Sherbrooke

Embâcle : un drone pour étudier les glaces de la St-François

Dans le but de prévenir d’autres embâcles de la rivière Saint-François sur le territoire de Sherbrooke, l’Organisation municipale de sécurité civile (OMSC) on veut examiner ses glaces.

La compagnie Hydro Météo a été mandatée pour effectuer une étude des glaces afin de prévenir tout danger potentiel d’inondation.

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L’évaluation se fait à l’aide d’un drone à différents endroits, mentionne-t-on à la Ville de Sherbrooke.  
Ainsi, une équipe de spécialistes évaluera la situation en lien avec l’embâcle du secteur de l’arrondissement de Brompton survenu la fin de semaine dernière. Rappelons qu’un pont ferroviaire a été détruit lors de la montée des eaux de la rivière.
Selon l’OMSC, il n’y a pas lieu de s’alarmer, car les indicateurs de ruissellement sont à la baisse jusqu’à lundi.
Cet élément, combiné à une température plus basse et à un couvert de glace quasi absent sur l’ensemble de la rivière Saint-François, fait qu’on ne s’attend pas à une hausse subite des niveaux d’eau.
Les températures devraient se situer autour du point de congélation au cours des prochains jours.  
La Ville de Sherbrooke maintient tout de même une veille active de la rivière Saint-François jusqu’à l’obtention de l’étude hydraulique. Celle-ci devrait être rendue publique la semaine prochaine.
Enfin, la Ville de Sherbrooke ne dévoile pas l’endroit où se déroulent les travaux avec le drone pour éviter tous les risques d’accident.


Fait Divers

Ils volaient les compensations financières du cartel de l’essence

Comme si les consommateurs d’essence de Sherbrooke n’avaient pas été assez floués dans la cadre du cartel de l’essence entre 2000 et 2006 voilà que trois individus tentent de s’accaparer de la compensation financière qui a été accordée aux consommateurs par Couche-Tard.

Un homme de 47 ans et deux femmes de 31 ans et 28 ans ont fait la tournée des boîtes aux lettres d’immeubles à logements du secteur de la rue des Jardins-Fleuris, jeudi, à la recherche des cartes de compensation de 10 $ qui étaient acheminées par la poste.

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Un cadeau de 10$ à la pompe

« Nous les avons pris sur le fait », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.
En plus de la saisie d’une dizaine de cartes de compensation, les policiers ont aussi procédé à la perquisition du véhicule des suspects comme bien infractionnel.
« En plus du vol, il pourrait aussi y avoir des accusations en lien avec le bris des boîtes aux lettres pour effectuer le vol », mentionne le porte-parole du SPS.
Les trois individus, dont l’homme qui possède des antécédents judiciaires, ont été relâchés sous promesse de comparaître à une date ultérieure.
Les personnes qui auraient été victimes de ce vol peuvent communiquer avec le SPS au 819-821-5555 en lien avec l’événement 2018-2804.

Actualités

Well Inc.: l’immobilier risque de souffrir

L’inoccupation des espaces à bureaux est actuellement de 9,6 % à Sherbrooke. À l’heure où l’ajout de bureaux, de logements et de commerces est proposé dans le projet Well inc., cette statistique est jugée « en équilibre ». C’est ce que révèle « L’Étude de situation du contexte immobilier et économique et perspectives » réalisée par le Groupe Altus et rendue publique cette semaine.

Le document laisse entendre que la croissance du nombre de ménages d’ici 2031 est limitée, souligne le taux de vacance des espaces à bureaux et estime qu’il serait préférable de limiter l’implantation de nouveaux commerces au centre-ville, à l’exception des restaurants.

On y lit notamment, à propos des édifices à bureaux, que « dans l’ensemble de Sherbrooke, le taux de vacance est plus faible (3,1 %) dans les espaces à bureaux de grande superficie (plus de 1000 m2). Dans le secteur à l’étude, le taux de vacance de ces espaces est de 4,1 %. Ceci indique une certaine sous-offre pour des locaux de grande superficie dans la région ».

On relève que les rues Wellington Nord et Sud comptent déjà un nombre non négligeable d’espaces de bureaux vacants, soit 21 % pour la portion Nord et 13 % pour la portion Sud. Ils ont toutefois tous une superficie inférieure à 1000 m2.

