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Football : impacts au cerveau et temps de réaction seraient liés

Les résultats préliminaires d’une étude de l’Université de Sherbrooke menée auprès de joueurs de football du Vert & Or suggèrent un lien entre l’impact subi au cerveau et le temps de réaction. Des traces microscopiques, des sortes de petites lésions, ont aussi été détectées sur les images obtenues grâce à la technologie développée par le professeur Maxime Descoteaux.

Les données ont été obtenues grâce à des IRM (imageries par résonance magnétique) réalisées sur 18 joueurs de football du Vert & Or, en plus de la technologie en neuroinformatique développée par le laboratoire de M. Descoteaux et son équipe. Les travaux sont menés par son étudiante au doctorat, Jasmeen Sidhu. L’équipe peut aussi bénéficier d’informations du Vert & Or. 

Depuis 2014, des casques dotés de capteurs de choc permettent à l’équipe médicale du Vert & Or de recevoir de l’information en temps réel sur les impacts détectés à l’intérieur des casques. 

Les joueurs ont été suivis pendant la saison 2017-2018. Ils ont passé des IRM avant et après les matchs. Une batterie de tests a aussi été passée, en collaboration avec le professeur Kevin Whittingstall.

Du nombre, huit avaient reçu de fort coups à la tête et deux commotions cérébrales avaient été diagnostiquées; celles-ci sont très difficiles à diagnostiquer.

« Beaucoup d’analyses restent à faire », nuance-t-il, en soulignant que son étudiante est à la fin de son doctorat. 

« Les données préliminaires suggèrent qu’il y a un lien entre l’impact au cerveau et le temps de réaction et qu’il y a un lien entre certaines connexions du cerveau et le coup à la tête. »

Ainsi, chez les athlètes frappés à la tête pendant un match, par rapport à ceux qui n’ont pas été frappés, le chercheur remarque que certaines structures du cerveau ont subi « un effet de cisaillement ».

« On a deux hémisphères connectés par une bande de tissus. Quand on a un coup à la tête, c’est vraiment cette structure-là qui supporte les deux hémisphères qui absorbe le coup. Il y a une espèce d’effet de cisaillement qui ne laisse pas de trace pour les images conventionnelles – le neurologue et le radiologue ne voient pas d’anomalie –, mais ce cisaillement crée comme de microscopiques petites lésions, de petits saignements…

Avec la technologie de son laboratoire, Maxime Descoteaux, titulaire de la Chaire de recherche en neuroinformatique de l’UdeS, suit « la molécule d’eau sur le câblage cérébral ».

Débris sur la route

« Si le câble commence à être un peu affecté, c’est comme s’il y avait des débris sur la route. C’est comme si tu arrives sur une autoroute où il y a eu un glissement de terrain et qu’il y a plein de cailloux et de roches. Forcément, le flot routier va être affecté. Ça ne veut pas dire que tu ne pourras pas passer, mais tu vas ralentir. C’est très vulgarisé, très grossier, mais on a l’impression que c’est ça qui se passe. Ce n’est pas assez gros pour qu’une image satellite le voie, mais c’est assez gros pour que notre technologie basée sur la molécule d’eau le détecte. Ça laisse une signature. » 

Est-ce que le temps de réaction du joueur est affecté durablement?

« On ne sait pas. Ça peut affecter son retour au jeu clairement », pense le chercheur du Centre de recherche du CHUS 

Il n’est pas rare, non plus, que les joueurs ne disent pas tout parce qu’ils veulent retourner au jeu. Même si un joueur n’a plus de maux de tête, cela ne veut pas dire que son temps de réaction est revenu ou que l’inflammation est disparue. 

On pourrait avoir un outil diagnostique un jour qui indiquerait le niveau d’inflammation et à partir duquel on recommanderait au joueur de ne pas retourner au jeu.

