Les équipes de sécurité civile de la région ont à l’œil le bassin versant de la rivière Saint-François puisque les risques d’inondation sont réels. —

Sherbrooke garde un oeil sur la Saint-François

Les équipes de sécurité civile de la région se croisent les doigts pour que le printemps qui approche ne soit pas trop pluvieux, car le couvert de neige est énorme.

On a à l’œil le bassin versant de la rivière Saint-François puisque les risques d’inondation sont réels, explique Stéphane Simoneau, coordonnateur aux mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke.

« Tout dépendra de la pluie que nous recevrons. Jumelée à la fonte de la neige, ça peut devenir problématique », a-t-il affirmé à La Tribune mercredi matin, quelques minutes après avoir discuté avec les représentants du Centre d’expertise hydrique et de la Sécurité publique.   

« Nous espérons que nous aurons un printemps normal, sans longs épisodes de pluie. »

On évalue que la neige au sol actuellement en Estrie équivaut à environ 200 millimètres de pluie, ajoute M. Simoneau. « C’est considérable et préoccupant. La situation peut devenir problématique, mais pas catastrophique », assure-t-il.

« Il y a possibilité de crue de la rivière. Le couvert de glace est important. La Saint-François s’écoule du sud vers le nord. La fonte se fait habituellement du sud en premier. Il y a donc risque d’embâcle. Des fois, il n’y a plus de neige à Sherbrooke, mais il en reste dans le secteur comme Lac-Mégantic, Coaticook et Cookshire. Ça peut avoir un effet sur le bassin versant de la Saint-François. »  

À court terme, on ne prévoit pas risques élevés, continue Stéphane Simoneau, de l’Organisation municipale de sécurité civile (OMSC). Au cours des deux prochains jours, une importante hausse du mercure, associée à des précipitations sous forme de pluie vendredi, entraînera inévitablement une augmentation du niveau de la rivière Saint-François. La réserve de crue devrait toutefois être suffisante pour accueillir cette hausse du débit, permettant ainsi de demeurer sous le seuil d’inondation. 

Stéphane Simoneau

Mercredi matin, le niveau de la rivière au centre-ville de Sherbrooke se situait sous les 9,5 pieds. On entre en mode veille vers 13 pieds, fait-il remarquer. Le ruissellement pourrait atteindre 20 à 40 millimètres d’eau.

« Malgré tout, le risque de débâcles demeure omniprésent et pourrait modifier nos prévisions. Une surveillance rigoureuse sera donc effectuée pour suivre de près la situation », souligne le coordonnateur. 

« Considérant les risques d’inondation associés à ces facteurs climatiques, nous demandons la vigilance des responsables de missions de l’OMSC en lien avec le plan particulier d’intervention en cas d’inondation de la rivière. »

M. Simoneau invite les gens habitant des zones inondables à consulter le site web de la Ville de Sherbrooke et à se munir de l’application de la Ville de Sherbrooke sur leur téléphone intelligent qui diffusera des notifications en temps réel sur le sujet au besoin.