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Élections 2019

La soirée électorale en Estrie [EN DIRECT]

Partout en Estrie, les électeurs se sont prononcés en cette journée de scrutin fédéral. Qui l’emportera dans les différentes circonscriptions de la région? L’équipe de journalistes et de photographes de La Tribune a été déployée sur le terrain. Suivez en direct l’évolution du dépouillement du scrutin : les réactions en direct.

23h50

Élisabeth Brière (PLC) creuse l'avance: 136 votes de plus que Pierre-Luc Dusseault (NPD). 

23h35

Suspense dans Sherbrooke en cette fin de soirée. Élisabeth Brière et Pierre-Luc Dusseault s'échangent la première place. Très chaud dépouillement des votes!

23h30

Dans Sherbrooke 190 boîtes dépouillées sur 261. Élisabeth Brière (PLC) reprend la tête. 45 pour cent de participation au vote dans la circonscription. 

fait divers

Un élève d’Alexander Galt arrêté pour des menaces

L’adolescent qui aurait agressé une autre élève au couteau à l’école secondaire Alexander Galt de l’arrondissement de Lennoxville a été arrêté à la fin de la dernière semaine.

Le garçon a été rencontré par les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke avant d’être libéré sous certaines conditions.

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Le dossier doit être analysé par les enquêteurs avant d’être déposé au directeur des poursuites criminelles et pénales qui détermine ultimement si des accusations doivent être portées.

Des élèves de l’école secondaire Alexander Galt avaient organisé une manifestation jeudi dernier pour soutenir la jeune élève qui aurait été agressée par cet élève. 

Sherbrooke

La démolition sur Well Sud commencera en novembre [VIDÉO]

Le Quartier Well Sud commencera à prendre forme en novembre. Les élus ont voté à 14 contre 1 sur une version modifiée du concept Espace Centro et pour la signature d’une entente avec le promoteur. La déconstruction de l’Hôtel Wellington, de l’ancien Studio Sex et du stationnement de la rue du Dépôt commencera donc en novembre.

Seule Évelyne Beaudin a inscrit son opposition. Les investissements municipaux pour l’ensemble du projet sont évalués à 40 M$, dont 24,8 M$ dans l’entente avec le promoteur. Celui-ci injectera 55 M$, mais récupérera 5 M$ en revenus. Le gouvernement provincial investit 10,7 M$ au moyen d’une subvention.

Concrètement, le concept d’Espace Centro, proposé par le Groupe Custeau et les Services EXP, comptera deux bâtiments de dix et six étages. Le stationnement étagé, qui a fait controverse dans les derniers jours, comptera 720 cases et sera surmonté d’une place publique de 42 000 pieds. Il comportera des bornes de recharge pour véhicules électriques et des espaces pour les vélos. 

Parmi les changements apportés au concept déposé en avril, notons l’abandon de la passerelle qui reliait les deux bâtiments, l’ajout d’un potager public sur le toit du bâtiment de six étages et l’abaissement de la place publique pour assurer une meilleure accessibilité universelle. L’habillage du stationnement, comme le toit des édifices, a été blanchi pour diminuer les îlots de chaleur. Les balcons en façade ont aussi été encastrés pour éviter qu’ils surplombent la rue Wellington Sud. Des éléments ludiques, notamment des balançoires dans la place publique et une glissade dans l’escalier qui reliera cette place publique à la rue du Dépôt, ont aussi été ajoutés.

« On a retiré la passerelle qui semblait être un irritant pour bonifier la vue de la place publique. Nous avons aussi beaucoup de modifications techniques sur le stationnement », explique le promoteur Charles Custeau.

justice

Enfants laissés seuls : aucune accusation criminelle contre Marysol Douillard

Aucune accusation criminelle ne sera portée contre l’ancienne responsable d'un service de garde en milieu familial privé sur la rue Belvédère Sud à Sherbrooke, qui aurait laissé des enfants seuls alors qu'elle se trouvait en état d'ébriété en septembre dernier.

Marysol Douillard a accepté, lundi, de signer une ordonnance où elle s'engage à ne pas chercher d'emploi, rémunéré ou bénévole, qui pourrait la placer en relation de confiance ou d’autorité avec des enfants de moins de 16 ans.

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Elle s’est aussi engagée à ne pas contacter et se trouver en présence des parents et des enfants impliqués dans cette affaire.

Trois enfants de moins de deux ans avaient été laissés seuls au service de garde en milieu familial privé du quartier centre-sud à Sherbrooke de Marysol Douillard le 12 septembre dernier.

Pendant que les enfants restaient seuls dans le sous-sol du logement sur la rue Belvédère Sud, Marysol Douillard se trouvait au premier palier de l'immeuble en état d'ébriété. Un quatrième enfant se trouvait avec elle.

À la suite la signature de cette ordonnance préventive en vertu de l'article 810.2 (3) du Code criminel, la procureure aux poursuites criminelles Me Marilène Laviolette a confirmé au tribunal qu’aucune charge criminelle ne sera autorisée contre Mme Douillard.

« La promesse de comparaître est cancellée. Les conditions de la promesse tombent. Le ministère public ne peut dire qu’il n’y aura jamais d’accusation criminelle au dossier », signale Me Laviolette.

« Cet élément-là est clos », ajoute l’avocat de la défense, Me Patrick Fréchette.

Dans le libellé du document judiciaire, il est stipulé « qu'en raison d'incidents survenus le 12 septembre 2019 », les autorités « ont raison de craindre qu'elle commette, à l'endroit d'une ou des personnes des sévices graves ».

« Vous connaissez les conséquences si vous ne respectez pas cette ordonnance », a mentionné le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

À son premier passage devant le tribunal, Marysol Douillard avait manifesté son intention de tourner la page sur son implication dans son service de garde.

« Mon service de garde est fermé. Je n'ai pas l'intention de le rouvrir», avait mentionné Marysol Douillard lorsque l’ordonnance avait été déposée au tribunal.

Le service de garde en milieu familial privé, qui était ouvert depuis environ quatre ans, avait comme devise « La qualité, c'est la priorité ».

C'est le parent de l'un des enfants du service de garde non subventionné qui a avisé les autorités de cette situation troublante.

À leur arrivée, les policiers avaient retrouvé la femme au premier étage de l'immeuble. Elle était en état d'ébriété avec des canettes de bière vides autour d'elle. Elle a eu peine à venir ouvrir aux policiers.

Le quatrième enfant était dans une autre chambre de ce logement situé à l'étage supérieur à la garderie.

Les parents des enfants qui utilisaient ce service de garde privé ont été contactés pour venir chercher leurs enfants.

Une ordonnance de non-publication du tribunal empêche de révéler toute information permettant de révéler leur identité.

Sherbrooke

La Well Nord accessible mardi, ou mercredi au plus tard

On vise ce mardi, mais la Ville de Sherbrooke ne prend pas de risque et se contente de dire que la rue Wellington Nord pourrait rouvrir mercredi matin au plus tard.

Selon Jean-Pierre Fortier, chef de Division des eaux et construction, on doit repousser le retour de la circulation automobile sur cette rue du centre-ville, contrairement à ce qui a été annoncé vendredi, alors qu’on prévoyait une réouverture lundi.

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« Nous avons eu une fuite d’eau sur une conduite qui date de 1920 sur la rue Wellington. Ça a compliqué les choses. Elle a été corrigée. On doit ensuite retirer les clôtures et dépoussiérer mardi et l’ouverture se fera mercredi au plus tard », dit-il.

« Conséquemment, le stationnement dans ce secteur du centre-ville ne sera plus gratuit et la tarification habituelle s’appliquera dès le lendemain de la réouverture de la rue Wellington Nord. » 

On précise que la fermeture partielle de la rue Wellington Nord pourrait être nécessaire au cours des prochaines semaines en raison des travaux de reconstruction de la rue Meadow. La circulation se fera alors par alternance avec présence de signaleurs.

Grandes-Fourches

En parallèle, la Ville de Sherbrooke croit être en mesure de rouvrir la rue des Grandes-Fourches Nord d’ici trois semaines, avec possibilité d’entraves. Contrairement à ce qui était souhaité par la Ville, un partenaire de services d’utilité publique ne pourra pas effectuer les travaux requis de son côté au cours des prochains jours. 

La Ville réussira néanmoins à poursuivre sa portion des travaux afin de ne pas retarder indûment la réouverture de la rue des Grandes-Fourches.

« Pour ce qui est de Grandes-Fourches Nord, nous avons commandé le pavage. Les travaux se feront sur une période de dix jours, ce qui fait qu’on s’attend à une réouverture dans trois semaines environ », souligne M. Fortier.

Comme la semaine dernière, la Ville ne prévoit pas amorcer de chantier majeur sur son territoire au cours des prochains jours. Aucun chantier majeur n’a été complété la semaine dernière non plus. Plus d’une trentaine de chantiers sont toujours en cours, dont la reconstruction d’une partie de la rue des Grandes-Fourches Nord et de la rue Meadow, ajoute-t-on.

Avec ce qu’on attend comme météo dans les prochaines semaines, les équipes sur le terrain veulent terminer le pavage le plus tôt possible, assure Jean-Pierre Fortier.

Les usines d’asphalte cessent leurs activités vers le 15 novembre habituellement. On prévoit avoir terminé les chantiers nécessitant de l’asphaltage pour la mi-novembre, affirme-t-il.

