Le maire Steve Lussier s’attendait à ce que la candidature de Sherbrooke soit retirée dans le contexte de la pandémie.
Le maire Steve Lussier s’attendait à ce que la candidature de Sherbrooke soit retirée dans le contexte de la pandémie.

Sherbrooke n’accueillera pas la Conférence de la Francophonie 2021

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Pandémie oblige, le gouvernement du Québec a retiré la candidature de Sherbrooke pour l’accueil de la Conférence ministérielle de la Francophonie 2021. C’est la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, qui en a informé le maire Steve Lussier dans une lettre acheminée à la Ville en juin.

« La crise sanitaire qui prévaut a des incidences profondes sur la gouvernance économique et sur les actions du gouvernement du Québec visant à répondre adéquatement aux besoins de la population québécoise. En de telles circonstances, il importe de concentrer les efforts sur les questions fondamentales, dont la santé des citoyens québécois et la relance économique essentielle à leur mieux vivre », écrit la ministre Girault.

Elle fait valoir que les États et gouvernements de la francophonie doivent aussi composer avec les répercussions de la pandémie. En conséquence, le Sommet de la Francophonie, qui devait se tenir à Tunis, a été reporté à 2021. « Dans ce contexte, il nous apparaît que les conditions ne sont pas réunies pour que le Québec accueille adéquatement la 38e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie en 2021. »

Le gouvernement du Québec a donc retiré sa candidature.

Nadine Girault ajoute qu’elle sera à l’affût d’autres instances internationales qui pourraient se tenir dans la région sherbrookoise. « Nous considérons d’ailleurs représenter la candidature du Québec pour accueillir une session de la Conférence ministérielle de la Francophonie au-delà de l’horizon 2022. »

Au moment de retirer la candidature de Sherbrooke pour les Jeux de la Francophonie 2021, le maire Steve Lussier s’était consolé en évoquant la possibilité d’accueillir la Conférence ministérielle de la Francophonie. « Je m’attendais à ce que notre candidature soit retirée. Dans ce genre d’événement, les visiteurs arriveraient de partout dans le monde. La situation ne s’y prête pas. Nous reposerons notre candidature pour les années suivantes. J’imagine qu’on devrait toujours être sur la liste pour 2022, en espérant que la pandémie soit terminée. Mais c’est un événement qui coûtait plus de 10 M$ et dont les coûts étaient assumés par le gouvernement du Québec. On s’attendait à beaucoup de retombées économiques. C’est vraiment une belle rencontre internationale. Qui sait, peut-être que quand nous l’accueillerons, l’aéroport sera prêt... » a commenté M. Lussier. 

Le maire de Sherbrooke a toutefois indiqué qu’il n’y avait toujours pas d’entente pour un transporteur aérien à l’aéroport de Sherbrooke.