« Ce qu’on cherche, c’est l’image ou le marqueur dans l’image qui nous refléterait une information pertinente à ce niveau-là. Ça c’est connu : s’il y a un retour au jeu trop précoce, qu’il y a une accumulation d’autres coups à la tête, par-dessus un cerveau déjà enflammé, ça peut laisser de vraies séquelles à long terme. C’est plus l’accumulation qui est importante que la force du coup. »

« Un jour, en travaillant avec les compagnies pharmaceutiques, on pourrait potentiellement développer des médicaments qui s’attaquent à l’inflammation. On a espoir que ça va mener à des découvertes pharmaceutiques, potentiellement une intervention. Il y a aussi des avenues au niveau des diètes et des suppléments. » 

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Haïti: une Sherbrookoise évacuée par hélicoptère

La Sherbrookoise Geneviève Robert est restée coincée en Haïti pendant quatre jours. Elle se trouvait parmi la centaine de touristes québécois rapatriés au pays samedi. Elle se compte chanceuse que sa mésaventure ne lui ait pas causé trop de désagréments.

Son séjour en Haïti aura été allongé de quelques jours seulement, puisque Mme Robert devait prendre l’avion du retour mercredi.

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Expo habitat 2019 : parler de développement durable

Le salon Expo habitat Estrie 2019 a pris un virage vers le développement durable cette année. Trente exposants en sont à leur première participation au salon, ce qui assure une offre de services variée pour les visiteurs à l’affût des tendances.

« Chaque année, on essaie d’aller chercher de nouveaux produits. Comme ça, l’intérêt est toujours là. On fouille et on essaie toujours de trouver des produits nouveaux. Comme cette année, on a les bornes de recharge électrique, c’est quand même intéressant », explique Sylvain Mathieu, directeur général de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) en Estrie.

En plus des trente nouveaux, 105 exposants sont de retour pour l’événement qui accueille d’habitude quelque 20 000 personnes au Centre de foires de Sherbrooke, en quatre jours d’ouverture.

Pour l’exposant de bornes de recharge, les employés présents confirment qu’il s’agit d’une occasion pour eux de répondre aux questions des visiteurs, et des questions, ils en ont eu beaucoup sur le sujet depuis jeudi.

« On ne fait pas ou peu de ventes, mais on répond beaucoup aux questions. Les gens veulent savoir comment ça coute parce que leur prochaine voiture va être une voiture électrique. De plus en plus, il y a un engouement », note le président de la compagnie Borne Recharge Estrie, Yves Duplessis.

« On installe 5 ou 6 bornes par semaine présentement, c’est quand même bon. Si on regarde il y a deux ans quand j’ai commencé, c’était une borne toutes les deux ou trois semaines », ajoute-t-il.

M. Duplessis estime, avec la tendance observée et en discutant avec les gens du milieu du développement durable, que dans les deux prochaines années, quelque 12 bornes seront installées par jour.

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Soirée Polaire : le « mini Igloofest » de Sherbrooke

SHERBROOKE — Sherbrooke accueillait un « mini Igloofest » samedi soir à l’occasion de l’ouverture du Quartier Portland. Musique, jeux géants, bars et musique électronique : la Soirée Polaire organisée par la Jeune Société avaient tous les ingrédients pour faire bouger et sourire ses invités. 

« On voulait créer un mini Igloofest à Sherbrooke. Quand le Groupe Laroche nous a approchés pour savoir si on avait notre lieu pour notre deuxième édition de la Soirée Polaire, ils nous ont demandé si on pouvait le faire dans le cadre de leur ouverture du Quartier Portland. On est venus voir le terrain et tout s’est imaginé dans notre tête. Le terrain est magnifique », explique Julie Tremblay, qui est à la tête du comité d’organisation.

La Jeune Société est composée de 12 membres qui organisent des événements dans le but de ramasser des sous, pour ensuite les remettre à diverses causes jeunesse de la région.

« On veut que les gens de Sherbrooke soient fiers de ce qui se passe à Sherbrooke et je pense qu’on a de grandes forces pour accomplir de beaux événements comme celui-là », ajoute Mme Tremblay.

