Actualités

5,4 M$ pour améliorer les soins de santé

Encore une fois cette année, la population a répondu à l’appel lancé par la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) dans la cadre de l’émission Au cœur de la vie, point culminant de sa campagne annuelle de financement qui se tenait vendredi soir. L’objectif de 5,4 M $ a été facilement atteint : ce sont 5 479 919 $ qui ont été amassés et qui seront ainsi redistribués dans différents projets dans les deux hôpitaux du CHUS au cours de l’année à venir.

« C’est notre 40e anniversaire cette année, et nous sommes vraiment très fiers d’avoir amassé plus de 75 M$ au cours de ces 40 années. Tout cet argent est réinvesti au CHUS pour des projets de recherche, des projets d’amélioration de la qualité des soins et des achats d’équipements. Quand nous investissons dans un projet, nous servons bien souvent de levier pour faire débloquer des projets », explique le directeur général de la Fondation du CHUS André Larocque.

La façon des gens de donner a changé au cours des dernières années, et la Fondation a dû s’adapter à cette façon de vouloir faire sa part pour améliorer la qualité des soins, souligne André Larocque. « Avant, les gens donnaient de l’argent dans un fonds général. Maintenant, les gens souhaitent souvent donner des fonds pour un service ou un projet en particulier, et c’est très bien comme ça! Nous sommes très respectueux de ces demandes », ajoute le directeur général.

Annie Cayouette et Christian Houde font partie de ces donateurs qui ont non seulement fait leur propre don, mais qui ont également commencé une campagne de sollicitation afin d’amasser des fonds pour que le département de néo-natalité de l’hôpital Fleurimont puisse acquérir un lit réfrigérant pour les nouveau-nés. Puisque le CHUS ne possède pas cet équipement en ce moment, c’est littéralement sur un lit de « ice pack », comme ceux que l’on met dans nos lunchs, que leur petit Samuel a passé les premiers jours de sa vie.

« Samuel a manqué d’air pendant neuf minutes à sa naissance. Les médecins ont dû le mettre en cooling, c’est-à-dire le placer en hypothermie à 33 degrés Celsius pendant 72 heures pour permettre à son cerveau de se régénérer. Il y a de 10 à 15 cas de ce genre chaque année au CHUS, et les médecins doivent vraiment placer les bébés sur un lit de glace », mentionne sa maman Annie.

À 19 mois aujourd’hui, le petit bonhomme a très bien récupéré. À le voir courir vendredi soir à la cafétéria du CHUS Fleurimont où se déroulait la partie en direct d’Au cœur de la vie, il n’y a aucun doute sur son état de santé! Le bambin sera tout de même suivi pendant les prochaines années par une équipe du CHUS afin de déceler tout problème qu’aurait pu causer sa naissance difficile.

Annie Cayouette, qui est elle-même technologue en imagerie médicale au CHUS, a beaucoup apprécié les soins que son petit Samuel a reçu après sa naissance et a pu voir toute la différence que pouvaient faire les dons de la Fondation dans le quotidien des patients. Et c’est ainsi qu’elle est devenue bénévole à la Fondation pendant son congé de maternité, et qu’elle amasse maintenant des fonds pour que l’hôpital puisse acquérir ce petit lit réfrigérant qui serait bien plus accueillant qu’un lit de « ice pack »!

Fait divers

Une ado manque à l’appel depuis le 1er novembre

Une Sherbrookoise de 15 ans manque l’appel depuis quelques jours, ce qui inquiète ses proches.

Jade Lacroix-Dubé n’a pas donné de ses nouvelles depuis le 1er novembre.

L’adolescente devait se rendre à un stage, mais ne s’est pas présentée, mentionne le Service de police de Sherbrooke (SPS) dans un avis de recherche diffusé vendredi avant-midi. Elle pourrait se trouver dans le secteur Saint-Élie, note-t-on.

Jade Lacroix-Dubé a les yeux bleus et ses cheveux sont bruns. Elle mesure 1,65 mètre et pèse 61 kilos.

On peut communiquer avec le SPS au 819 821-5555 pour signaler sa présence.

