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Sherbrooke

Les Entreprises Lachance versent 60 000 $ à Moisson Estrie

La direction des Entreprises Lachance y va d’une contribution substantielle pour venir en aide à un organisme de la région en cette période difficile causée par la COVID-19.

L’entreprise a annoncé vendredi matin faire un don de 60 000$ à Moisson Estrie pour traverser la crise.

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Le développeur résidentiel de Sherbrooke souhaite ainsi aider les Estriens dans le besoin à traverser cette pandémie. 

Son directeur général, Patrick Lachance, explique que chaque année l’entreprise s’implique auprès de différentes causes. «On veut aider les gens dans le besoin. Ensemble, nous allons passer à travers cette crise», dit-il dans une courte vidéo.

Pour Louis-Olivier Roy, directeur des opérations, la pandémie de COVID-19 que nous vivons affectera durement la communauté estrienne. «Les prochains mois vont être difficiles pour plusieurs Estriens.»

«Nous voulons faire notre part pour aider nos concitoyens à traverser cette crise», soutient M. Roy, qui est aussi vice-président de Moisson Estrie.

Un tel don viendra donner un sérieux coup de pouce à cet organisme qui dit devoir répondre à la demande croissante de dépannages alimentaires causée par la crise de la COVID-19.

actualités

La CNESST satisfaite des mesures prises à la Santé publique

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) est satisfaite des mesures qui ont été prises par la Direction de la santé publique de l’Estrie pour enrayer l’éclosion de COVID-19 qui a fait jusqu’ici une cinquantaine de malades.

On rappelle que, à la mi-mars, une éclosion de COVID-19 au sein de ce département situé dans le Complexe Saint-Vincent de la rue King Est à Sherbrooke a rendu une cinquantaine de personnes malades. Une quarantaine de personnes sont des employés de la Santé publique; les autres sont des membres de leur famille.

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La CNESST considère que l’ensemble des mesures mises en place par l’employeur à la suite de son intervention assure la santé et la sécurité des travailleurs.

De nombreux échanges ont eu lieu avec les parties concernées, indique-t-on du côté de la CNESST. Certaines actions ont été prises par l’employeur et d’autres se sont bonifiées au cours de l’intervention de la CNESST.  

Les mesures prises par l’employeur consistent notamment  à l’isolement pour les travailleurs positifs à la COVID-19 ainsi que les travailleurs à risque modérés; à mettre en place la distanciation sociale dans le lieu de travail (deux mètres entre les travailleurs, installation de plexiglas); à la désinfection des étages, des locaux et des espaces de travail; à favoriser le télétravail lorsque possible et  le port de masque pour certains travailleurs, etc. )

La CNESST rappelle par ailleurs aux employeurs qu’ils doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité des travailleurs comme le prévoit la Lois sur la santé et la sécurité au travail (LSST). 

Les travailleurs ont aussi l’obligation légale de protéger leur santé et leur sécurité ainsi que celles d’autrui.

Actualités

Les pharmaciens cherchent à éviter les bris de service

Depuis deux semaines, les initiatives se multiplient dans les pharmacies pour minimiser les risques de contagion autant pour les clients que pour le personnel. Depuis peu, certaines pharmacies de la région ont décidé d’opérer à portes fermées, c’est-à-dire que la clientèle ne peut plus entrer dans la pharmacie, tout en continuant cependant d’offrir la livraison à domicile ou à la voiture directement dans le stationnement de la pharmacie.

« Pour le moment, on parle d’environ 25 % des pharmacies de la province qui ont décidé d’opérer à portes fermées », explique Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

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Sherbrooke

La Ville ampute 1 M$ à Destination Sherbrooke

 La Ville de Sherbrooke poursuit sa marche pour la transformation de ses organismes de développement économique en fusionnant Commerce Sherbrooke, Pro-Gestion Estrie et la Corporation de développement de l’entrepreneuriat collectif (CDEC) et en amputant le budget de Destination Sherbrooke (2,7 M$) de 1 M$. Elle cessera aussi de financer Espace-inc.

Déjà en décembre, le conseil avait annoncé que les élus ne siégeraient plus au conseil d’administration des organismes paramunicipaux et qu’un Bureau de coordination du développement économique verrait le jour. On proposait alors une transition de trois à six mois.

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Sherbrooke

La STS demeure à l’horaire d’été

Les autobus continueront à circuler selon l’horaire d’été à Sherbrooke. Le conseil d’administration de la Société de transport de Sherbrooke (STS) devait étudier des scénarios pour de nouvelles réductions de service mercredi, mais a finalement opté pour le statu quo.