Si l’an dernier, à leur première édition, les aménagements étaient plus modestes, cette année le comité a grimpé d’un échelon. 

« C’est beaucoup plus gros que l’année passée. L’an passé on avait Qualité Motel en prestation et un gros igloo pour créer un petit village. Avec ce terrain-ci, on pouvait encore plus exploiter l’événement », indique-t-elle.

Quatre DJ ont foulé la scène pour animer la soirée, dont Zach Zoya, un rappeur québécois qui avait déjà performé à l’Igloofest de Montréal, un festival de musique électronique qui se tient depuis 2007 dans la métropole. L’organisatrice qui est responsable des communications à l'école secondaire Le Salésien espère d’ailleurs voir l’événement grandir dans les années à venir.

« Igloofest aussi est parti modestement... Notre première édition c’était pour tenter quelque chose à l’extérieur. Notre deuxième année, on est rendus meilleurs. On a plus d’expertise en événementiel », soutient-elle. 

La Soirée Polaire, présentée par Infiniti Sherbrooke/Groupe Laroche, prenait place dans le Quartier Portland, situé à l’intersection des boulevards Portland, René-Lévesque et Industriel.

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BDSM : L’amour féroce et consenti

En marge de la St-Valentin, La Tribune a été invitée à visiter le donjon BDSM d’Arsenique et à s’entretenir avec des adeptes qui avaient envie de déboulonner quelques tabous sur la pratique méconnue de ces jeux pour adultes consentants.

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Contrairement à la croyance populaire, le BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sadisme et masochisme) n’est pas nécessairement relié à la sexualité. Selon des gens participant régulièrement aux activités du donjon Le Purgatoire d’Arsenique de Sherbrooke, transformer le mal en extase est un jeu pour adulte, empreint de respect et d’amour fraternel. 

Dans le sous-sol d’Arsenique Delacroix (son surnom du monde du BDSM), fouets, jouets, attaches, masque de latex, tout est en place pour que les adultes toujours consentants s’amusent. Certains participent à des scènes, d’autres préfèrent se tenir à l’écart. Tous peuvent vivre le tabou, peu importe leur sexe, leur orientation sexuelle, leur taille ou leur poids. Les dominants dominent, les dominés reçoivent. « Parfois, je me laisse attacher, car je trouve ça relaxant », lance Arsenique, qui se considère comme une dominante.

Une grande partie du vocabulaire BDSM a rapport au jeu. « Tu mélanges le jeu et la peur ou le drame, explique Arsenique, qui ne veut pas révéler son vrai nom. La douleur, c’est une façon de parler. Ça peut être de la vraie douleur ou des sensations un peu intenses. La peur, c’est un spectre. On parle de jouets, d’aires de jeu, de scène, de partenaires de jeu. On est des adultes qui gardent un cœur d’enfant en faisant de jeux d’adultes. »

Interdits

Comme partout ailleurs, certaines règles régissent les gens pratiquant le BDSM. « On se parle entre donjons. On se connaît et on se partage les noms ou les histoires. Le pire crime qu’on peut commettre, c’est de faire le coming out de quelqu’un à sa place. Si quelqu’un partage ta vie privée dans un autre contexte, c’est un crime capital. On dit aux gens que s’ils se croisent dans un contexte “ vanille ” [NDLR dans la vie de tous les jours] et qu’ils ne se connaissent pas en dehors du BDSM, ne vous saluez pas », conseille celle qui a commencé à pratiquer dans les bars il y a plus d’une décennie.

La base, ce sont les mots de sécurité. Si tout va bien, le dominé dit « vert », si l’intensité est à son maximum, il dit « jaune » et s’il y a quoi que ce soit, il dit « rouge ». « L’autre crime capital, c’est de ne pas respecter un safeword. Quand quelqu’un ne respecte pas le consentement ou la sécurité de quelqu’un, ça peut le suivre durant 10 ans. Ça peut être très dommageable et les risques peuvent être si grands qu’on ne niaise pas avec ça. La liste noire arrive plus rapidement et se partage », affirme l’organisatrice des soirées. 