Sherbrooke

Controverse vestimentaire dans une école secondaire

Des avertissements vestimentaires à l’école secondaire Mitchell-Montcalm à Sherbrooke ont fait réagir sur Facebook jeudi et vendredi. Une jeune fille vêtue d’un legging et une autre avec une ouverture dans le dos ont dû se changer, car elles ne respectaient pas le code vestimentaire de l’établissement.

Elles estiment toutefois ne pas avoir dépassé les bornes.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation survient à l’école selon Valéry Martin, mère d’une élève.

« C’est une école super ouverte où il n’y a pas ou presque d’intimidation, mais je ne comprends pas pourquoi on cible particulièrement les filles, explique-t-elle. Ce sont souvent elles qui doivent changer de vêtements. »

La surveillance est très sévère selon Mme Martin.

« Les surveillants avertissent  les jeunes qui mettent leurs tuques avant de sortir dehors. À cet âge-là, c’est déjà difficile de leur faire porter une tuque en plus. »

Les couvre-chefs de toute sorte sont interdits à l’école Mitchell-Montcalm.

« Les gars ne sont pas cons et il ne faut pas culpabiliser les filles d’être à l’aise avec leur corps », résume Valéry Martin.


Justice

Un suspect accusé de l’incendie sur la rue Athéna

C’est un individu de 30 ans qui serait à l’origine de l’incendie allumé mardi dernier dans une résidence de la rue Athena dans le secteur Saint-Élie.

Olivier Hince a été amené devant le tribunal cette semaine au palais de justice de Sherbrooke.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau a autorisé des accusations pour l’incendie criminel de la rue Athena ainsi que de harcèlement entre le 11 et le 14 novembre à l’endroit de la propriétaire de la résidence.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a confié Olivier Hince au département de psychiatrie du CHUS pour évaluer son aptitude à faire face aux procédures judiciaires.

Il reviendra devant le tribunal le 22 novembre prochain pour le retour de l’évaluation psychiatrique.

Les pompiers avaient été appelés sur la rue Athena un peu avant midi le 14 novembre. L’intervention rapide avait permis de limiter les dégâts à environ 10 000 $.

Actualités

Se faire tester pour mieux guérir

Denis Dion a appris qu’il avait le cancer de la prostate en décembre dernier. En mai, il subissait une prostatectomie radicale, une chirurgie pratiquée à l’aide du robot chirurgical Da Vinci II, acquis récemment grâce à un don de 6 M$ de la Fondation du CHUS. Dans le cadre de la 6e édition d’Au cœur de la vie, l’Estrien accepte de raconter son histoire principalement pour inciter les hommes à faire le test de l’antigène prostatique spécifique (APS) qui permet de diagnostiquer rapidement un cancer de la prostate.

M. Dion avait demandé à son médecin, il y a sept ans, d’ajouter le test mesurant la quantité de l’APS dans son sang à ses tests médicaux annuels. C’est un ami, qui avait combattu un cancer de la prostate, qui lui avait recommandé.

Lire aussi: Percée majeure dans la lutte au cancer de la prostate

« À mon rendez-vous en décembre, mon médecin m’a appris que mon niveau d’APS avait triplé depuis ma dernière prise de sang. Même si la biopsie a confirmé le diagnostic seulement deux mois plus tard, je pensais bien à ce moment-là que j’avais le cancer », explique l’homme de 61 ans.

Pour ne pas assombrir le temps des Fêtes de ses proches, M. Dion a gardé pour lui ses résultats inquiétants. 

« Deux de mes amis qui étaient passés par là. Ils ont été mes confidents au cours de cette période », raconte celui qui a attendu la veille de la biopsie pour annoncer toute la vérité à son épouse et son fils.


Justice

En thérapie à la suite d'une série de vols

Arrêté la semaine dernière à la suite d'une série de vols dans des résidences de l'ouest de Sherbrooke, Michel Durand se retrouve en thérapie.

L'individu de 52 ans a été arrêté à la suite d'une tentative d'introduction par effraction au restaurant le Chou de Bruxelles.

Il a comparu le lendemain pour 12 accusations de vols et introductions par effraction entre le 28 septembre et le 7 novembre dernier.

