Entourée d’une bonne partie des candidats de son parti, Hélène Pigot a annoncé mercredi qu’elle entend consacrer 5 % du budget d’immobilisation dans un budget participatif si elle est élue.

Sherbrooke Citoyen propose d’établir un budget participatif

Sherbrooke Citoyen s’engage à consacrer 5 % du budget d’immobilisation de la Ville de Sherbrooke à des budgets participatifs. Ce seraient donc environ 2 M$ qui seraient répartis dans les districts pour réaliser des projets proposés par les citoyens eux-mêmes.

« C’est une mesure qui permet de montrer notre engagement à faire de la participation citoyenne, pour que la Ville prenne en considération les rêves des citoyens, pour que les citoyens puissent se dire fièrement qu’ils ont participé à ce projet. C’est un mécanisme pour que la population se réapproprie sa ville, son quartier », résume la chef Hélène Pigot.
Saint-Basile-le-Grand et Matane ont déjà fait l’expérience trois fois, clame Mme Pigot. « Les projets seront soumis au vote de la population et réalisés sous l’égide de la Ville. Nous n’attendrons pas que Québec décide des mécanismes de participation citoyenne. »
Les montants seraient accordés au prorata de la population tout en compensant Brompton et Lennoxville pour leur petite taille.
« Par district, ça veut dire entre 100 000 et 150 000 $ selon la taille de la population. Les citoyens pourront proposer des projets, que la Ville sélectionnera et accompagnera pour être sûre de donner une maturité aux projets. Si on revenait sur des projets centralisés de deux millions, ce dont nous avons peur, c’est que nous fassions un grand projet dans lequel les citoyens ne se reconnaissent pas », mentionne Hélène Pigot, qui croit que des idées intéressantes peuvent émaner avec des sommes comme celles-là.
« Nous voulons impliquer les gens du milieu. Nous implanterons de nouveaux conseils de quartier et nous croyons qu’il y aura une levée de la population. Les critères ne sont pas complètement établis, mais si nous voulons aller sur un seuil minimum de personnes qui votent, nous ne pourrons pas aller vers un seuil trop élevé. Plus on le fait, plus il y a un engouement. Le départ demandera de l’effort, mais plus les gens voient des bénéfices, plus ils s’impliquent. Du coup, les élus comprennent ce que les citoyens veulent. Des projets seront peut-être trop chers, mais la Ville pourra y réfléchir dans son budget. C’est un échange extraordinaire entre la Ville et les citoyens. »
Hélène Pigot estime qu’il faudra un accompagnement pour que la population se sente interpellée. Il n’est pas encore établi ce qui adviendra des sommes non utilisées, mais elles pourraient être transférées à l’année suivante.
« Dans le district du Pin-Solitaire, les gens nous disent qu’il manque d’endroits pour que les ados puissent se réunir. Chez nous, le budget participatif représenterait 130 000 $. Les exemples ne manquent pas. À Saint-Basile, ils ont réalisé une agora publique et un cinéma en plein air. C’est grâce à des idées comme ça qu’on réalisera Sherbrooke, plutôt que de s’asseoir sur les réalisations du passé et de dire que ça va bien à Sherbrooke », a ajouté le candidat Ludovick Nadeau.
Edwin Moreno, candidat dans Ascot, a pour sa part donné l’exemple d’un centre communautaire et d’une piscine, que les gens réclament dans son district. Des réalisations, qui, toutefois, nécessiteraient des investissements plus importants que la part réservée aux différents districts.