D’autres règles de base sont aussi importantes. Les trois mots clés sont : consenti, sécuritaire et sain. « Le consentement doit être libre, éclairé et révocable. On en est très conscient et l’on en parle beaucoup. Sécuritaire, ça veut dire qu’on ne blesse pas les gens. Au Canada, on ne peut pas consentir à une blessure majeure. Sain, c’est l’intégrité, l’estime de soi, la santé mentale, etc. C’est d’y aller pour que la personne ne se sente pas déstabilisée à long terme. C’est aussi le respect des limites. Les gens peuvent tout essayer, tant que ça respecte ces principes », explique Nadir, un autre amateur de ces activités. 

Effectivement, le consentement est une notion extrêmement importante selon D., une participante. « Moi je suis soumise et quand j’ai commencé, j’ai eu la chance d’être initiée par un dominant qui avait déjà été soumis. Il savait ce que c’était d’être à ma place. Il a commencé par me parler du consentement et l’on a parlé de ça durant deux mois avant qu’il se passe quelque chose. J’étais pleinement informée quand j’ai commencé ça. Je le savais tout de suite, car j’avais été éduquée au consentement et aux notions de sécurité », décrit-elle.

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18 vacanciers du Granit en attente d’être rapatriés d'Haïti

Un groupe de 18 résidants de la MRC du Granit vivent pratiquement séquestrés depuis quelques jours à l’hôtel Decameron, en Haïti, à cause des troubles qui ont éclaté dans ce petit pays des Caraïbes.

Ce groupe devait être accompagné par une spécialiste aguerrie des voyages, Yolande Boulanger, bien connue en ce domaine dans la région de Lac-Mégantic. Mais rendue à sa retraite, elle a tendu le flambeau à sa fille Isabelle, qui prenait sa relève pour la première fois. Une expérience qui risque de se révéler marquante pour elle.

La responsable des groupes chez Club Voyages Orford, Geneviève Bégin, s’est montrée peu loquace au sujet de ses clients du Granit.

« Je peux vous garantir qu’on s’occupe de nos passagers. Mais c’est une situation délicate. À ce stade-ci, je vais vous référer aux relations publiques d’Air Transat Canada, car je préfère que vous ayez la bonne information. Je ne peux pas vous en dire plus », a déclaré Mme Bégin.

La compagnie Air Transat a répondu de manière très succincte et seulement par courriel, aux questions de La Tribune, en fin de journée vendredi. « Un appareil attendra nos passagers demain à l’aéroport, une fois le transfert effectué. Les passagers n’auront pas à attendre plusieurs jours à l’aéroport avant de quitter le pays pour Montréal, cela sera fait immédiatement », a écrit Debbie Cabana, directrice marketing, médias sociaux et relations publiques, du bureau de Montréal d’Air Transat.

Le député s’implique

Préoccupé par le sort de ces résidants de sa circonscription, le député de Mégantic-L’Érable, Luc Berthold, a tenu à rassurer les proches de ces vacanciers via Facebook.

« Selon les dernières nouvelles, quand j’ai parlé avec la responsable de ce groupe, Isabelle Boulanger, ça allait bien. Ils se sentent en sécurité à l’hôtel Decameron, il y a des gardes sur la plage et à l’hôtel, où on leur suggère de demeurer à l’intérieur. Ils attendent des nouvelles pour leur rapatriement. Ils ont refusé un transport par hélicoptère jusqu’à l’aéroport de Port-au-Prince, car là-bas, il n’y a pas d’hébergement, ni nourriture, ni de services en quantité suffisante, ils sont débordés. Ils seraient obligés d’attendre plusieurs jours pour qu’on leur envoie un avion pour revenir au Québec », a raconté M. Berthold en entrevue téléphonique, sur l’heure du midi vendredi.