On souligne aussi que, selon le site internet de la société immobilière IMMEX, « le taux d’inoccupation de leurs immeubles à bureaux construits au cours des cinq dernières années est de 21,7 % en moyenne ». Pour le 3200-A rue King Ouest, le complexe Le Baron, construit en 2015, l’étude fait état d’un taux de disponibilité des espaces à bureaux de 47,45 %.

Dans les conclusions de l’étude, on rapporte donc que la part du projet Well inc. devrait être de 1223 mètres carrés par année. « La construction de davantage de pieds carrés affectera le taux de vacance de Sherbrooke. »

Le regroupement des bureaux du CIUSSS n’est pas comptabilisé dans les données, mais si les locaux laissés vacants étaient intégrés au marché privé, le taux de vacance augmenterait davantage.

Du point de vue commercial, les superficies envisageables pour de nouveaux commerces sont inférieures aux standards du marché dans tous les domaines, sauf la restauration. « Un relativement grand nombre de travailleurs et/ou (sic) résidants est requis pour justifier l’implantation de nouveaux commerces de proximité.

« Le secteur de la restauration pourrait contribuer au positionnement distinct du pôle centre-ville dans l’esprit des résidants de Sherbrooke. [...] Considérant l’introduction relativement faible de nouvelles populations prévue dans le secteur Well inc., nous ne recommandons l’implantation de nouveaux commerces qu’au rez-de-chaussée du projet phare (NDLR : projet du consortium) et dans la boutique Royer déjà annoncée. »

En matière de population, on estime effectivement qu’environ 500 nouveaux ménages s’installeront à Sherbrooke chaque année, tout en notant que le taux d’inoccupation des logements se situait à 6,4 % en 2016. Dans le district Centre, ce taux était plutôt de 5,9 %.

Le poids des ménages ayant une personne de 75 ans ou plus à leur tête pourrait presque doubler d’ici 2021, alors que le poids des ménages de moins de 35 ans passera de 23 % à 18 %.

« Il faut bâtir des programmes incitatifs », croit Philippe Cadieux

« L’étude démontre que si on conserve la même situation économique, nous devrons travailler fort pour que Well inc. fonctionne. Mais le concept de Well inc., c’est d’essayer de mettre en place un écosystème qui donnera envie de créer de la richesse plutôt que d’entraîner un déplacement des ressources. » C’est une des nuances qu’apporte Philippe Cadieux, responsable des partenariats publics pour le Quartier Well inc., à propos de l’étude du Groupe Altus.

Vrai que les résultats de l’étude, pris seuls, pourraient amener à conclure que les employés qui travailleront dans les bureaux du centre-ville auront simplement été déplacés d’un autre secteur de la ville et qu’il y aura, au final, très peu de gains, admet M. Cadieux. « Si on fait juste des bâtiments, le projet ne marchera pas. Il faut une stratégie d’ensemble. Il faut bâtir des programmes incitatifs intéressants », plaide-t-il. Et ces programmes sont en cours d’élaboration.

« Well inc. est une stratégie beaucoup plus large que de construire des pieds carrés. Il se dit plein de choses en ce moment et on perd le message. L’idée, c’est de donner une impulsion de départ, d’avoir un branding pour aller chercher des entreprises à l’extérieur. Ceux qui sont intéressés en ce moment, c’est parce qu’il y avait un projet de départ. L.P. Royer, L’Gros Luxe, ils sont venus à cause de l’impulsion. »

Philippe Cadieux appuie ses dires avec des statistiques. En octobre 2017, 21 projets avaient été traités pour une implantation dans le secteur d’intervention. De ceux-là, 11 relevaient du secteur des services et 7 de la restauration. Du total, 81 % étaient de nouveaux projets et 19 % provenaient de déplacement. Le cinquième de ces entreprises étaient issu de l’extérieur de Sherbrooke.