Détenu depuis le 8 novembre dernier, il a été confié cette semaine à une maison de thérapie.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec lui a imposé une série de conditions dont celle de ne pas consommer de drogue ou d'alcool.

Après son arrestation, Michel Durand a confessé plusieurs autres vols.

En plus du Chou de Bruxelles, il a mentionné avoir fait des introductions par effraction sur les rues Galt Ouest, Saint-André, du Rosaire, Saint-Gilles et de Lisieux. À cet endroit, il a volé une carte de crédit.

Durand est aussi accusé de vol de carte de crédit, d'utilisation de ces cartes de crédit et de fraude. Il est accusé du vol d'une poussette sur la rue de la Montagne.

Michel Durand habite justement dans le secteur où ont été commis les vols.

L'avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l'aide juridique et la procureure aux poursuites criminelles Me Claudie Marmet ont convenu de reporter le dossier au 19 janvier prochain.

Affaires

Le Siboire fête ses 10 ans

Le Siboire célèbre ses dix ans et pour l'occasion tous les Sherbrookois sont conviés au 80 rue Dépôt, samedi le 18 novembre, dès midi. Musée éphémère, accord bière et fumoir, menu de bières ayant traversé les époques et de nombreux souvenirs garniront cette journée.

En 2007, la microbrasserie Siboire s'est inscrite parmi les entreprises pionnières de la revitalisation du centre-ville de Sherbrooke. Fondée par Jonathan Gaudreault et Pierre-Olivier Boily, l'entreprise encourage les initiatives sportives, participe à de nombreux projets innovateurs avec la communauté étudiante de l'Université de Sherbrooke et fait briller Sherbrooke dans le secteur de la bière.

Le temps d'une journée, la succursale Dépôt se transformera en véritable musée rempli de souvenirs insolites. Du premier sous-verre aux nombreuses implications de l'équipe,

Tous les éléments marquants de cette décennie seront revisités en vue de ranimer une douce nostalgie aux amateurs et amatrices.

Aujourd'hui, Siboire compte trois succursales et un dépanneur. L'entreprise compte 160 employés dont 110 dans les deux succursales sherbrookoises.

Sherbrooke

Un « grand rendez-vous féministe » à la première séance du conseil

Le Collectif Sherbrooke féministe entend battre le fer pendant qu’il est au chaud en ce qui a trait à la formation d’un conseil des Sherbrookoises à l’Hôtel de Ville.

Fort de l’appui de 170 citoyens et d’une vingtaine d’organismes, le Collectif annonce « un grand rendez-vous féministe » à la première séance publique du nouveau conseil municipal, lundi soir, pour déposer officiellement son projet.

« On ne propose pas de créer un conseil des Sherbrookoises demain matin, mais on propose d’amorcer la démarche avec la création d’un comité de travail qui sera chargé de voir aux aspects techniques de la formation d’un tel comité consultatif », explique Marie-Danielle Larocque, membre du Collectif Sherbrooke féministe.

Inspiré du comité consultatif d’urbanisme, le conseil des Sherbrookoises regrouperait de 10 à 12 femmes, élues, citoyennes et représentantes de groupes féministes, pour favoriser la participation active des femmes au développement de la ville et agir comme instance d’éducation au sein de l’appareil municipal. Il bénéficierait d’un budget qui n’a pas encore été défini.

Sherbrooke deviendrait ainsi la troisième ville au Québec à se doter d’une telle instance, après Montréal et Laval, fait valoir Mme Larocque.

Le projet a actuellement l’appui de quatre conseillères, d’un conseiller, et du maire Steve Lussier, énumère-t-elle, si bien qu’elle a confiance qu’il puisse cheminer rapidement. L’avis de projet, un document de 35 pages, a d’ailleurs été envoyé par courriel à tous les élus jeudi.

Mme Larocque souligne du même souffle sa satisfaction de voir que le comité exécutif nouvellement nommé compte trois femmes et elle rappelle que le maire Lussier s’est aussi engagé à la parité dans les autres comités qu’il s’apprête à attribuer, ainsi qu’à la mise sur pied d’une campagne municipale de sensibilisation contre les violences sexuelles.