Sherbrooke

Sollicitation illégale pour la vente d'équipements de sécurité incendie

SHERBROOKE - La Ville de Sherbrooke met en garde la population contre une entreprise privée qui effectue actuellement de la sollicitation liée à la vente d'équipement de sécurité incendie. La Ville précise qu'elle n'a en aucun temps mandaté l'entreprise et que cette dernière agit sans entente avec les autorités municipales.

La Ville rappelle à la population que la sollicitation de porte-à-porte à des fins lucratives ou non, est défendue sur son territoire, à moins d'avoir demandé et obtenu, du Service des finances, un permis ou une autorisation à cet effet.

Par voie de communiqué, Sherbrooke recommande aux citoyens d'exiger de voir ce permis ou cette autorisation lorsqu'on les sollicite à leur domicile.

En cas de doute quant au respect de la réglementation municipale à cet égard, nul ne doit hésiter à communiquer rapidement avec le Service de police de Sherbrooke, en composant le 819 821-5555.

Actualités

Les citoyens appelés aux urnes

C’est jour de vote au Canada. Les citoyens sont appelés aux urnes lundi pour élire un gouvernement fédéral. Voici quelques rappels en cette journée d’élections.

Les bureaux de vote seront ouverts de 9 h 30 à 21 h 30 au Québec. Les heures de vote sont décalées afin que la majorité des résultats soient connus à peu près en même temps partout au pays.

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Actualités

Coopérative La Tribune: le syndicat donnera 50 000 $

Le syndicat de La Tribune octroiera 50 000 $ à la coopérative de solidarité formée par les employés du journal dans l’éventualité où celle-ci voyait le jour.

Cependant, si l’offre d’un autre repreneur était retenue, le montant demeurerait dans la caisse du syndicat.

« C’est le résultat d’un beau compromis, indique le président du syndicat des employés de La Tribune, Alain Goupil. Ça envoie le message que les employés veulent participer à la relance du journal. Il y a une clause qui permet de remettre le 50 000 $ au syndicat si c’est un privé qui devient propriétaire le 6 novembre. À ce moment, ça respecte les positions d’Unifor. La coopérative a toujours été une option. »

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Projet de coopérative de solidarité: les deux syndicats du Nouvelliste s’engagent pour 108 000 $

Politique

Deux classes d’élus à Sherbrooke, selon Beaudin

Évelyne Beaudin est sortie du huis clos sur le budget d’immobilisation de samedi visiblement amère. Selon elle, il y a deux classes d’élus à la Ville de Sherbrooke. « Ce n’est pas que moi, explique la conseillère. Plus on est proche du maire, plus on est favorisé. »

« Il y a des élus que, lorsqu’ils parlent, ils décident de presque tout, déplore l’élue. Il y en a d’autres pour qui c’est beaucoup plus difficile d’obtenir quoi que ce soit. Le budget d’immobilisation, c’est vraiment des choses importantes. Ce sont des pistes cyclables, des trottoirs, des bancs, des poubelles, tout le mobilier urbain, la réfection des rues. Ce sont toutes les choses permanentes qui façonnent le paysage de la ville de Sherbrooke. »

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Trop de cases de stationnement, pense Christine Labrie

Huis clos du budget d’immobilisation: de la chimie et un message fort

Sherbrooke

Toujours pas de spectacle au centre-ville pour l’été 2020

Plus d’un mois après que la Ville eut décidé d’entreposer le théâtre de la place Nikitotek pour les prochaines années, aucune entente n’est encore intervenue pour présenter un spectacle d’envergure au centre-ville l’été prochain. À Destination Sherbrooke, on peine à mousser le marché de groupe en l’absence de confirmation d’un produit majeur à offrir.

« Nous ne sommes pas dans le coup des discussions avec Québec Issime, parce que l’entente relève de la Ville de Sherbrooke. On ne sait pas s’il y a quelque chose en pourparlers pour qu’un spectacle soit présenté au Théâtre Granada », indique Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications à Destination Sherbrooke.

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Sherbrooke

Huis clos du budget d’immobilisation: de la chimie et un message fort

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a voulu envoyer un message fort à la sortie du huis clos du conseil municipal en vue du budget d’immobilisation 2020 de la Ville de Sherbrooke samedi : les élus sont unis. Un message qui n’est pas entériné par Évelyne Beaudin.

« Il y a eu une belle chimie entre tous les conseillers. Je pense qu’il fallait envoyer un message clair que ce sont de gros projets mobilisateurs, qu’on travaille depuis très longtemps. On veut que ça se passe bien. Il y a un message fort à envoyer à la population que nous sommes un conseil uni pour les décisions si importantes que celle du Quartier Well Sud, entre autres », a révélé Steve Lussier en entrevue avec La Tribune.

« On est une ville en progression, décrit-il. Le momentum est très fort. Il faut être consciencieux en matière de dépenses. »

Le Quartier Well Sud, les travaux sur les rues des Grandes-Fourches et Galt Ouest, le nouveau parc industriel et le prolongement de la rue René-Lévesque sont au cœur des discussions. « Ce sont tous des points qui coûtent excessivement cher, mais on n’a pas le choix, il faut évoluer et revoir certains secteurs. On n’a qu’à penser à la rue Galt. Ce sont de grosses sommes, mais il fallait revoir ce secteur au niveau de la vitalité. On n’a pas le choix de passer à une autre étape. »

L’aéroport de Sherbrooke cadre également en immobilisation. « Ce projet est en branle, on continue les négociations. Au cours des dernières années, on a injecté plus de 10 M$ à l’aéroport pour que toutes nos installations soient prêtes à recevoir un transporteur. Là, on pourrait en avoir un avec nos installations », mentionne Steve Lussier.

Et est-ce que de nouveaux projets sont dans les cartons?

« Il y a une capacité d’exécution aussi, autant au niveau de la ville que des entreprises privées qui nous accompagnent dans ces projets, rappelle le maire de Sherbrooke. Ils vivent le même problème que nous en termes de main-d’œuvre. Il faut faire attention. Oui, on a de gros projets, mais d’en embarquer plusieurs autres, c’est une autre idéologie qu’il faut regarder différemment. »

Les journées où les élus discutent du budget sont toujours « épuisantes », pense le maire Lussier. « Il y a beaucoup de chiffres à présenter et on le fait pour nos 13 services. C’était la deuxième journée. On devra se revoir le 8 novembre pour prendre les décisions finales. C’est une première pour Sherbrooke de le faire en autant de jours », dit-il, ajoutant que les élus ont commencé à mettre la table pour le budget en juin dernier.

Selon M. Lussier, il est toujours difficile de boucler un budget. « On vit des années difficiles, je n’ai pas peur de le dire. C’est le cas pour toutes les villes au Québec. On a des subventions du gouvernement. On tente d’attacher le tout avec ça, ce n’est pas toujours facile : le gouvernement coupe parfois à certains endroits. Il faut s’adapter », explique le maire.

Le budget sera présenté au conseil de ville le 18 novembre.

Actualités

«Mosaïque d’idées» pour prendre soin de la planète [PHOTOS]

Il ne faut pas attendre la solution parfaite pour changer ses habitudes, croit la scientifique Lyne Morrisette de l’organisme Mission 100 tonnes. En conférence au Salon de la famille écoresponsable, où les propositions fourmillent, la spécialiste du ramassage de déchets au bord des cours d’eau invitait plutôt les gens à « accepter l’imperfection » et à collectivement former une « mosaïque d’idées » pour faire une différence.

« Il faut parler d’espoir plutôt que de problème », a partagé celle qui, même en matière de nettoyage des berges, insiste pour mettre le ludisme de l’avant. 

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Un enthousiasme et un désir de solution qui est assurément partagé par les plus de 40 exposants venus dévoiler leurs entreprises écoresponsables samedi et dimanche chez Sercovie, en ce deuxième Salon de la famille écoresponsable. 

Restauration, vêtements, cosmétiques ; une panoplie de domaines sont propices aux solutions. C’est d’ailleurs en s’interrogeant sur l’impact du matériel artistique que Cynthia Tellier-Champagne a démarré la seule boutique de fournitures artistiques écologiques au Canada, le Studio d’art Shuffle. Basée sur une ferme à Sawyerville, la jeune entrepreneure a commencé, il y a un an, la vente en ligne de divers produits comme des crayons de couleur en cèdre recyclé et des peintures à base de pigments naturels. 

« Je me suis mise à faire des recherches sur les techniques de grand-mères pour réapprendre à créer des matériaux, explique-t-elle. Par exemple, avec un œuf, on peut faire un bon vernis ; avec son jaune, on peut faire un liant à peinture et avec la coquille, à l’aide d’un long procédé de cinq semaines, on peut faire un pigment blanc pour la peinture. Avec des glands, on peut faire une encre noire de grande qualité. » 

Bientôt, elle recevra les clients une fois par semaine dans sa nouvelle boutique studio, où elle prévoit également recevoir des artistes en résidence. En plus d’animer des ateliers dédiés à la fabrication de matériel, elle continuera d’offrir son service de rachat ou d’échange de matériel de seconde main. 

Sherbrooke

Les besoins en stationnement de la Ville remis en doute

Quels sont les besoins de la Ville en stationnement au centre-ville de Sherbrooke? La chef intérimaire de Sherbrooke Citoyen, Évelyne Beaudin, pose la question dans une vidéo publiée sur Facebook. Si on prévoit un stationnement étagé de 715 cases pour remplacer l’actuelle structure de la station du Dépôt, Mme Beaudin calcule que les besoins réels seraient de 494 cases.