« Je n’ai pas senti de sentiment d’inquiétude extrême de la part de Mme Boulanger, seulement un peu de stress. Ils attendent un transport terrestre, malgré les circonstances extrêmes. Air Transat s’occupe d’eux et tente d’envoyer un avion. Je leur ai donné mes coordonnées cellulaires, s’ils ont des besoins de parler à quelqu’un rapidement. J’ai aussi appelé Affaires mondiales, l’organisme du ministère canadien des Affaires étrangères qui a changé de nom, je suis en stand by, on pense à eux, nous sommes prêts à intervenir. »

M. Berthold offre aux gens du Granit qui voudraient plus d’informations à leur sujet de communiquer avec son bureau. « Pour l’instant, on ne peut qu’attendre et souhaiter que la situation s’améliore en Haïti, sur le plan politique », a-t-il conclu.

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Les problèmes se multiplient à la station du Dépôt

Le syndicat des chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) dénonce des problèmes récurrents et qui ne font que s’aggraver à la station du Dépôt au centre-ville de Sherbrooke. Entre autres problèmes : une trop grande circulation automobile dans la zone des débarcadères, des accumulations de neige et des trous dans la chaussée qui rendent la circulation des autobus difficile. Le syndicat réitère également son désir que la STS renonce à la station du Dépôt pour une plus grande efficacité et une meilleure fluidité des circuits.

« Depuis un an, la situation se détériore et rien n’est fait par la STS ou par la Ville pour corriger les problèmes », déplore André Marsan, vice-président du syndicat des chauffeurs.

« La situation a empiré depuis que Limocar [une compagnie de transport privée intermunicipalités] a sa station au même endroit. Il y a beaucoup de voitures qui circulent, de gens qui se stationnent pour attendre ou débarquer un passager de Limocar, pour aller chercher un colis. La présence de Limocar peut occasionner jusqu’à 20 voitures par jour qui circulent dans nos quais », souligne André Marsan, qui est lui-même chauffeur d’autobus.

« Le soir du 12 février, pas moins de six voitures ont été vues stationnées dans les différents quais, ce qui empêche les autobus de faire leurs embarquements et débarquements correctement », ajoute-t-il.

« Un jour, il y avait une voiture stationnée dans mon quai quand je suis arrivé à la station. Quand la personne est revenue, je suis allé lui dire qu’il n’avait pas le droit de se stationner là. Je me suis fait engueuler ! Moi, ça ne fait pas partie de ma tâche de me faire engueuler par des automobilistes », soutient André Marsan.

Et à cela s’ajoutent d’autres problèmes causés par la saison hivernale, comme des nids-de-poule et des dépôts de neige qui compliquent la circulation des autobus.

André Marsan craint que des accidents finissent par se produire. « Il y a des enjeux de sécurité importants », dit-il.

De plus, la station du Dépôt est peu utilisée par les usagers du transport en commun, soutient André Marsan. « L’arrêt à la station du Dépôt est obligatoire, même si personne n’a sonné. Il m’arrive bien souvent d’arrêter à la station et que personne ne débarque. Nous demandons que la STS abolisse cette station. Les arrêts et les correspondances pourraient se faire directement sur la rue King, comme nous le faisons déjà à l’intersection des rues King Ouest et Sauvé et où ça fonctionne très bien d’ailleurs », ajoute-t-il.

À la recherche d’une solution durable

Le président de la STS, le conseiller municipal Marc Denault, a pris connaissance de la lettre que le syndicat des chauffeurs a fait parvenir à la direction de la STS. D’entrée de jeu, il souligne que des pourparlers sont en discussion en ce moment avec différents partenaires, dont la Ville de Sherbrooke et des commerçants. La STS et la Ville espèrent en arriver à un plan d’ici septembre prochain.

« La station du Dépôt a 20 ans. Il faut comprendre que si l’on décide de sortir de là ou que si l’on décide de faire des aménagements, c’est pour les 20 prochaines années. On n’aura pas une deuxième chance de prendre les bonnes décisions », dit M. Denault.