Les fameux programmes incitatifs peuvent se traduire par un congé de taxes, par un programme de création d’emplois qui soutiendra les entreprises qui créeront de la richesse. « Il faut montrer que Sherbrooke est la place la plus intéressante pour investir. Dans le cadre d’un programme de création d’emplois, la cible utilisée généralement est de 80 % de nouveaux emplois. Voilà pourquoi le démarchage à l’extérieur de Sherbrooke est extrêmement important. Nous sommes en compétition avec l’ensemble des villes du Québec pour créer les conditions propices au succès économique de Sherbrooke. »

M. Cadieux ne peut chiffrer la valeur de ces programmes incitatifs, mentionnant que ce sera aux élus de statuer. « Le projet sera présenté dans son ensemble au conseil municipal et les élus seront souverains. Nous avons relevé ce qui se fait dans toutes les villes du Québec et les programmes qui fonctionnent se font sur une courte durée et sont assez agressifs. L’idée, ce n’est pas juste de donner de l’argent, mais d’aller chercher des résultats. Il ne faut pas investir à l’aveugle.

« L’objectif c’est de trouver la bonne recette pour avoir un projet rentable socialement et économiquement pour la population. »

Actualités

Well inc.: les inquiétudes subsistent

L’architecture du projet du consortium du Quartier Well inc., la taille du stationnement à reconstruire et les risques d’embourgeoisement font partie des plus grandes inquiétudes citoyennes soulevées lors de la soirée d’information organisée par la conseillère Évelyne Beaudin jeudi. La seule élue de Sherbrooke Citoyen cherchait à vulgariser toute l’information publique concernant ce projet de revitalisation qui soulève plusieurs interrogations.

Ils étaient une soixantaine, entassés à l’Irisium, à écouter la présentation, à poser leurs questions et à participer aux ateliers pour recenser les bons et les moins bons coups du consortium.

Rappelons que le projet en question consiste à reconstruire le stationnement étagé de la rue du Dépôt, à ériger deux tours en bordure de la rue Wellington Sud, à aménager une place publique entre ces deux bâtiments et à construire un lien routier entre la rue du Dépôt et la rue des Grandes-Fourches.

D’entrée de jeu, les questions ont porté sur les coûts du projet du consortium : 26 M$ d’investissements pour la Ville de Sherbrooke et une cinquantaine de millions de dollars pour le consortium. Certains citoyens ont aussi voulu savoir ce qui arriverait si la Ville ne s’entend pas avec le consortium avant la date butoir du 15 février.

« Il ne faut pas le regarder seulement en matière de revenus ou de dépenses. C’est louable de vouloir dépenser pour revitaliser le centre-ville. Je n’ai rien contre ça. Mais les chiffres présentés, il faut les prendre avec un grain de sel », a prévenu Évelyne Beaudin.

En plénière, les citoyens, parmi lesquels d’anciens candidats de Sherbrooke Citoyen, ont relevé que le projet « se fond mal dans la rue Wellington Sud actuelle. Il est difficile de retrouver notre centre-ville ». L’architecture, mais aussi la hauteur des bâtiments, d’environ cinq et onze étages, inquiète, disait une citoyenne.

« Nous avons l’impression que Well inc. est uniquement basé sur le projet du consortium et il semblait basé sur du copinage politique. Les documents publics servent moins à informer qu’à vendre le projet. Nous avons l’impression de nous faire imposer une vente à pression », clamait un autre.

Une place publique... privée

La place publique, pour certaine, a plutôt l’allure d’une place privée pour les utilisateurs des deux tours.

L’idée d’offrir une plus grande place à l’opinion citoyenne a aussi été soulevée.

« Mon agenda caché, c’est de vous convaincre de vous impliquer davantage. Si vous avez des commentaires, des questions, contactez vos élus », a conclu Évelyne Beaudin, invitant les citoyens à entrer en contact avec Chantal L’Espérance, la présidente du comité de revitalisation du centre-ville. Mme L’Espérance était sur place pour la consultation (voir autre texte).

« Je retiens que les gens veulent faire partie de la décision. Les gens ne sont pas seulement pour ou contre. On est capable si on se parle de faire la part des choses et de faire un projet qui va rassembler », a retenu Mme Beaudin.