La conseillère a publié une vidéo en fin de journée jeudi pour déplorer le nombre de cases de stationnement prévues dans le projet du Quartier Well Sud. Elle invite les citoyens qui seraient interpellés par sa vidéo à la partager, mais aussi à communiquer avec leurs élus ou à se présenter au conseil municipal.

Pour Mme Beaudin, Well Sud, c’est d’abord et avant tout un projet de stationnement. « Il faut reconstruire le stationnement du Dépôt. La Ville a décidé de l’agrandir. C’est correct, parce que les besoins vont augmenter sur Wellington Sud. Il y aura plus de gens, plus de commerces. Il faut prévoir en conséquence. Mais la vraie question, c’est de combien de cases aurons-nous besoin dans le futur. » Le stationnement actuel compte 192 cases.

Selon les données rendues publiques, l’investissement de la Ville sera de 26 M$, soit l’équivalent de plus de 30 000 $ par case, dit-elle. En réduisant le nombre de cases, la Ville pourrait donc économiser.

Évelyne Beaudin met en perspective que les besoins en stationnement pour Well Sud ont varié avec le temps, passant de 950 à 820 à 550 à 715 cases. « Pourquoi le chiffre a tant varié? Probablement parce que ces prévisions ne reposaient sur rien de concret. À force de poser des questions, mon équipe et moi nous sommes rendu compte que la Ville n’avait aucune idée de l’utilisation réelle de son stationnement. La Ville s’est lancée dans ce projet-là sans véritable étude en main. »

Sherbrooke

Coup d'envoi de Well Sud lundi

La Ville de Sherbrooke devrait présenter et approuver les ajustements apportés au projet Well Sud lundi lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal, qui pourrait commencer à 16 h. Selon ce que La Tribune a appris, l’important projet de revitalisation du centre-ville serait donc à l’ordre du jour avant la séance régulière du conseil.

À l’origine, la signature de l’entente avec le promoteur, qui permettrait de lancer les travaux de décontamination et de démolition sur la rue Wellington Sud, était prévue pour décembre. En juin, on évoquait la possibilité de lancer le projet en septembre, ce qui avait soulevé l’inquiétude de certains élus. 

Entre-temps, les commerçants se sont aussi montrés inquiets de la déconstruction possible du stationnement de la rue du Dépôt avant les Fêtes. La Ville rétorquait que l’échéancier dépendrait du promoteur, le consortium composé du Groupe Custeau et des Services EXP. Il était question d’ajouter entre 250 et 500 cases de stationnement temporaires entre la SAAQ et le Maxi de la rue des Grandes-Fourches. 

Le choix du consortium gagnant avait été dévoilé en avril. Les citoyens ont pour leur part pu suggérer des modifications au projet en juin lors d’une soirée d’information. 

Le coût du projet, qui compterait deux bâtiments de dix et six étages, un stationnement de 715 cases et une place publique, est évalué à 75 M$. La contribution de la Ville serait de 25 M$. L’échéancier initial prévoyait une inauguration en 2022. 

Sherbrooke

La démolition commencera fin novembre sur Galt Ouest

L’appel d’offres est lancé pour la déconstruction des neuf bâtiments achetés par la Ville le long de la rue Galt Ouest, entre les rues Belvédère et Alexandre. Les travaux devraient commencer vers la fin novembre, un mois après la date prévue. La Ville accuse actuellement un mois de retard sur son échéancier.

« Nous sommes encore dans les délais pour finir la déconstruction avec les Fêtes », assure néanmoins Michael Howard, conseiller aux projets spéciaux à la Ville de Sherbrooke. Rappelons que la Ville compte élargir la rue Galt Ouest entre les rues Alexandre et Belvédère, en plus d’y ajouter une piste multifonctionnelle. Elle en profitera pour agrandir le parc Alfred-Élie-Dufresne et un immeuble comptant 116 logements accessibles et abordables (voir autre texte) devrait être érigé.

La Ville avait pris possession des bâtiments le 1er juillet en laissant la possibilité aux locataires de partir au plus tard à la fin du mois de septembre. Tous ont trouvé un nouveau toit. 

La démolition à l’automne compte ses avantages, notamment parce que le temps pluvieux permet de rabattre la poussière. Les fenêtres des voisins sont aussi généralement fermées, ce qui limite les désagréments liés à la poussière.

Le temps de démolition dépendra de la méthode utilisée, puisque de l’amiante a été trouvé dans les structures. « Les appartements ont été construits dans les années 1920, à une époque où l’amiante n’était pas utilisé. Lors des analyses plus poussées, en faisant des trous dans les murs, nous avons trouvé qu’il y en avait partout. Ça augmente le prix de démolition de façon substantielle. »

Désamiantage

Si la démolition se fait d’un coup, en dressant des toiles et en décontaminant en aval, il faudra planifier entre deux et trois semaines de travaux. Le désamiantage avant la déconstruction pourrait étirer les manœuvres sur 10 à 12 semaines.

Pendant les travaux, une voie devra être fermée sur la rue Galt Ouest pour protéger les piétons, cyclistes et automobilistes. La plupart des manœuvres pourront néanmoins être effectuées à partir de l’arrière des terrains concernés. 

« Il faudra aussi décontaminer le site avant la construction des nouveaux appartements, parce que nous avons trouvé des matériaux de fonderie. Il n’y a toutefois pas d’hydrocarbures. C’est un travail que nous pourrons réaliser cet hiver. »

Michael Howard rapporte que la reconstruction complète de la rue Galt Ouest prendra de quatre à six mois l’été prochain. « Il faut refaire les égouts, l’aqueduc, la rue, et construire une piste multifonctionnelle. Nous tenterons de nous coordonner avec le chantier de Well Sud pour éviter les problèmes de circulation. »

À ce jour, la Ville a dépensé 3 281 000 $ pour ce projet, dont 89 400 $ en indemnisations pour les locataires. Ceux-ci ont ainsi pu se faire rembourser les frais de déménagement et trois mois de loyer. 

À noter qu’il reste toujours à conclure une entente avec quatre propriétaires évincés par expropriation. Le Tribunal administratif du Québec pourrait avoir à trancher sur les sommes qui leur sont dues. Une fois ces dossiers réglés, on s’attend à avoir dépensé 100 000 $ de plus que les 4,1 M$ planifiés au départ pour toutes les transactions. En avril, on estimait que la facture, incluant la démolition et la décontamination, s’élèverait à 5,1 M$.

Sherbrook

L'étang du domaine Howard sera illuminé

L’étang du domaine Howard sera illuminé à partir du printemps 2020. Le projet, porté par Destination Sherbrooke, vise à éclairer la patinoire en hiver et les mosaïcultures en été. Le coût de ces installations est évalué à 145 000 $.

En raison du caractère patrimonial du domaine Howard, les élus ont dû approuver le concept, qui comprend des projecteurs, des lampadaires, des projecteurs à Gobo, des boules décoratives de même qu’une structure lumineuse distinctive composée de 16 tiges illuminées. Celles-ci seront surmontées de huit nénuphars verts en été et de huit sphères bleues en hiver. Les projecteurs à Gobo projetteraient des motifs floraux et végétaux.

« C’est un projet qui visait à faire de la patinoire du domaine Howard la patinoire la plus féerique au Québec. On a un lieu exceptionnel. Un projet pilote a été mené l’année dernière pour voir l’effet que ça pourrait créer. C’est dans cette même veine qu’on voulait pouvoir illuminer. C’est un projet de lumières quatre saisons qui est proposé pour améliorer l’expérience de ce lieu unique », lance la conseillère Annie Godbout, présidente de Destination Sherbrooke.

Les lumières s’allumeraient à la tombée du jour jusqu’à la fermeture du parc, à 23 h. En hiver, la lumière serait dirigée vers la glace alors qu’en été, elle serait tournée vers l’eau pour éclairer les nénuphars et mettre en valeur les mosaïcultures. L’impact de la luminosité sur les plantes aurait été évalué et serait jugé négligeable. 

À noter que les arbres situés autour de l’étang ne seront pas touchés par les aménagements. La base de béton de la structure lumineuse comptant 16 tiges devra quant à elle être recouverte de plantes. En tout, 24 projecteurs ronds seraient installés. 

« C’est un projet qui visait à faire de la patinoire du domaine Howard la patinoire la plus féerique au Québec.»

Annie Godbout

Le conseiller Paul Gingues a indiqué avoir signalé des inquiétudes, comme sa collègue Chantal L’Espérance, quant à l’apparence des lampadaires qui seraient installés. Destination Sherbrooke a tenu compte des commentaires des élus.

« On va conserver des lampadaires avec un côté ancien en ajoutant ce qui est nécessaire pour amener un éclairage qui donnera un caractère à la patinoire, mais aussi pour l’ensemble des saisons. Ce n’est pas quelque chose qui servira seulement l’hiver. Il y aura aussi une espèce d’œuvre et nous avons demandé que le bloc de béton soit couvert de plantes », résume Mme L’Espérance. 

Sherbrooke

Les élus s'unissent contre Évelyne Beaudin

La publication d’une vidéo d’Évelyne Beaudin concernant le nombre de cases de stationnement dans le projet Well Sud a créé une tempête au conseil municipal vendredi. Les élus ont jugé nécessaire d’interrompre la séance préparatoire au budget d’immobilisation pour se présenter en groupe devant les médias, tout en refusant de répondre aux questions.

