qu’on est la seule ville à postuler, ça change notre stratégie et les dossiers qu’on va soumettre. »

« Aussi, c’est important de garder notre milieu actif et vivant. On cherche toujours des activités multisports qui ont un grand rayonnement. Je suis convaincu que le milieu va se mobiliser encore une fois pour faire de cet événement un grand succès », a dit Vincent Boutin.