Deux paramètres importants seront pris en compte dans tous les scénarios retenus, soit la sécurité des usagers et l’expérience client, ajoute-t-il.

« Nous allons présenter des solutions en comité plénier lors du conseil municipal de lundi, et nous allons les présenter aux chauffeurs dans une dizaine de jours », souligne Marc Denault.

« Dans toute la démarche autour du centre-ville, nous avons une vision qui va au-delà d’une station ; nous voulons développer un pôle intermodal de transport, qui serait un carrefour pour les cyclistes, les piétons, les utilisateurs de l’auto partage et du transport en commun ; nous sommes rendus là. C’est une belle opportunité que nous avons là, et ce sera pour les 20 prochaines années », ajoute le président de la STS.

D’ici là, Marc Denault assure que l’aide du Service de police de Sherbrooke sera demandée pour aider à contrôler les problèmes de circulation dans la zone interdite aux automobilistes afin d’assurer la sécurité de tous et de faciliter le travail des chauffeurs d’autobus.

Par ailleurs, trois abribus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) situés au débarcadère de l’Université de Sherbrooke ont été vandalisés jeudi soir. De la peinture rouge a été jetée sur le sol et sur trois abribus neufs. Du verre, provenant de bouteilles de vitre, a aussi été retrouvé. Les problèmes suivant les 5 à 8 des étudiants le jeudi soir sont récurrents à la STS. « C’est déplorable d’endommager des biens publics, peu importe qui a fait ça. Ça prendra de l’argent public qui pourrait être investi de bien d’autres façons », soutient Marc Denault.

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Jeux de la Francophonie : les règles changent, la volonté demeure

La Ville de Sherbrooke pourra redéposer officiellement sa candidature pour les Jeux de la Francophonie du 1er mars au 31 mai lors d’un appel de candidatures accéléré. L’organisation de la Francophonie change toutefois les règles du jeu et accepte de remettre le cahier de charges dès la mise en candidature afin d’éviter qu’une situation comme celle vécue à Moncton-Dieppe se reproduise.

L’ouverture de la nouvelle période de candidatures et des nouvelles procédures a été faite à l’issue d’une rencontre de deux jours à Paris du Conseil d’orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF). C’est la vice-présidence du CIJF qui a contacté le maire de Sherbrooke vendredi pour l’en informer.

« J’ai reçu un appel d’Annie Laflamme, vice-présidente, qui m’a informé de bonnes nouvelles. Tout d’abord, elle m’a confirmé que l’intérêt du Québec et de Sherbrooke avait bien été entendu par le comité. Il n’était pas fâché que l’on ne dépose pas immédiatement notre candidature. Professionnellement, ç’a été bien vu par le comité. Ils comprennent que les paliers gouvernementaux doivent se parler et il voit que nous voulons faire les choses dans le bon ordre. 

« La deuxième bonne nouvelle est que nous aurons accès au cahier de charges dès la candidature. Le CIJF a compris à la suite du désistement du Nouveau-Brunswick que si le cahier de charges avait été disponible dès le départ la situation actuelle ne serait peut-être pas arrivée », explique M. Lussier, en entrevue avec La Tribune.

« Dans l’ordre »

La Ville de Sherbrooke pourra ainsi analyser les demandes du CIJF dès le mois de mars, advenant une mise en candidature officielle, et fixer un budget. Notons toutefois que Québec, à titre de mandataire, n’a toujours pas confirmé officiellement sa volonté de déposer la candidature de Sherbrooke.

« Mais ils ont manifesté leur intention, ça m’a été confirmé. Et pour le travail d’analyse, ça ne m’inquiète pas puisque 90 % du travail a déjà fait dans le passé. Le travail qu’il reste à faire est quelques mises à jour des infrastructures », précise le maire.

Selon M. Lussier, les paliers de gouvernement supérieurs discuteront la semaine prochaine de leur part financière respective. 