Alors que Mme Beaudin estime que les besoins réels seraient de 494 cases de stationnement plutôt que les 715 proposées par le consortium formé du Groupe Custeau et de Services EXP, ses collègues l’accusent de manquer de rigueur. Le nombre de cases retenu sera dévoilé lundi. 

Mme Beaudin a publié sa vidéo sur Facebook jeudi soir, calculant le nombre de cases actuelles, le nombre de nouveaux logements et de nouveaux bureaux projetés, la compensation pour des espaces sur rue qui seront retirés pour déterminer, selon elle, les besoins réels. Elle ajoute que la Ville ne connaît pas les données précises de l’utilisation des stationnements au centre-ville et mentionne que la diminution de la taille du stationnement pourrait générer des économies.

Lire aussi : Les besoins en stationnement de la Ville remis en doute

Elle estime que chaque case de stationnement coûte plus de 30 000 $ en tenant compte d’un budget de 26 M$ pour la construction du stationnement. « Well Sud, c’est d’abord et avant tout un projet de stationnement. Il faut reconstruire le stationnement du Dépôt. La Ville a décidé de l’agrandir. C’est correct, parce que les besoins vont augmenter sur Wellington Sud. [...] Il faut prévoir en conséquence. Mais la vraie question, c’est de combien de cases aurons-nous besoin dans le futur.

« À force de poser des questions, mon équipe et moi nous sommes rendu compte que la Ville n’avait aucune idée de l’utilisation réelle de son stationnement. La Ville s’est lancée dans ce projet-là sans véritable étude en main. »

La Ville a rétorqué dans un communiqué en matinée, mentionnant que la cible de 650 cases publiques minimum avait été établie en 2018 au conseil municipal. Le nouveau stationnement permettra par ailleurs, selon le communiqué, de réduire le nombre de stationnements privés ou publics de surface qui nuiraient au développement du quartier.

En après-midi vendredi, c’était au tour de tous les autres élus de sortir devant les médias. Le maire Steve Lussier dit avoir voulu démontrer l’impact d’un conseil uni au moment de prendre une décision.

« Désinformation »

Nicole Bergeron, présidente du conseil, parlait au nom de ses collègues. « Nous voulons parler d’une seule voix forte pour appuyer sans aucune réserve tout le travail fait par l’administration dans le cadre du projet Well Sud. Contrairement à ce qui a pu être dit par Mme Beaudin, ce n’est pas vrai que c’est de l’improvisation. C’est basé sur des études et le travail de nos équipes. [...] Politiquement, on parlera au moment de prendre notre décision lundi soir au terme de l’assemblée spéciale. Il ne faut pas tomber dans la désinformation et la démagogie. Les gens qui sont contre le feront dans l’enceinte lors du vote. »

Vincent Boutin, président du comité consultatif d’urbanisme, dit que l’urbanisme ne travaille pas sur les besoins actuels, mais sur des ratios pour le potentiel de cases nécessaires dans le futur. « En ce moment, 18 % des terrains sont vacants dans le secteur Wellington Sud et il y a 25 % de vacance dans les locaux. »

Les ratios initiaux ont d’ailleurs été revus à la baisse. D’une case par logement, la Ville n’en projette plus que 0,75, par exemple. Marie-France Delage, directrice générale adjointe, mentionne que sans le projet privé de Well Sud, les besoins actuels sont évalués à 415 cases. « C’est de là que nous avions établi qu’avec le projet qui s’en vient, il faudrait au moins 650 cases. Nous avons regardé les pratiques dans les villes similaires pour établir nos ratios et nous sommes dans les normes par rapport aux villes progressistes qui visent à réduire l’utilisation de l’automobile. »

« Demi-vérités »

M. Boutin précise que le projet Well Sud coûterait 25 M$ à la Ville et qu’ils ne serviront pas qu’à construire le stationnement. On y inclut la préparation des terrains, la déconstruction des bâtiments, la construction d’un escalier et de la dalle qui servira de place publique. Chaque case de stationnement ne coûterait donc pas 30 000 $. « Nous savons qu’il faut faire des efforts pour l’environnement. Il y aura des bornes de recharge, de l’espace pour les vélos et l’autopartage... C’est une très jolie vidéo, mais il manque de rigueur. J’espère qu’elle n’a pas été subventionnée avec des fonds publics parce que ça ne sert pas le citoyen avec des demi-vérités. »

Les élus ont par la suite refusé de répondre aux questions des médias. « Nous sommes sortis du budget pour vous parler quelques minutes, mais notre priorité aujourd’hui n’était pas de parler d’une vidéo. On le fait parce qu’on trouve important de recadrer la situation. On commence à être tannés de toujours être obligés de sortir de notre cadre parce que quelqu’un décide d’aller sur la place publique et de ne pas donner nécessairement les bonnes informations au moment opportun », a fulminé Nicole Bergeron.

Vincent Boutin a néanmoins précisé qu’il y avait eu beaucoup d’échanges entre les fonctionnaires et Sherbrooke Citoyen pour expliquer comment la Ville avait établi le nombre de cases de stationnement nécessaires.

Marie-France Delage ajoute par ailleurs que la meilleure façon de maintenir la pression pour encourager le transport actif est que la Ville soit propriétaire des stationnements. « Ça ne fait pas toujours plaisir au privé. On sait que nous sommes agressifs, plus que l’approche conservatrice des grandes villes, et nous nous adapterons quand nous devrons reconstruire d’autres stationnements. Si l’auto électrique diminue bel et bien l’impact environnemental de la voiture, est-ce que les transports en automobile diminueront comme prévu? »

Évelyne Beaudin estime qu’il est trop tard pour influencer le projet Well Sud, mais espère que la politique de stationnement sera adaptée dans le futur. Elle maintient que la méthodologie de ses calculs se tient. « Je serais prête à prendre le pari aujourd’hui que ce stationnement-là sera à moitié vide. Je me demande si je suis la seule à avoir lu la politique de gestion du stationnement parce qu’on n’y mentionne jamais l’utilisation réelle du stationnement. »

Mme Beaudin qualifie d’attaque partisane la décision de ses collègues d’ajourner la préparation du budget pour s’adresser en groupe aux médias.

Justice et faits divers

Le SPS libère une femme séquestrée depuis plusieurs semaines

Une femme de 36 ans de Sherbrooke a été libérée des griffes d’un individu qui la séquestrait vraisemblablement depuis plusieurs semaines dans deux logements de l’ouest de Sherbrooke.

C’est la victime alléguée qui aurait contacté le Service de police de Sherbrooke pour avouer qu’elle avait tenté d’empoisonner son ravisseur pour se défaire de son emprise.

Les policiers se sont rendus sur la rue King-Georges vers 5 h 40 mercredi matin.

Ils y ont alors découvert la victime alléguée.

Selon sa version, elle aurait été séquestrée durant plusieurs semaines, voire quelques mois.

« Elle affirme avoir été attachée avec des ty raps. Ses cheveux ont aussi été rasés et elle aurait été filmée. Le motif de cette séquestration reste à être déterminé, mais il pourrait s’agir d’exploitation sexuelle », explique le lieutenant Alexandre Provencher du SPS.

Un individu de 28 ans a été arrêté dans cette affaire. Des accusations de séquestration devraient être portées contre lui au palais de justice de Sherbrooke.

La division des enquêtes criminelles a procédé à l’interrogatoire du suspect. Le service d’identité judiciaire du SPS a établi deux scènes de crimes, une sur la rue King Georges et l’autre sur la rue Belvédère Sud.

« L’enquête se poursuit pour faire la lumière sur toute cette affaire », assure le lieutenant Provencher.

Faits divers

Le présumé meurtrier de Thomas Cameron demeure détenu

Si la détention du garçon de 17 ans accusé du meurtre de Thomas Cameron a été ordonnée pour la durée des procédures judiciaires, l’adolescente accusée avec lui subit son enquête sur remise en liberté.

Cheveux ébouriffés, barbe éparse un peu longue, chemise grise, celui qui était adolescent au moment des accusations, mais qui est maintenant adulte, a annoncé en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec qu’il renonçait à son enquête préliminaire.

« Il est conscient que le tribunal va ordonner sa détention pour la suite des procédures », a expliqué au tribunal l’avocate de la défense Me Kim Dingman.

Le corps de Thomas Cameron, 18 ans, a été découvert le 3 août dernier vers 21 h 30 au parc Adrien-Cambron.

Dès le début des procédures judiciaires, la procureure aux poursuites criminelles, Me Nathalie Robidoux, a demandé que le jeune homme, qui est accusé de meurtre prémédité, soit assujetti à une peine pour adulte.

Une preuve par prépondérance des probabilités devra être faite à ce sujet si l’adolescent est reconnu coupable de l’accusation portée contre lui.

La peine maximale pour un mineur est de 10 ans pour un meurtre au premier degré, alors que la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans est celle imposée pour la même accusation au tribunal adulte.

D’ici le retour du dossier devant le tribunal le 19 décembre, son avocate devra faire un choix concernant le type de procès. L’accusé pourra subir un procès devant un juge seul de la Cour du Québec où un procès devant juge et jury en Cour supérieure, mais avec des règles de droit de la chambre de la jeunesse.

« Je viens de recevoir de la preuve sur plusieurs CD que je dois analyser. Je ne peux faire de choix aujourd’hui », a expliqué Me Dingman.