La conseillère compte résumer les interventions citoyennes et faire circuler le document parmi ses collègues. « Je vais sûrement faire une intervention au conseil pour faire un rappel. »

Évelyne Beaudin pourrait tenir d’autres consultations dans le futur. « Le but, c’est d’établir le lien le plus direct entre l’appareil municipal et la population. Je ne me vois pas prendre des décisions sans avoir un contact avec le reste de la population. »

Mme Beaudin ne se disait pas déçue que le maire Steve Lussier ne se soit pas pointé à sa séance d’information. « Mais qui sait, il l’a peut-être regardée sur internet. »

La conseillère Karine Godbout a aussi participé à l’événement. « Je veux rencontrer mes citoyens une fois par mois. Je suis venue voir comment ça se passe. Il y a beaucoup de questions des citoyens qu’on a posées au conseil également. Je suis une élue indépendante, mais la consultation répondait aux valeurs que je partage, alors je me suis présentée. »

Actualités

Un nouveau pavillon pour l'Institut quantique de l'UdeS

L’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke (UdeS) ne sera bientôt plus perdu à l’intérieur des facultés des sciences et de génie de l’UdeS : un nouveau pavillon verra le jour pour y loger ses professeurs, ses étudiants et ses laboratoires grandement spécialisés. L’Institut quantique fait ainsi un pas de plus pour devenir un des lieux de recherche les plus importants sur la planète en ce qui concerne la physique quantique.

Le projet a reçu jeudi une subvention d’un peu plus de 13 millions $ qui viennent de donner l’aval à ce projet d’envergure : la mise en chantier rapide d’un nouveau bâtiment consacré uniquement à l’Institut quantique.

La première pelletée de terre du nouveau bâtiment, qui sera adjacent à l’actuelle faculté des sciences, devrait être levée entre le printemps et l’automne prochain.

« Selon l’échéancier que nous souhaitons, nous pourrions prendre possession du bâtiment en 2019 », explique le chercheur en physique quantique Alexandre Blais, professeur titulaire à la faculté des sciences de l’UdeS et titulaire principal de cette subvention de 13 millions $.

« Nous voulons regrouper tout le monde sous un même toit, avoir des nouveaux laboratoires et attirer de nouveaux chercheurs ici, à Sherbrooke. Nous sommes des physiciens, des ingénieurs, des théoriciens, des expérimentateurs. Enfin on va avoir un espace commun pour interagir. Notre objectif est de passer de la belle recherche fondamentale en physique quantique que l’on fait ici à l’UdeS à des technologies quantiques qui auront la possibilité de révolutionner notre société encore une fois », ajoute le professeur.

L’équipe de professeurs de l’Institut quantique a beaucoup augmenté ses dernières années. Des prestigieux chercheurs se sont joints à l’équipe. Et ce n’est pas fini. Les chercheurs sherbrookois veulent aller chercher encore davantage de joueurs.
« Nous avons un réseau de partenaires québécois et canadiens. On veut les amener ici, à Sherbrooke. On veut faire de Sherbrooke un lieu quantique sur la planète. On a déjà une équipe extraordinaire et on veut continuer d’amener les meilleurs ici », clame Alexandre Blais.

La physique quantique?

En terminant, une question s’impose. Qu’est-ce que c’est la physique quantique? « Il s’agit de la théorie la plus précise jamais créée par l’homme. Elle a permis le développement de toutes les infrastructures modernes, comme le laser, les ordinateurs et les téléphones cellulaires. L’effet du quantique est partout autour de nous. Nous sur quoi on travaille, c’est vers une deuxième révolution offerte par le quantique. On travaille notamment à développer un ordinateur quantique, qui serait plus puissant à lui seul que tous les ordinateurs de la planète réunis et qui permettrait de résoudre des problèmes qu’on ne peut même pas imaginer encore aujourd’hui », illustre Alexandre Blais.

En 2015, l’Institut quantique, par le biais de son chercheur Alexandre Blais, avait reçu la subvention la plus importante de l’histoire de l’UdeS, c’est-à-dire 33 M$ sur 7 ans pour mettre en branle les étapes nécessaires à cette deuxième révolution quantique sur laquelle travaillent les professeurs sherbrookois.

Actualités

Averse de 51 M$ sur l’UdeS

L’Université de Sherbrooke vient de recevoir un peu plus de 51 millions $ en subventions offertes par les gouvernements du Québec et du Canada ainsi que la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et différents partenaires.

À quoi serviront tous ces millions de dollars qui viennent de déferler sur la colline universitaire? Les sommes allouées serviront principalement à l’acquisition d’équipements de pointe pour aider les chercheurs à avancer dans leurs projets.

