Sherbrooke pourrait-elle avoir son propre système de vélo en libre-service comme Montréal et le BIXI? La question fait l’objet de discussions au Comité de mobilité durable de Sherbrooke (CMDS).

Sherbrooke se penche sur les vélos en libre-service

SHERBROOKE — Sherbrooke pourrait-elle avoir son propre système de vélos en libre-service? Le Comité de mobilité durable de Sherbrooke (CMDS) étudie la possibilité de déployer ce genre de système sur le territoire sherbrookois. L’entreprise beauceronne Bewegen a approché l’Université de Sherbrooke pour l’implantation de cette technologie. L’UdeS se dit prête à faire partie d’un projet-pilote si l’initiative est déployée à plus grande échelle à Sherbrooke.

« Au départ, l’entreprise avait un projet simplement pour notre communauté universitaire. Elle voulait essayer de rendre ses vélos disponibles pour la communauté. On a discuté, et on s’est dit que ce serait un beau projet, mais s’il était élargi pour l’ensemble de la communauté et de la ville. On a essayé de regarder avec la Ville cette situation et c’est en discussion. Ça pourrait être un beau projet pour la ville, mais juste le limiter au campus, ce n’est pas la meilleure chose. C’est trop petit. Les gens veulent sortir, on a des résidences au centre-ville, ça serait bien que le réseau soit partout dans la ville », explique Denyse Rémillard, vice-rectrice à l’administration et au développement durable à l’UdeS.

« On aimerait beaucoup être le projet-pilote. On veut être partenaire, on veut souscrire à ce programme-là », commente Patrice Cordeau, adjoint au vice-rectorat à l’administration et au développement durable à l’UdeS.

« C’est vraiment un projet dont le succès passe par le fait qu’on a un territoire plus vaste », souligne Mme Rémillard. 

Si le nom de Bewegen circule, la Ville pourrait regarder les offres d’autres fournisseurs, note M. Cordeau, en soulignant que différentes formules existent. 

« Bewegen offre un modèle de vélo électrique avec des stations fixes où l’on doit obligatoirement ramener son vélo. Il y a d’autres modèles qui existent, par exemple à l’Université de Toronto, où c’est un modèle de vélo intelligent, mais sans station. C’est un peu moins dispendieux, tu n’es pas obligé de le ramener sur ta borne de recharge... Je pense qu’il y a une analyse à faire à ce niveau-là et les gens de la Ville sont en train de regarder les différentes possibilités. »

Le président du CMDS, Marc Denault, note que le sujet fait l’objet de discussions au CMDS et qu’une autre rencontre est prévue prochainement. 

« Avec le CMDS, on a accès à des programmes de subvention qui rendent la chose beaucoup plus intéressante », lance le conseiller municipal qui est également président de la Société de transport de Sherbrooke (STS). Tout en soulignant qu’il y a un intérêt à regarder les opportunités avec les partenaires, Marc Denault dit ne pas pouvoir s’avancer sur la suite des choses compte tenu de l’avancement du dossier. 

Liens cyclables

Par ailleurs, l’UdeS aimerait devenir « un centre névralgique de la mobilité active », notamment en développant le réseau cyclable sur le campus principal.

Actuellement, deux liens cyclables connectent sur le campus principal, soit celle passant dans la rue Cabana et l’autre qui passe au parc du Mont-Bellevue. « Ce qu’on aimerait, c’est de relier le parc Jacques-Cartier. Dans le projet de développement des Sœurs (NDLR : le projet Quartier Sainte-Famille, sur la rue Galt Ouest), il y a la volonté de faire une piste multifonctionnelle. C’est sûr qu’on va s’arrimer à ce projet-là et on va vouloir donner un accès intéressant, à pied ou à vélo, vers le parc Jacques-Cartier », souligne Patrice Cordeau. 

L’UdeS souhaite aussi relier le mont Bellevue. Il manque actuellement un tronçon pour le faire. L’UdeS souhaite donc aménager une piste cyclable à partir du cœur du campus vers le mont Bellevue. L’UdeS planche actuellement sur un plan d’aménagement. « À l’intérieur de ça, on va prévoir où sont les pistes cyclables sur le campus. L’idée générale est de le relier et de favoriser le passage (à travers le campus) », indique Denyse Rémillard. 

L’institution aimerait également, à plus long terme, relier le parc Innovation.