Meutre au 2e degré

Accusée de complicité après le fait au moment des évènements, l’adolescente de 15 ans doit maintenant se défendre d’une accusation de meurtre au deuxième degré.

Deux témoins, dont l’enquêteuse au dossier, seront entendus lors de l’enquête sur remise en liberté prévue pour deux jours, mercredi et jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Les deux accusés adolescents restent en garde fermée dans deux centres jeunesse distincts depuis leur arrestation.

Des interdictions de contact et de se trouver au même endroit avaient été émises dans leurs dossiers respectifs.

Une ordonnance de non-publication émise par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec empêche de révéler les faits de cette affaire survenue l’été dernier.

Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ainsi que le Service de police de la Ville de Sherbrooke ont mené une enquête commune dans ce dossier.

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Procès devant jury pour deux vols qualifiés

Accusé de deux vols qualifiés commis à 1,5 kilomètre de distance dans l’est de Sherbrooke, Patrick Morin a demandé un procès devant juge et jury.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, mercredi, Morin a renoncé à son enquête préliminaire.

Le suspect aurait commis un premier vol qualifié le 25 mars au dépanneur Bowen.

L’autre vol a été perpétré le 1er avril.

L’homme de 42 ans a été accusé de vol qualifié en utilisant une arme à feu, de possession d’arme à feu pour commettre une infraction criminelle, de possession d’outils de cambriolage et de bris de probation.

L’accusation de vol qualifié avec une arme à feu comporte une peine minimale de quatre ans de prison.

Son avocat Me Patrick Fréchette a demandé que le dossier soit reporté au 4 novembre afin de fixer la date du procès.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau s’était opposé à la remise en liberté de Morin dès le début des procédures.

Morin aurait sévi à deux reprises en moins d’une semaine en braquant des dépanneurs situés à environ 1,5 kilomètre de distance dans l’est de Sherbrooke.

Les deux braquages de dépanneur auraient été effectués avec une arme de poing. Le suspect avait été capté par des caméras de surveillance aux deux endroits où les vols ont été effectués.

Actualités

Blessing Dugbeh en attente d’expertises

Blessing Dugbeh attend des expertises relatives à sa charge virale en VIH au moment des crimes qui lui sont reprochés.

En attente de sa peine à la suite des verdicts de culpabilité pour un viol collectif, Dugbeh doit se défendre relativement à des accusations d’agressions sexuelles graves mettant la vie en danger de trois victimes mineures alléguées entre mai 2016 et septembre 2017.

La preuve au procès de l’homme de 21 ans, qui s’est déroulé en mars, a révélé qu’il était porteur du VIH, de là les accusations d’avoir mis la vie en danger des victimes alléguées.

Son avocat Me Guy Plourde a demandé, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, de reporter le dossier au 18 décembre. C’est à ce moment qu’il déterminera si un procès sera exigé dans cette affaire.

Peine minimale

Dans le dossier d’agression sexuelle en groupe pour laquelle Dugbeh a été reconnu coupable, Me Plourde fera entendre ses arguments en novembre.

L’accusé tente d’éviter la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée pour une agression sexuelle en groupe commise sur une adolescente de 15 ans à Sherbrooke.

Dugbeh estime que la peine minimale de prison qui doit lui être imposée à la suite du verdict de culpabilité rendu contre lui pour le viol collectif est « cruelle et inusitée ».

Détenu depuis son arrestation en avril 2018, Blessing Dugbeh doit se voir imposer cette peine minimale de prison étant donné qu’il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle en groupe d’une personne de moins de 16 ans. Cette détention provisoire est calculée en temps et demi.

En plus du viol collectif, l’homme de 21 ans a été trouvé coupable de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure pour les évènements du 12 février 2017 ainsi que de menaces de mort et de harcèlement criminel entre février et avril 2018.

Dugbeh souhaite invoquer l’article 12 de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne pour faire invalider la peine minimale de cinq ans qui doit lui être imposée.

Lors des gestes en cause, la victime répétait qu’elle ne consentait pas aux gestes sexuels. 

La juge avait qualifié de troublants les évènements pour lesquels Dugbeh a été reconnu coupable.

Dugbeh a aussi été reconnu coupable de menaces de mort pour avoir mis sur sa story Snapchat un message avec un pistolet et le message « We don’t call 911, we use » avec deux émoticônes de fusils.

Blessing Dugbeh n’avait pas témoigné lors de son procès.

Actualités

Abolition des commissions scolaires : les commissaires font bloc

Les quatre présidents des commissions scolaires de la région ont réclamé mercredi le retrait pur et simple du projet de loi 40 visant à abolir les élections scolaires et transformer les commissions scolaires en centres de service. Jean-Philippe Bachand, de la Commission scolaire des Sommets, Gilles Normand, de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Yves Gilbert, de la Commission scolaire des Haut-Cantons et Michael Murray, de la Commission scolaire Eastern Townships, estiment que ce projet de loi est une menace pour l’autonomie des régions.

« On demande une grande étude avec une consultation publique pour qu’on jase ensemble à savoir où on s’en va et comment les commissions scolaires peuvent s’intégrer là-dedans, indique M. Gilbert. On est prêt à travailler avec le ministre. »

Même si le projet de loi promet une autonomie accrue aux écoles, les commissaires de la région dénoncent la centralisation de la prise de décisions.

« Lorsqu’on lit le projet de loi, on se rend compte qu’il y a un pouvoir centralisé au ministre, explique M. Gilbert. C’est lui qui va créer le code de déontologie de chaque conseil des centres de services, j’appelle ça un pouvoir centralisé. »

Selon le projet de loi, les centres de services seraient administrés par un conseil d’administration composé de 16 membres, dont huit parents. La réalité des commissions scolaires en milieu rural est mal adaptée à ce concept selon Jean-Philippe Bachand qui préside une commission présente dans trois MRC.

« Le projet de loi ne permet pas d’avoir une représentativité par district, souligne-t-il, un groupuscule d’une certaine région pourrait être majoritaire sur un conseil d’administration. »

Représentativité

La faible participation de la population aux élections scolaires est l’une des raisons avancées par le ministre Jean-François Roberge pour les abolir. Or, les commissaires estiment que tous les efforts n’ont pas été faits pour les mettre de l’avant.

« Si je prends 2014, il y a eu 35 000 $ d’injectés dans tout le Québec pour susciter l’intérêt, explique M. Gilbert. Il y a même des partis politiques qui ont demandé aux gens de ne pas aller voter. Alors comment voulez-vous faire en sorte que les parents et les citoyens se mobilisent ? »

« On a fait une suggestion, pourquoi ne pas mettre les élections scolaires et municipales ensemble ? ajoute-t-il. Dans les États américains près de nous, les gens votent pour le shérif ou pour une loi. On est capable de faire plusieurs choses en même temps. Pourquoi ne pas l’avoir essayé ? »

Selon Jean-Philippe Bachand, la perte des élections est une perte démocratique importante.

« La démocratie, c’est de permettre à tout le monde de participer et de voter, mentionne-t-il. On est vraiment une société riche au Québec pour bafouer un niveau démocratique. Que le niveau de participation soit à 5 ou 15 %, on a des élections partielles qui sont à 18 %, mais peu importe, il y a une démocratie. Il y a des gens sur la planète qui voudraient avoir une démocratie. Ça m’attriste. »

Implication des parents

La très grande place des parents dans les conseils d’administration a également fait sourciller les commissaires.

« C’est important pour moi que toute la population ait accès à choisir qui va organiser les services publics des écoles, dit Gilles Normand de la CSRS. On demeure parent et dans le projet de loi, ceux qui ne sont plus parents ne pourront plus administrer alors que l’expérience qu’on a acquise fait en sorte que c’est un avantage. »

« Je ne comprends pas la volonté du gouvernement d’exclure les citoyens qui veulent s’engager, mentionne pour sa part M. Murray. Même si les commissions scolaires anglophones conservent les élections, la limitation des candidatures fait en sorte de donner une vision étroite et limiter de ce que devrait être l’éducation. »

Actualités

Édaravone : « pas de faux espoirs », dit la ministre McCann

Mario Goupil, ce Sherbrookois en croisade pour que le gouvernement du Québec rende accessible l’édaravone aux quelque 600 personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA) dans la province, a finalement rencontré la ministre de la Santé et des Services sociaux mardi à l’Hôpital Fleurimont.

Attendu par les médias à la sortie de la rencontre, M. Goupil a mentionné s’être senti écouté, même s’il déplore le manque d’engagement de la ministre Danielle McCann.

« Elle m’a écouté, mais comme toujours les politiciens ne me font pas de promesses, a-t-il expliqué. Je pense que ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde et j’ai espoir qu’elle va essayer de trouver une façon de nous aider. »

La ministre McCann s’est justifiée en expliquant qu’elle « ne doit surtout pas donner de faux espoirs aux familles comme celle de M. Goupil ».

« C’est très touchant et on est très sensible à ça, mais en même temps on sait qu’il y a plusieurs situations comme celles-là au Québec pour différentes maladies, mentionne-t-elle. Je vais tout examiner, mais il y a une importante négociation qui se fait actuellement pour que ce soit dans les meilleurs délais. On vient d’apprendre que le médicament sera commercialisé au mois de novembre. C’est un pas dans la bonne direction, mais il faut attendre les négociations avec la compagnie. »

Environ 600 Québécois sont atteints de la sclérose latérale amyotrophique dont une vingtaine dans la région de Sherbrooke. L’édaravone est un médicament qui pourrait réduire la souffrance des personnes atteintes et prolonger de 33 % leur vie. Il a été approuvé par Santé Canada en octobre 2018.

