La présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, se disait heureuse d’annoncer la création de cette nouvelle structure.

Sherbrooke crée son Bureau de l’environnement

Trois ans après avoir aboli sa division de l’environnement, la Ville de Sherbrooke crée une nouvelle structure, le Bureau de l’environnement, pour assurer une meilleure coordination des actions touchant notamment les cours d’eau, les espaces verts et la gestion des matières résiduelles.

Le Bureau de l’environnement comptera neuf personnes, dont un directeur de bureau qui devra être embauché dans les prochaines semaines. Un comité regroupant les directeurs des différents services municipaux ayant à composer avec des enjeux environnementaux sera aussi créé. 

« Ça fait un bon moment que je rêve de procéder à cette annonce, celle d’une nouvelle structure qui nous permettra une plus grande coordination de l’action municipale en environnement. Le premier pas est de mettre en place la fondation », commente la présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout. 

Chantal L’Espérance, elle, y voit une structure qui sera plus performante que celle qui avait été abolie. « Lorsqu’on avait aboli cette division, je faisais partie de celles qui doutaient de cette décision. Je suis heureuse de voir la création de ce bureau. C’est encore mieux, là où il est positionné, que ce que nous avions avant. Nous avons reculé pour mieux sauter. »

Ledit bureau vise à effectuer une vigie en matière d’environnement, à élaborer des plans et des politiques, à coordonner les actions au sein de l’organisation municipale, à développer les partenariats externes et les ententes gouvernementales ainsi qu’à réaliser la reddition de comptes auprès du conseil municipal.

Pour établir la structure, la Ville avait mené des consultations à l’interne, mais également auprès d’autres municipalités de taille comparable. Parmi les constats relevés, celui selon lequel « l’innovation en environnement semble avoir atteint un plateau depuis l’abolition de la division de l’environnement », lit-on dans les documents rendus publics lundi. 

On constate aussi que les autres villes de taille comparable « ont concentré leurs activités en environnement dans moins d’unités de travail, ce qui favorise une action cohérente globale ».

« À ce jour, il y a plusieurs directions à la Ville de Sherbrooke qui ont des responsabilités en matière d’environnement. La mise sur pied du Bureau de l’environnement vise une action plus structurante dans un contexte où l’environnement touche plusieurs responsabilités municipales, mais aussi gouvernementales ou qui incombent aux partenaires institutionnelles », a pour sa part résumé Marie-France Delage, directrice générale adjointe à la Ville de Sherbrooke.

Rémi Demers, lui, soulignait que cette action, peu coûteuse, mais transversale, était rendue nécessaire dans une société préoccupée par l’environnement. 

La création du Bureau de l’environnement se fait à l’intérieur du cadre budgétaire adopté en décembre 2018.