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Plusieurs projets toucheront des octrois de recherches, mais deux projets en particulier se partageront une importante partie du gâteau : un projet en physique quantique touche 13 millions $ (voir autre texte) et projet en microscopie électronique, 22,6 millions $.

Le chercheur Nadi Braidy est l’un des deux chercheurs dont le projet se voit accorder une subvention très importante.

« Nous venons de recevoir 22,6 M$ pour l’achat des microscopes qui permettront de sonder la matière à l’échelle atomique. On peut donc savoir où sont les atomes mais aussi la nature de ces atomes. Une fois qu’on les connait, on peut inférer sur leurs propriétés. Cet investissement est capital pour tous les chercheurs en sciences des matériaux. On est 300 chercheurs au Québec en sciences et en génie des matériaux au Québec, mais on ne peut pas travailler avec une main liée dans le dos; ça nous prend ce type d’outils pour pouvoir travailler mieux et plus rapidement », souligne le professeur Brady du département de génie chimique et de génie biotechnologique.

« Projets révolutionnaires »

« Ces investissements permettront aux chercheurs de mener des projets révolutionnaires qui produisent des résultats étonnants, par exemple la réalisation de matériaux composites pour fabriquer et réparer de l’équipement dans le secteur de l’aéropsation, la détection de l’étude de la matière noire et le perfectionnement de chirurgie non invasive au cerveau pour traiter des maladies comme celle de Parkinson », s’est réjoui la ministre Marie-Claude Bibeau, dont le gouvernement a injecté 13 millions $.

Les chercheurs des sciences sociales n’ont pas été oubliés cependant, car 2,1 millions $ ont été consentis à des professeurs en sciences humaines et sociales de l’Université de Sherbrooke par le gouvernement fédéral et 280 000 $ à d’autres chercheurs de l’Université Bishop’s par le biais de bourses et de subventions du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH).

« La recherche financée par le CRSH que nous célébrons aujourd’hui porte sur différentes sphères des sciences humaines est sociales dans lesquelles nos chercheurs ont une réputation nationale et internationale », a soutenu le vice-principal académique de l’Université Bishop’s, Miles Turnball.

Affaires

Le Village des Valeurs veut «promouvoir le recyclage»

Une centaine de personnes sillonnaient les allées du nouveau Village des Valeurs, quelques minutes après sa grande ouverture. Situé dans l’ancien Brico-Max, ce nouveau magasin compte plus de 100 000 articles de toutes sortes.

La gérante du Village des Valeurs, Isabelle Jean, indique que la mission est d’aider la communauté. « On veut aider notre partenaire à but non lucratif. On veut aussi promouvoir le recyclage, c’est-à-dire donner une deuxième vie aux articles afin d’éviter que ça aille dans les sites d’enfouissement », a-t-elle expliqué quelques minutes après la coupure du ruban.

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Tout le monde pourra trouver son compte au Village des valeurs. Au travers des cotons ouatés et des bottes, des livres, des DVD, des Blu-ray et des jouets se trouvent dans différents rayons du magasin. « On retrouve un peu de tout, affirme Mme Jean. Il y a des sacoches, des chaussures, des ceintures, des vêtements, des petits électroménagers et des meubles. Tout est usagé. »
L’arrivée du Village des Valeurs a créé plusieurs dizaines d’emplois dans la région. « Il y a une soixantaine d’emplois divisés entre la production et les opérations. La moitié des employés sont à temps plein et les autres, c’est surtout des étudiants qui travaillent à temps partiel. On n’a pas de bénévoles : tout le monde est payé. »
L’organisme associé au Village des Valeurs, Grands Frères Grandes Sœurs de l’Estrie, aura droit à un bon coup de pouce, selon la directrice Stéphanie Derby. « On est partenaires avec le Village des Valeurs. On a été sélectionnés pour recevoir une aide financière et une visibilité dans les magasins. Pour tous les dons reçus, on reçoit une cote financière.
« Nous avons aussi droit à une belle visibilité, ajoute Mme Derby. Il y a notre logo dans le centre de dons et sur des pamphlets. Ça va nous donner un bon coup de pouce. On a déjà reçu plusieurs appels de gens qui sont intéressés par nos services. On voit déjà des répercussions. De plus, on encourage les gens à donner au Village des Valeurs. »
Les clients satsifaits
Éric, un client, est visiblement satisfait de l’arrivée du Village des Valeurs. « Il y a beaucoup d’articles, analyse-t-il. Je ne pensais pas de voir autant de diversité. C’est un peu plus cher que le comptoir familial, à titre d’exemple. Je ne pensais pas que ça allait être aussi grand. Il y en a beaucoup à Montréal, mais c’est beaucoup moins grand et moins attrayant. Ça parait que c’est neuf. »
La chaîne compte environ 330 magasins et plus de 20 000 employés au Canada, aux États-Unis et en Australie. Annuellement, 317,5 millions de kilos d’articles usagés sont détournés du site d’enfouissement selon le site web du Village des Valeurs.