Rapport qualité/prix trop faible

Le Ministère soutien toutefois que le rapport qualité/prix de l’édaravone n’est pas assez élevé et que son gouvernement ne peut soutenir financièrement les demandes d’aide. Il pourrait en coûter plus de 60 millions $ pour fournir le médicament à 330 malades au Québec sur une période de trois ans. La ministre McCann espère une entente avec le fabricant japonais pour que les Québécois aient accès à l’édaravone.

« Elle renvoie toujours la balle à la compagnie pharmaceutique qui demande un prix de fou pour le médicament, a souligné M. Goupil. Je lui ai dit de se forcer un peu et de gratter les fonds de tiroir pour aider les 600 Québécois qui sont aux prises avec cette maladie et qui veulent se soigner. »

« Ce que je lui ai demandé, c’est de nous aider financièrement à compenser le coût du médicament, ajoute M. Goupil. Je pense que c’est une dame qui a du cœur, c’est l’être humain d’abord. Elle s’est informée de Lisette, elle connaissait son nom. Elle écoute, mais elle doit trouver une façon ou être inventive pour aider ces gens. »

La conjointe de M. Goupil, Lisette Joyal, qui a reçu un diagnostic de SLA en février dernier, n’était d’ailleurs pas présente. Elle n’avait pas assez d’énergie.

« Elle ne se sentait pas assez forte, explique Mario Goupil. Elle ne marche plus, elle est en fauteuil roulant. On a acheté un véhicule adapté qui a coûté plusieurs dizaines de milliers de dollars et on fait adapter la chambre et la salle de bain, ce qui va coûter plus de 10 000 $. C’est ce que j’expliquais à la ministre. »

Sherbrooke

Le chantier rue Meadows tire à sa fin

Le chantier de la rue Meadows, qui entraîne des perturbations sur la rue Wellington Nord, au centre-ville de Sherbrooke, pourrait prendre fin cette semaine. C’est du moins le souhait de la Ville, qui espère un temps clément pour boucler les travaux. La Ville tire par ailleurs une leçon de son expérience des derniers mois : il faudra porter une plus grande attention aux piétons du centre-ville dans la planification des travaux.

Jean-Pierre Fortier, chef de la division gestion des eaux et construction à la Ville de Sherbrooke, rapporte que la Ville n’amorce pas de nouveaux chantiers majeurs cette semaine, même si une trentaine de chantiers sont toujours actifs. « Celui au coin de Wellington et Meadows se poursuit. Nous espérons en sortir rapidement selon les difficultés rencontrées et la température. Les commerces sont toujours accessibles. Les stationnements de la Grenouillère et Webster et les stationnements des rues Wellington Nord et Frontenac demeurent gratuits. »

Il ne reste plus qu’à brancher les conduites à l’intersection des deux rues et à remettre le gravier en place pour terminer le travail. « Notre objectif est de terminer d’ici la fin de la semaine. Si ce n’est pas fini vendredi, nous verrons à faciliter la circulation piétonne comme nous l’avons fait ce week-end. »

Piétons

De l’aveu même de Jean-Pierre Fortier, c’est d’ailleurs la place réservée aux piétons qui constituera le point à améliorer pour les futurs chantiers qui changeront le visage du centre-ville. « Tout n’a pas été parfait », dit-il en dressant le bilan de ce chantier majeur. « Il y a eu beaucoup d’améliorations en cours de processus, autant avec les médias que les commerçants. Nous aurons une attention particulière envers les piétons. C’est peut-être la partie qui a été un peu sous-estimée initialement quand nous avons fait les travaux sur Grandes-Fourches Nord. Il y a beaucoup de piétons au centre-ville toutes les heures et ç’a causé beaucoup de perturbations. La protection des piétons est importante. Cet aspect sera regardé de façon plus approfondie. »

À noter que les interventions sur Grandes-Fourches Nord dépendent maintenant de certains partenaires pour continuer à avancer, notamment la compagnie Vidéotron. 

La Ville compte aussi effectuer un examen approfondi en amont des travaux pour assurer un arrimage optimal entre les communications, l’ingénierie, la construction et tous les partenaires impliqués. 

Rappelons que la Ville a rencontré un monticule de roc dur sur la rue Meadows, ce qui a retardé les travaux. En raison du lieu du chantier, il n’était pas possible de procéder par dynamitage. Il a plutôt fallu opter pour des forages avant de casser le roc.

À noter qu’un nouveau chantier majeur commencera vraisemblablement la semaine prochaine. Des activités de pavage sur la rue King Est, entre les rues du Marché et Chamberland, sont prévues. Les préparatifs devraient s’amorcer cette semaine. 

Sherbrooke

C'est parti sur la route 220

C’est parti pour quatre semaines de travaux sur la route 220, près des intersections avec les chemins Godin et Dion. Jusqu’à la fin de la semaine, une voie sera fermée en direction de Saint-Élie entre les rues Saint-Jacques et Godin.

« Il faut s’attendre à des ralentissements aux heures de pointe, matin et soir », indique Dominique Gosselin, porte-parole du ministère des Transports à la direction régionale de l’Estrie.

Elle en appelle donc à la patience des automobilistes, qui devront prévoir un temps plus long pour leurs déplacements. « Il faut vraiment voir le dossier de la route 220 comme un projet global pour remédier aux problèmes de ralentissement. Nous voulons régler le problème à long terme en anticipant les besoins futurs. »

Trois interventions sont prévues. La première, tant à l’intersection avec le chemin Godin qu’à l’intersection avec le chemin Dion, se tiendra dans les prochaines semaines. « Il s’agit de modifier le marquage au sol pour permettre de s’insérer en double sur la 220 à partir du chemin Dion », explique notamment Mme Gosselin. Une voie de virage à droite exclusive à l’approche est du chemin Godin, en direction Saint-Élie, sera aussi ajoutée. 

La deuxième intervention, planifiée pour l’an prochain, consistera à construire une passerelle adjacente au viaduc enjambant l’autoroute 10 pour permettre le passage des piétons et des cyclistes. « La séquence des travaux a été choisie pour avoir un impact immédiat sur la circulation. »

La troisième phase, qui consiste en une voie de virage à gauche dans les deux sens, une voie centrale réservée au virage à gauche, sera ajoutée d’ici 2022. « Nous enregistrons chaque jour des milliers de virages à gauche pour accéder aux commerces. »

Chemin Rhéaume

Les résultats de l’étude qui pourrait permettre de réduire le risque de collision à l’intersection de la route 220 et du chemin Rhéaume ne sont toujours pas connus, mais sont attendus cet automne. Selon Dominique Gosselin, la direction régionale devra analyser les conclusions du rapport avant d’entreprendre des discussions avec la municipalité. « Étant donné la nature des travaux, il faudra probablement les planifier, donner le mandat pour des devis et ensuite pour leur réalisation. Nous ne savons pas si nous devrons faire l’acquisition de terrains non plus. »

Le ministère espère donc statuer sur une solution cet automne, mais ne peut pour le moment confirmer si les travaux, le cas échéant, seront réalisés en 2020 ou plus tard.

Rappelons que les citoyens du secteur déplorent la quantité de collisions latérales intervenues dans les dernières années à cette intersection. L’ajout de feux de circulation, la construction d’un carrefour giratoire et le déplacement complet de l’intersection sont des scénarios à l’étude auprès d’experts en conception routière. 

Actualités

L'itinérance vue de plus près

À Sherbrooke, plus de 6000 personnes bénéficient des services offerts par les organismes membres de la Table itinérance de Sherbrooke (TIS). De ce nombre, 1300 profitent d’un hébergement. Pour changer le regard sur la pauvreté, pour favoriser une plus grande inclusion, la 18e Nuit des sans-abri de Sherbrooke se tiendra le vendredi 18 octobre à partir de 17 h, au Marché de la gare.

La soirée, sous le thème « Citoyens et citoyennes même dans la rue », commencera avec un cours de l’Université populaire (UPOPS) portant sur les relations interpersonnelles. Les personnes présentes pourront aussi manger du chili, profiter des prestations musicales de Kyra Shaughnessy, Marie-Eve Bruneau et Vincent Poirier, Accords d’âmes et SOULY ou participer au concours d’abris de fortune.

« Chaque année, il s’agit d’un événement important pour sensibiliser les gens à savoir que personne n’est à l’abri de l’itinérance », lance le psychoéducateur en santé mentale Jérôme Fortin, coporte-parole.