Le choix de la ville hôtesse sera annoncé au début du mois de juillet.

Il restera alors deux ans avant la tenue des compétitions sportives et culturelles. « J’ai vérifié et le délai est toujours correct. Oui c’est court, mais comme on a beaucoup d’infrastructures, c’est réalisable », affirme M. Lussier.

Vendredi, dans les pages de La Tribune, le conseiller Pierre Tremblay a reproché la gestion du maire Lussier dans le dossier des Jeux de la Francophonie. « Un manque flagrant de leadership », dénonçait-il.

À cela, M. Lussier répond qu’il n’aurait servi à rien de se fâcher pour obtenir plus d’argent des paliers de gouvernement. « M. Tremblay comme d’autres conseillers ne sont pas au fait de tout ce qui se passe dans le dossier jusqu’à maintenant. Lundi, ce sera discuté au conseil. Il ne faut pas brusquer les choses et y aller dans l’ordre. »

M. Tremblay reprochait également au maire d’avoir tout d’abord fermé la porte aux Jeux, lors de l’annonce du désistement de Moncton-Dieppe. « Des gens dans le domaine m’ont dit que c’était tout à fait normal; que si Québec ne donnait rien et que la Ville n’avait rien budgété, pour l’instant la réponse était non. On a révisé notre réponse par la suite et il fallait que ça passe par le conseil. On a joué franc-jeu dès le départ. » 

Rappelons que jusqu’à présent, Sherbrooke a fixé sa contribution à 5,5 M$ tandis que le gouvernement du Québec est prêt à mettre 17 M$. Le fédéral offre un financement équivalent à celui du provincial et du municipal, ce qui porte à 45 M$ le budget sur la table. 

Selon différents scénarios, les coûts de l’événement pourraient toutefois atteindre entre 52 à 84 M$. 

fait divers

Le SPS recherche un voleur de bière

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) est à la recherche d’un voleur ayant une marque de bière préférée.

Le 29 janvier dernier, vers 22h25, le suspect s’est présenté au dépanneur Wellington, situé au 134 de la rue Wellington Sud, au centre-ville de Sherbrooke.  Sur place, il a volé deux caisses de douze cannettes de bière de marque Budweiser.

Le Service de police de Sherbrooke cherche à identifier cet homme, note-t-on dans un avis diffusé aux médias vendredi matin.

L’homme d’environ 25 ans a le teint pâle et mesure 1,78 mètre et pèse 77 kilos. Ses cheveux sont bruns, précise-t-on.

Lors du vol, il portait un manteau à carreaux bruns et beiges avec un capuchon, un jean bleu foncé et des bottes noires.

Les personnes pouvant aider à identifier cette personne sont priées de communiquer avec le SPS au 819 821-5544 ou 819 821-5555.

affaires

Une fête hivernale pour l'ouverture du Quartier Portland

SHERBROOKE - L'ouverture du Quartier Portland sera soulignée par une fête hivernale au cours de la fin de semaine.

Dès vendredi, des activités et des promotions des commerçants seront proposées aux Sherbrookois. De plus, le 16 février, la Soirée polaire se déroulera sur les lieux du nouveau projet commercial du Groupe Laroche.

« Nous sommes heureux de souligner l'ouverture du Quartier Portland de façon festive. Notre ambition est d'offrir aux Sherbrookois - que ce soit des résidents ou des travailleurs du secteur - des commerces qui répondent à leurs besoins. Venez profiter de la nouvelle bordée de neige tombée en glissant en famille sur la glissade spécialement aménagée pour l'occasion. Profitez-en du même coup pour découvrir les nouveaux commerces du Quartier : les restaurants Pizzbox et Benny & Co ainsi que la station-service Esso », exprime le vice-président du Groupe Laroche, Éric Laroche.

Rappelons que le Quartier Portland accueillera 12 à 20 commerces et créera environ 350 emplois. Celui-ci est situé à l'intersection des boulevards Portland, René-Lévesque et Industriel.