Affaires

11 M$ pour American Biltrite

American Biltrite investit 11 M$ dans son usine de Sherbrooke. L’investissement, qui permettra de créer 30 nouveaux emplois, vise à conquérir le marché des couvre-planchers en caoutchouc.

Les écoles, les centres de la petite enfance et les hôpitaux sont la principale clientèle visée pour le nouveau produit qui a été breveté à l’échelle mondiale par l’entreprise de la rue Bank.

« En Amérique du Nord, le marché des couvre-planchers en caoutchouc, surtout pour les hôpitaux, c’est 200 M$. Actuellement, on est un joueur mineur avec une part de marché de 10 pour cent. Avec ce projet, on va certainement tripler ce pourcentage pour atteindre 30 pour cent de part de marché », a révélé Jean-Pierre Benoit, vice-président et directeur général, Produits American Biltrite.

La ministre Marie-Claude Bibeau, au nom du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique Navdeep Bains, a annoncé que le gouvernement fédéral a accordé une contribution remboursable de 1,1 M$ pour ce projet en vertu du Programme de développement économique du Québec. Pour sa part, le ministre Luc Fortier, au nom de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et vice-première ministre Dominique Anglade, a souligné que le gouvernement provincial a versé une contribution non remboursable de 550 000 $ à l’entreprise dans le cadre du programme ESSOR.

« Les couvre-planchers de caoutchouc ont beaucoup de qualités pour les hôpitaux, les écoles et les centres de la petite enfance. C’est un plancher silencieux, durable, confortable et hygiénique, car les virus et les bactéries ne se propagent pas sur ce matériel. Par contre, ce plancher avait un défaut, celui d’être plus difficile à laver. C’est pour cette raison qu’en 2014, on a lancé à l’équipe de développement de produits le défi de développer un plancher de caoutchouc qui se lave facilement », a expliqué M. Benoit.

Après plusieurs mois de recherche et développement, l’entreprise a développé une technologie, en collaboration avec l’Université de Sherbrooke, qui permet la fabrication des couvre-planchers de caoutchouc plus résistants aux taches, qui se nettoient beaucoup plus facilement.

« Aussi, l’autre défaut de ce type de plancher était le choix limité de couleurs. Aujourd’hui, on peut produire des couvre-planchers de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel », précise Jean-Claude Mercier, vice-président Recherche et développement — opérations.

Le plan comprend trois étapes. La mise en place d’une nouvelle ligne d’enduction qui démarre ses activités en janvier 2018. Le développement et la mise en marché, en 2018, d’un nouveau produit de couvre-planchers de style contemporain. Et, troisièmement, l’achat et l’installation de nouveaux équipements de vulcanisation du caoutchouc qui augmenteront la capacité de production au printemps 2019.

Les 30 nouveaux emplois s’ajoutent aux 250 travailleurs de l’entreprise qui fait partie du décor économique de Sherbrooke depuis 1903 et qui se spécialise dans la fabrication de polymères industriels et de couvre-planchers.

Le projet d’investissement avait d’abord été refusé par le siège social d’American Biltrite à Boston.

« L’innovation, c’est de la gestion de risque et ce n’est pas facile à justifier. Mais après le refus, on n’a pas abandonné. On est revenu et on a demandé l’aide d’organismes tels que Développement économique Canada, Investissement Québec, Sherbrooke Innopole. On a refait le plan d’affaires, réalisé des études de marché et obtenu les subventions mentionnées. On est ensuite retourné à la maison-mère et on a eu l’approbation », raconte M. Benoit, remerciant les 250 employés d’avoir fracassé des records de production et de qualité au cours de la période de négociations.