« Les épreuves de la vie peuvent nous mener vers un parcours imprévu, qu’il s’agisse d’une perte d’emploi, d’une maladie, d’un deuil. Il faut changer notre regard face à la pauvreté parce que tout le monde peut participer à sa collectivité. Je m’implique parce que je crois en l’importance de l’inclusion, d’inclure tout le monde. La journée de vendredi sera très festive et je la souhaite intergénérationnelle. »

Nancy Mongeau, coreprésentante de la TIS, martèle que tous ont une valeur, peu importe leur revenu. « L’indifférence, les gens de la rue la vivent. D’ailleurs, on ne parle jamais assez de la pauvreté. Dans la campagne électorale, on a parlé du black face, mais peu de la pauvreté. Nous arrivons donc avec nos revendications, soit que le partage bienveillant de l’espace public est nécessaire, que tous partagent une volonté d’inclusion et que la politique nationale de lutte contre la pauvreté, qui a été adoptée en 2014, doit être respectée pour offrir des solutions concrètes aux personnes vivant en situation d’itinérance. »

Marco Poulin, aujourd’hui coordonnateur et intervenant au Partage Saint-François, a déjà vécu l’itinérance. Il agit lui aussi à titre de coporte-parole. « La route a été longue pour moi, mais beaucoup de gens ont fait la différence. Des fois, juste de l’écoute, sans jugement, ça permet de cheminer. J’ai ouvert beaucoup de portes et c’est pourquoi j’ai toujours un porte-clés avec moi. Même si plusieurs d’entre elles ne servent plus, je sais qu’elles m’ont été utiles dans mon cheminement. »

Les citoyens qui voudraient participer sont invités, s’ils le souhaitent, à cuisiner des desserts en portions individuelles et à les apporter à l’accueil. Ils peuvent aussi contribuer en apportant des vêtements chauds, des sacs réutilisables et des gourdes qui seront redistribués.

Sherbrooke

Une relance à l'horizon pour Bébémeghan

À peine deux semaines après avoir vu sa boutique Bébémeghan détruite par les flammes, Annick Leclerc voit poindre la possibilité d’une relance.

L’évènement « On s’unit pour la cause de Friperie Bébémeghan » qui avait lieu la fin de semaine dernière a permis d’amasser une quantité impressionnante de vêtements.

« Une remorque de 18 pieds a été remplie de dons. C’était dangereux d’ouvrir la porte », explique Annick Leclerc.

Cette dernière est extrêmement reconnaissante de la générosité des gens.

« J’ai trié à peine le tiers des vêtements. Je fais de belles découvertes. C’est ma passion, alors quand je commence à trier le linge, j’ai de la difficulté à m’arrêter », signale la propriétaire de la friperie sinistrée.

Annick Leclerc a commencé à visiter des locaux pour remplacer celui qui a été détruit par les flammes en même temps que les autres commerces du complexe commercial Au pied des tours.

« Le prix des loyers est beaucoup plus élevé que ce que je payais. C’est près du double. J’avais ouvert ma boutique avec les économies que j’avais réalisées lors de mes 13 années de vente en ligne. Je dois maintenant acheter tous les étalages pour la nouvelle boutique », mentionne la propriétaire de Bébémeghan.

Sans se fixer d’objectif trop contraignant, elle aimerait trouver un local où elle pourrait commencer à y placer son nouvel inventaire dès le début de la nouvelle année pour une ouverture quelque part en février 2020.

En plus de doubler le 1000 $ de dons en argent, le concessionnaire Rock Moto sport a offert un emploi à Annick Leclerc le temps que sa friperie de luxe reparte.

« Je repars à zéro. Ça me fait des journées très remplies avec le travail, les devoirs des enfants puis le tri des dons. Mais ça ne me dérange pas. J’ai hâte que ma boutique reparte », soutient Annick Leclerc.

Elle n’entend pas partir sa boutique en ligne avant que la boutique ait à nouveau pignon sur rue étant donné qu’elle veut, cette fois, tout assurer.

Touchée

L’initiative d’une cliente, Nadia Savard, et de David Gagné du restaurant Jack’O d’organiser la collecte de la fin de semaine dernière a touché au cœur Annick Leclerc.

« Plusieurs clientes sont venues me voir à la suite de l’incendie. J’ai reconnu plusieurs visages. Je manque de mots pour dire combien je suis touchée par cet élan de solidarité », signale Annick Leclerc.

En plus de la boutique Bébémeghan, le bar l’hypertaverne Le Réservoir, la boulangerie artisanale Les fantaisies de Chaud pain, le studio de tatouage Operatorium, la clinique auditive Annie Dumontier, l’entreprise de plats à emporter Les plats de Charlotte et le studio de beauté Glam ont tous été détruits par ce violent incendie.

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Pierre-Hugues Boisvenu précise sa pensée par rapport aux gens qui votent pour le Bloc

Après avoir lancé sur Facebook que les gens « votent pour le Bloc pour faire comme leur voisin. On sait bien qu’au Québec le voisin gonflable qui gère la vie de bien des gens (sic) », le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu rectifie le tir. Celui-ci répondait à quelqu’un qui affirmait que « Andrew Scheer est une réplique exacte de Stephen Harper » dans la section commentaires d’une publication du Parti conservateur.

Après avoir été contacté par La Tribune, le sénateur a apporté une nuance à son commentaire. « (Je m’explique, c’est une image) Tu sais ce que c’est une vague, quand elle passe les gens embarquent de dans (sic) », a-t-il ajouté sur le réseau social. 

Le Sherbrookois s’est également excusé à un autre utilisateur qui se sentait dénigré. « Je n’ai pas dénigré. J’ai posé une question pourquoi il comparaît (sic) Scheer à Harper. Et pourquoi il votait Bloc. C’est une image. Je m’excuse si vous avez considérez (sic) cela du dénigrement. Ce n’était pas mon objectif. » a mentionné M. Boisvenu.

Explications

En entrevue avec La Tribune, Pierre-Hugues Boisvenu a précisé sa pensée. « Ce que je voulais dire, c’est que quand un parti progresse, il y a un mouvement de masse qui se fait, a-t-il mentionné. C’est en ce sens que je disais ça. »

« L’automne dernier, le Bloc ramassait environ 9 à 10 % des intentions de vote, analyse le sénateur. Aujourd’hui, je n’ai pas vu les sondages, mais ils pourraient aller jusqu’à 30 %. Quand je vois sur Internet qui vote pour eux, c’est parce qu’il y a comme un mouvement de sympathie, un peu comme M. Singh [du NPD] dans le Canada anglais. Les gens qui votent aiment gagner. Quand les gens savent que le Bloc risque d’être gagnant à la prochaine élection, ils vont vers ce parti. Il y a un automatisme qui se fait chez les Québécois. »

« L’image n’est pas de dire que les gens font comme les autres, enchaîne-t-il. Les gens s’inspirent d’un mouvement qu’on observe depuis environ un mois. Il y a une espèce de vague. »

Et que pense-t-il de la comparaison entre Andrew Scheer et Stephen Harper? 

« C’est de ne pas connaître M. Scheer quand les gens disent ça. Je pense qu’on sent dans cette comparaison, non pas une attaque envers l’homme, mais envers le parti. Je pense que nous sommes dans deux facettes totalement différentes de l’homme politique. Autant M. Harper était plus cartésien, plus froid, plus difficile d’approche. Autant on a en M. Scheer un homme beaucoup plus souriant, beaucoup plus près des gens et qui est prêt à beaucoup plus de compromis par rapport aux demandes du Québec que celles que M. Harper avait à l’époque », pense M. Boisvenu. 

De son côté, le candidat du Bloc québécois dans Sherbrooke, Claude Forgues, a réagi à la demande de La Tribune. « Paroles de frustrations pour les mauvais résultats de son groupe de la part d’un sénateur fossile. Le vote pour le Bloc est une mobilisation citoyenne pour nous et chaque fois que le Québec est sorti voter, le Québec a gagné. Un de nos objectifs : l’abolition de ce mouroir qu’est le Sénat », a-t-il mentionné. 

« J’ai l’impression qu’il parle par dépit, étant donné que ses candidats sont en train de perdre. La décision des Québécois doit être respectée. Toutes les fois que les Québécois sont sortis en masse, ils sont sortis gagnants, quelle que soit leur décision », a précisé Claude Forgues.

Quelques heures plus tard, le candidat du Bloc québécois a recontacté La Tribune afin de retirer ses commentaires.

Actualités

Premier pas d’Extinction Rebellion à Sherbrooke

Le mouvement social écologiste Extinction Rebellion, dont des sympathisants ont grimpé dans la structure du pont Jacques-Cartier à Montréal plus tôt cette semaine, a organisé son premier événement à Sherbrooke, samedi. De manière très calme, une quarantaine de personnes ont traversé à plusieurs reprises l’intersection des rues King Ouest et Jacques-Cartier avec des pancartes visant à sensibiliser les automobilistes à l’environnement.

« On ne fait pas de désobéissance civile aujourd’hui, lance en entrée de jeu la porte-parole sherbrookoise de l’organisation, Charlotte Crevier. C’est une manifestation non violente. On ne prendra rien en otage, on ne bloquera rien. On veut entrer en contact avec les citoyens, leur montrer qu’on est arrivés à Sherbrooke. »

Selon la porte-parole, les citoyens réservent habituellement un bel accueil aux gens d’Extinction Rebellion. « Il y a une belle réception. On est heureux, on danse, il y a de la musique, c’est une fête. On apporte notre message de façon festive, dans l’amour. Les gens sont au courant qu’il y a une urgence climatique et qu’il faut faire quelque chose », analyse-t-elle. 

« Le message reste le même, peu importe où : il est temps qu’un réel changement se passe, enchaîne Mme Crevier. On veut des actions, des promesses, des engagements clairs et concrets. On est en situation de crise, c’est pourquoi on invite les gens à se rebeller. »

Selon elle, les principaux partis ne parlent pas assez d’environnement en temps de campagne électorale fédérale. « Quelque 500 000 personnes ont marché le 27 septembre dernier pour l’environnement et rien n’a changé dans les plateformes électorales. Aucun parti n’a pris plus d’engagements. C’est pourquoi Extinction Rebellion a sa raison d’être, surtout en ce moment. On a marché, on a signé des pétitions et des pactes, là on est ailleurs. Allô, on est là, il faut que quelque chose se passe », demande celle qui a déjà milité pour Greenpeace. 