Le Collectif attend entre 20 et 30 supporteurs à la séance de lundi soir.

Dans un monde idéal, le comité de travail pourrait livrer sa proposition à la fin juin 2018 pour que le conseil des Sherbrookoises soit formé à temps pour la deuxième année du mandat des élus.

Le Collectif espère par ailleurs que le service des communications de la Ville déposera lundi ses recommandations sur la politique de communication épicène et inclusive. Cette politique de communication non sexiste constitue la deuxième revendication principale du Collectif et a été déposée en mai dernier.

Créé le 8 mars 2017, le Collectif Sherbrooke féministe compte six personnes qui travaillent activement au projet de conseil des Sherbrookoises.

Souvenir trans

Notons par ailleurs que le conseil municipal de lundi sera précédé, à 18 h, devant l’hôtel de ville, d’une Veillée aux chandelles organisée par le Groupe d’action trans de l’Université de Sherbrooke en ce 20 novembre, Journée internationale du souvenir trans.

« L’année 2017, souligne le GATUS dans son invitation, a été la plus meurtrière jusqu’à maintenant pour les personnes trans, alors que l’on recense au moins 25 meurtres transphobes aux États-Unis seulement, la majorité des victimes étant des personnes transféminines racisées. Sur place, nous lirons à voix haute le nom des victimes, puis observerons un moment de silence. 

Sherbrooke

La vente de la place Nikitotek poserait un défi

Vendre la place Nikitotek serait plus difficile que de simplement y apposer une pancarte « à vendre ». Si le maire Steve Lussier souhaite respecter sa promesse de se départir de la scène extérieure du centre-ville, il devra obtenir l’approbation du ministre des Affaires municipales et rembourser une partie des subventions obtenues des gouvernements provincial et fédéral.

Selon le protocole d’entente entre le ministère des Affaires municipales et des Régions et la Ville de Sherbrooke, la Ville devrait rembourser 10 % des subventions obtenues pour l’ensemble du projet de revitalisation de la gorge de la rivière Magog. 

Les subventions étant de 4,4 M$, divisés en parts égales entre Québec et Ottawa, la somme à rembourser totaliserait 440 000 $. C’est sans compter l’approbation du ministre.

Amélie Boissonneau, coordonnatrice aux communications à Destination Sherbrooke, explique que la construction de la place Nikitotek, amorcée en 2010, fait partie intégrante d’un projet de revitalisation de la gorge de la rivière Magog de 6,6 M$. « La place Nikitotek ne vient pas toute seule. Elle faisait partie d’un projet global de revitalisation de la gorge qui comprend l’éclairage de la promenade des Rapides et l’aménagement d’une promenade près du bureau d’information touristique », résume-t-elle.

Le coût de la place Nikitotek s’élevait à 1,8 M$.

« À partir du moment où la Ville veut changer la vocation de la scène ou s’en départir, il faut entamer des démarches auprès du ministère des Affaires municipales. »

Selon le protocole d’entente, la « contribution gouvernementale est conditionnelle à ce que le bénéficiaire [...] demeure propriétaire de l’infrastructure pour une période d’au moins dix ans suivant la date de la fin du projet, soit la date de réception définitive de l’infrastructure subventionnée ».

Si cette contrainte n’est pas respectée, les gouvernements peuvent exiger le remboursement de leur contribution, en tout ou en partie, à 100 % dans les deux premières années suivant la fin du projet, à 55 % dans les deux à cinq ans suivant la fin du projet, et à 10 % dans les cinq à dix ans suivant la fin du projet.

La date de fin des travaux, selon l’addenda numéro 1 au protocole d’entente, est fixée au 31 mars 2012, ce qui laisse croire que la Ville devrait demeurer propriétaire de la place Nikitotek jusqu’au 21 mars 2022.

Dans le même sens, si la Ville souhaitait déménager la place Nikitotek ailleurs que dans le périmètre de la gorge de la rivière, pour le déplacement éventuel du pont des Grandes-Fourches, par exemple, elle devrait obtenir une approbation écrite du ministre. Les derniers plans rendus publics faisant état du possible déplacement du pont déménageaient toutefois la scène au centre-ville, au confluent des deux rivières.