Actualités

Stationnement au CIUSSS : les employés manquent de cases

Il n’y a pas suffisamment d’espaces de stationnement pour les employés de plusieurs établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, notamment aux deux sites du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS). Si la situation perdure depuis plusieurs mois, le est encore pire l’hiver puisque la neige poussée gruge encore quelques espaces supplémentaires, tout comme les lignes de signalisation cachées par la neige, ce qui fait que les automobilistes se stationnent moins bien et de façon moins serrée qu’à l’habitude.

Plusieurs employés en ont marre de la situation et exigent que la direction trouve de meilleures solutions pour permettre à ses employés de se rendre au travail peu importe l’heure où ils commencent leur journée.

« Quand nous arrivons au travail après 8 h 20, 8 h 25, ça devient problématique de réussir à se stationner sur le site de l’Hôpital Fleurimont. Nous sommes obligés de trouver des endroits non conformes pour nous stationner », déplore Mathieu Mercier, qui travaille pour la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et qui doit donc se stationner au CHUS Fleurimont quotidiennement.

« La sécurité de l’hôpital a été plutôt clémente à notre endroit, mais la semaine passée, des avertissements ont été distribués, ce qui laisse à penser qu’ils nous donneront des contraventions sous peu. Le problème, c’est que nous payons 275 $ par année pour notre stationnement et qu’il n’y a pas de place pour tout le monde. C’est un non-sens », déplore Mathieu Mercier.

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS connait les enjeux liés au manque de places de stationnement disponibles pour ses employés dans plusieurs de ses établissements, notamment les deux hôpitaux du CHUS.

« Nous avons mis en place des solutions alternatives pour tenter de réduire le nombre de voitures dans nos stationnements, tout en faisant notre part pour favoriser la mobilité durable en tant que citoyen corporatif », mentionne Annie-Andrée Émond, porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Il y a par exemple des transports entre les hôpitaux Fleurimont et Hôtel-Dieu, l’Édifice Murray et la Clinique de la planification des naissances pour le personnel qui doit travailler sur plusieurs sites.

Le transport en commun est aussi gratuit pour le personnel du CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui souhaite se rendre au travail par le biais des autobus municipaux plutôt que de s’acheter une passe de stationnement.


Sherbrooke

La Wellington Sud à sens unique ?

La rue Wellington Sud pourrait devenir un sens unique de façon permanente. Une place publique verrait le jour près du Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB). Les autobus de la Société de transport de Sherbrooke pourraient délaisser la station du Dépôt pour s’arrêter sur la rue King Ouest au centre-ville.

Voilà quelques propositions transpirant du Plan directeur d’aménagement et de développement du secteur Wellington Sud rendu public mardi parmi tous les documents concernant le projet Well inc.

Le plan réalisé par BC2 compte 57 pages et présente des propositions d’aménagement pour le secteur à revitaliser. Il prévoit des investissements de près de 12 M$ sur une période de cinq ans. Il a été réalisé à la suite d’une consultation citoyenne tenue en mai 2017.

Le concept repose entre autres sur deux places publiques, celle du projet du consortium, dans la zone où se trouve actuellement l’Hôtel Wellington, et une autre à côté du CASJB. Les croquis proposent entre autres du mobilier urbain pour que les citoyens se réunissent et, près de l’intersection de la rue Wellington Sud et de la rue Aberdeen, l’installation d’un piano public.

La rue Wellington Sud serait elle-même réaménagée pour laisser plus de place au transport actif. « Les voies de circulation pour les automobiles sont contraintes par des irrégularités de tracé, afin de contribuer à la diminution de la circulation et à la réduction de la vitesse des véhicules motorisés », lit-on dans le plan.

Il est notamment question d’ajouter des stationnements couverts pour les vélos.

« Un autre geste important consiste à rendre la rue Wellington Sud à sens unique vers le nord à partir de la rue Aberdeen, et ce, en permanence. [...] Cette intervention, de concert avec une révision du sens de la circulation sur la rue du Dépôt, sert aussi à canaliser cette dernière vers le stationnement à étages projeté sous la zone prioritaire. »