D’autres actions un peu plus épicées pourraient venir. « J’aimerais faire des actions de désobéissance civile. Des actions-chocs pour réveiller les gens. On aimerait aussi faire des actions pour la planète, pour laver des trucs par exemple. J’aimerais qu’il y ait une collaboration avec la Ville », résume-t-elle, ajoutant qu’il est « clair que plein d’autres choses s’en viennent pour Sherbrooke ».

Rappelons qu’Extinction Rebellion est un mouvement mondial qui lutte contre les changements climatiques, mais qui utilise la désobéissance civile non violente afin de mobiliser les gens et de passer un message clair aux gouvernements.

De son côté, le Service de police de Sherbrooke n’est pas intervenu lors de l’événement, mais des autopatrouilles surveillaient attentivement l’intersection. Le lieutenant Martin Lagueux a qualifié les sympathisants d’Extinction Rebellion de « disciplinés ». « On n’a pas constaté d’infraction. Ils n’ont pas fait exprès de ralentir le trafic. Quand le feu de circulation tombait au vert, ils avaient déjà dégagé la voie », a-t-il témoigné.

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Passer à la prochaine étape

 L’arrivée de Extinction Rebellion (XR) à Sherbrooke signifie que des Estriens sont prêts à porter leur message. Émile Théberge, 16 ans, qui participe à une action de XR pour la toute première fois, serait prêt à désobéir.

« Je trouve qu’on a passé beaucoup de temps à faire des actions passives, mentionne le jeune homme. On n’a pas été écouté, à peu près rien n’a été fait. Pour se faire écouter, il faut le faire. Je ne serais pas contre, un moment donné, de participer à une action de désobéissance civile. »

« Je vois qu’il y a du monde qui n’ont pas conscience des répercussions de leurs actions, enchaîne celui qui a participé au premier événement sherbrookois de l’organisation. Je trouve ça beau de voir des gens qui se mobilisent pour ça. On voit des rapports scientifiques qui montrent que le changement climatique, ce n’est pas une invention. Il faut changer tout de suite, on n’a pas beaucoup de temps », dit celui qui utilise un vélo et un cyclomoteur pour se déplacer.

Esperando Lachapelle, lui, participe pour l’environnement. Il vise l’autosuffisance et cherche à sortir de la société. « Mon grand-père est autosuffisant à 50 %. Il a son champ de bleuets, son jardin et une serre. Je travaille avec lui tout l’été. J’essaie de terminer mon secondaire, j’avais lâché l’école, car le système n’a jamais été pour moi. J’aimerais aller dans une communauté », explique-t-il à La Tribune, en soulevant une pancarte sur le passage piétonnier de la rue Jacques-Cartier.

« Je participe au plus d’actions possible, poursuit-il. Je vais souvent à Montréal, c’est surtout là-bas que ça se passe. »

M. Lachapelle utilise la voiture le moins souvent possible. « Je sais que les gens la prennent, car dans notre société, ils sont pressés. S’il fallait qu’ils se rendent en vélo partout ça se ferait, mais il faudrait qu’il y ait plus de ressources, plus de pistes cyclables », analyse le jeune homme. 

Michel, qui a préféré taire son nom de famille, pense que des actions doivent se prendre à l’échelle politique. « Il faudrait avoir un système de votation représentatif. Il faudrait s’inspirer du système politique de la Suisse, qui est plus avancé. Ils ont un droit de parole plus important. On pourrait créer un fonds international pour aider les pays plus pauvres à se dépolluer », réclame le citoyen de Sherbrooke. 

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Simuler pour apprendre à communiquer [VIDÉO ET PHOTOS]

Si une explosion chimique survenait à l’Université de Sherbrooke, comment les services d’urgence réagiraient-ils? C’est ce scénario qu’ont exploré les 55e (Québec), 52e (Sherbrooke) et 51e (Montréal) Ambulances de campagne de l’Armée canadienne, Ambulances de l’Estrie, le Service de police et le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke samedi.

Dans le pavillon 2 de l’Université de Sherbrooke, l’alarme d’incendie résonne. Des réservistes jouant des victimes, des blessés ou des personnes qui ont été infectées, se comptent par dizaines dans le bâtiment. Certains sortent sur leurs jambes, d’autres doivent être aidés pour être évacués. Quelques-uns sont déclarés morts. 

Coup sur coup arrivent les policiers, les pompiers, les ambulanciers et la 158e Ambulance de l’armée. Ensemble, comme ils le font aux trois ans, ils apprennent à communiquer au cas où une telle situation arrivait. 

Daniel Gingras, directeur adjoint aux opérations pour le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, considère que cet exercice prépare bien ses troupes lorsqu’arrive une situation comme celle de Neptune Technologies et bioressources, qui avait explosé en 2012. « C’est là que ça nous permet d’arrimer les systèmes de collaboration entre les différents services. De manière standard, on ne peut pas se parler. Il y a des policiers, des gens de l’Université, des gens de la CNESST, des ambulanciers, etc. Aujourd’hui, on peut tous se parler, transmettre l’information à tous les gens qui sont sur le terrain », explique le pompier. 

M. Gingras a déployé une douzaine de sapeurs. « Le but, c’était de simuler le fait que nous étions débordés et qu’on demande aux gens de l’armée d’être déployés. En temps réel, l’accès aux gens de l’armée est plus difficile. Le temps de déploiement n’est pas aussi rapide », analyse-t-il, avouant que normalement, plus de pompiers auraient été déployés.

« On aurait déployé énormément d’effectifs, assure M. Gingras. Sur un incendie, on déploie plus d’effectifs que ça. Il faut assurer une couverture, on a une ville à couvrir aujourd’hui. On a déployé trois casernes, mais on a quand même assuré une couverture du territoire. »

Pour le major Michel Garant, commandant de la  52e Ambulance de campagne de Sherbrooke, cette simulation permet aux différentes équipes de se familiariser avec le jargon des autres. « Normalement, nous sommes des services séparés. Tout le monde a sa façon de faire. [On pratique] surtout la communication. Au final, on va traiter le patient », indique-t-il.

Le directeur aux opérations chez Ambulances de l’Estrie, Jean-François Pellerin, rappelle que les équipes n’avaient aucune idée du scénario qui allait leur être proposé samedi matin. « On savait qu’il y aurait un incident dans l’un des bâtiments de l’Université de Sherbrooke. On n’avait pas d’autres informations, on a été surpris par l’ampleur de l’événement », exprime-t-il.

« Ce ne sont pas des situations qu’on voit souvent, mais on veut s’améliorer, résume M. Pellerin. C’est une belle journée pour pratiquer ce genre de scénarios, peaufiner nos techniques et développer le partenariat avec les différents partenaires avec qui on travaille quotidiennement. »

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La rue Wellington Nord fermée plus longtemps que prévu

La rue Wellington Nord ne sera pas rouverte à la circulation automobile mardi soir, comme il avait été prévu. La dureté du roc, la fuite de gaz survenue jeudi et un bris d’aqueduc vendredi matin ont grandement nui à la cadence de production qui était prévue selon la Ville.

La réouverture est repoussée de quelques jours. La Ville de Sherbrooke indique que la date exacte dépendra notamment de l’avancement du chantier et des conditions climatiques.

« On ne parle pas de semaines, on parle de quelques jours », assure Jean-Pierre Fortier, chef de la Division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke.

Selon la Ville, les équipes font face à du roc extrêmement dur et sain dans la rue Meadow, ce qui a grandement retardé l’avancement des travaux d’excavation. La proximité de bâtiments et de canalisations de gaz naturel empêche également tout dynamitage dans ce secteur du centre-ville.

« Les conditions auxquelles nos équipes font face sur ce chantier sont extrêmement difficiles », indique M. Fortier. Notre personnel travaille plus de 50 heures par semaine pour venir à bout de ce roc, mais, malheureusement, nous progressons beaucoup moins vite que ce que nous avions envisagé. La fuite de gaz d’hier a aussi fait en sorte de retarder l’avancement des travaux ». 

Rappelons que les travaux en cours consistent à implanter de nouvelles conduites d’égout et d’aqueduc dans la rue Meadow et à les raccorder au réseau existant de la rue Wellington Nord. En raison de ces travaux, la rue Wellington Nord est fermée à la circulation automobile entre les rues Albert et Frontenac depuis le 18 septembre dernier et le chantier est clôturé de façon hermétique.

Un accès plus facile aux commerces

Les clôtures hermétiques seront ouvertes dès vendredi soir et jusqu’à lundi soir à la hauteur des rues Wellington Nord et Meadow afin de faciliter l’accès piétonnier aux commerces en l’absence d’activité sur le chantier. 

Le trottoir situé du côté ouest de la rue Wellington Nord peut être emprunté d’un bout à l’autre, tandis que celui situé du côté est demeure accessible de part et d’autre jusqu’à la rue Meadow.

M. Fortier confirme que de permettre le virage à gauche sur Wellington à partir de la rue King a été envisagé par la Ville pour faciliter l’accès aux commerces, mais finalement abandonné.

« Ça demandait la reprogrammation des feux de circulation et ça demandait une logistique qu’on n’utilise pas d’habitude, résume M. Fortier. On ne voulait pas créer une habitude pour les gens. »