Le producteur de Québec Issime, Robert Doré, ne s’est par ailleurs pas posé la question des conséquences de la vente possible de la place Nikitotek. S’il dispose d’une entente de dix ans pour y produire ses spectacles, il a aussi accepté de payer un toit recouvrant les gradins de la salle, pour la somme de 900 000 $, qu’il rembourse à la Ville sur la même période de dix ans. « Je vais respecter mon entente. Pour le reste, que ça change de propriétaire ou non, je ne me suis pas posé la question. »

Steve Lussier admet ne pas avoir eu le temps de se pencher sur le dossier de la place Nikitotek pour le moment. « Ça dépendra aussi de savoir si on déplace le pont des Grandes-Fourches ou non. Peut-être qu’on va la gérer encore et la déménager. J’aime mieux ne pas trop m’avancer parce que je n’ai pas trop regardé le dossier. » Il n’est toutefois pas exclu qu’il accepte de payer la pénalité pour se départir de l’infrastructure qui, selon lui, n’offre pas de rentabilité. Comme pour le Centre de foires, qu’il pourrait vendre également, il mentionne que la vente est une option qu’il se garde « comme porte de sortie » pour assurer la rentabilité.

M. Lussier pourrait rencontrer Robert Doré dans les prochaines semaines.

Fait divers

Les proches de Félix vont de l’espoir au découragement

Les proches de Félix Désautels-Poirier, ce jeune homme disparu depuis près de deux semaines en Californie, multiplient les démarches sur le terrain dans le but de le retrouver. Selon sa mère, Claudine Désautels, ses parents et amis vont de l’espoir au découragement.

«Malheureusement, nous n’avons pas de nouvelle, pas d’information qui nous permettrait de savoir où Félix pourrait se trouver», dit la dame clouée à Sherbrooke par la maladie et ses traitements de chimiothérapie, alors que des proches sont sur place à Arcata.
«Nous sommes ambivalents. Nous ne savons pas si nous avons affaire à une disparition dans la ville ou s’il est décédé dans l’eau.»
Rappelons que Félix Désautels-Poirier venait de terminer sa troisième saison de cueillette de petits fruits dans l’Ouest canadien quand il est parti vers la Californie avec des amis pour y rejoindre une amie. Le groupe campait dans la réserve d’Arcata March, dans le nord de la Californie, où ils ont fait la fête le soir du 6 novembre.
Incapable de déplacer Félix dans un état d’ébriété avancé, ses amis l’ont couvert et laissé dormir sur place. Au matin, il avait disparu, laissant sur place ses effets personnels, dont son portefeuille et ses lunettes.
La police d’Arcata et de la garde-côtière californienne ont démarré des recherches. Drone et hélicoptère ont été mis à contribution en raison du terrain accidenté et de l’immense zone marécageuse, mais en vain.
«Une vague d’amour»
Plusieurs amis cueilleurs et Sherbrookois sont aussi partis sur place pour aider aux recherches. Louise, la sœur de Mme Désautels, et une amie de Félix, Rachel Lafontaine, sont parties de Sherbrooke pour participer aux recherches. Elles distribuent des dépliants dans les quatre coins du secteur pour sensibiliser la population.
Le père du disparu, Jean-Claude Poirier, a prévu s'y rendre.
Ici, pendant ce temps, des amis de Félix se mobilisent pour amasser des fonds pouvant aider aux recherches. Un souper a eu lieu à la taverne américaine O Chevreuil, où Félix est cuisinier. La soirée a permis d’amasser 1300$, somme qui sera remise à la famille pour continuer les recherches. Une soirée qui promet d’être «festive comme Félix» doit avoir lieu au bar Le Magog le 24 novembre.
«C’est gentil de voir que des gens se mobilisent. Nous ne l’avons pas demandé», assure Claudine Désautels.
«Ce que nous sentons c’est une grande vague d’amour de tout ce monde-là. Ça nous aide à garder espoir.»