L’horaire d’été est donc maintenu jusqu’à nouvel ordre. « Le transport en commun doit demeurer accessible à la population, et pour ce faire, l’horaire d’été offre un niveau de service qui permet de répondre aux besoins de la clientèle et de manière plus particulière, aux travailleurs qui doivent se rendre à leur lieu de travail », explique Marc Denault, président de la STS, dans un communiqué.

On souligne également que le gouvernement du Québec a annoncé un retour progressif de certaines activités dans les prochaines semaines et que c’est dans cette foulée que la STS maintient son horaire d’été. Elle suit de près l’évolution de la situation tout en appliquant les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des clients et des employés. 

Le C.A. a par ailleurs dévoilé que les dépenses extraordinaires engendrées par la COVID-19, pour décontaminer les autobus, avaient atteint 70 000 $ pour les deux premières semaines. Ces coûts continueront d’augmenter tant que la crise de poursuivra. 

COVID-19

Les décès et les hospitalisations restent stables en Estrie

Ce sont maintenant 620 Estriens qui ont reçu un diagnostic de COVID-19, une augmentation de 23 personnes par rapport à mercredi.

Pendant ce temps au Québec, le nombre de cas a bondi de 881 cas pour passer à 10 912 personnes infectées. Le nombre de morts est passé à 216 personnes, 21 personnes de plus que la veille. 

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Le nombre de décès, d’hospitalisations et de patients aux soins intensifs demeurent plutôt stables en Estrie avec 13 personnes décédées (même nombre qu’au bilan de mercredi), 47 personnes hospitalisées (augmentation de quatre cas depuis mercredi) et sept personnes aux soins intensifs, une diminution d’un cas depuis la veille.

Il faut toutefois noter que le CIUSSS de l’Estrie-CHUS avait indiqué par erreur, mercredi, qu’il y avait 67 personnes hospitalisées dont 18 aux soins intensifs. Il s’agissait alors du nombre de cas cumulés (ayant été hospitalisés ou ayant séjourné en soins intensifs) et non pas du nombre de cas alors présents dans les hôpitaux du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les régions de Montréal et Laval restent les plus touchées de la province avec respectivement 259,29 cas et 207,23 cas par 100 000 habitants. Depuis jeudi, trois régions sociosanitaires du Québec s’approchent de la troisième place, soit Lanaudière avec 130,72 cas par 100 000 habitants, l’Estrie avec 127,94 cas par 100 000 habitants et la Mauricie-Centre-du-Québec avec 125,42 cas par 100 000 habitants. 

Ces données sont tirées de la carte détaillée de la Covid-19 préparée par Benoît Lalonde, responsable de travaux pratiques et de recherche au Département de géographie, et de Stéfano Biondo, cartothécaire au Centre GéoStat de la Bibliothèque de l’Université Laval.

Rappelons que la région sociosanitaire de l’Estrie, soit le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, représente une population de 480 000 personnes réparties dans neuf MRC, incluant les MRC de la Haute-Yamaska et de la Pommeraie.

Sherbrooke

Un formulaire pour les signalements liés à la COVID-19

Devant un corps de police submergé d’appels liés à la COVID-19, la Ville de Sherbrooke lance un formulaire pour filtrer les interrogations des citoyens sur le site Sherbrooke.ca.

Depuis le décret de la pandémie de la COVID-19 le 13 mars dernier, le Service de police de Sherbrooke a reçu 3450 appels liés à cette question, soit une moyenne de 127 appels par jour. 

De dimanche à mercredi, le SPS a reçu 607 appels liés à la pandémie. De ce nombre, 107 appels ont nécessité des déplacements de la part des policiers pour effectuer des vérifications liées à la loi sur la santé publique et le décret adopté par le gouvernement du Québec. Dans la seule journée de mercredi, le SPS a reçu 211 appels liés à la COVID-19.

Le formulaire de signalements a été mis en ligne sur le site Sherbrooke.ca pour tenter de diriger les demandes liées à la COVID-19 pour les cas non urgents et qui ne nécessitent pas le déplacement d’un policier.

« Les policiers sont débordés d’appels pour diverses questions allant de rassemblements aux vérifications en passant par la distanciation sociale. Nous avons mis en place un moyen pour regrouper les demandes liées à la COVID-19 et les gérer en ordre de priorité. S’il n’y a pas de déplacement de véhicule patrouille, ça ne veut pas dire que la demande n’a pas été traitée », explique la présidente du comité de sécurité publique à la Ville de Sherbrooke Danielle Berthold.

Un policier sera affecté à temps complet à gérer les signalements liés à la COVID-19.

« Présentement, ce sont des questions de toutes sortes que nous recevons sur la ligne policière. Il y a aussi de nombreux signalements pour les rassemblements », ajoute le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Cette charge de travail pour les équipes du SPS s’ajoute aux appels usuels des citoyens au 819 821-5555.

« Cette ligne doit servir aux opérations policières », rappelle Danielle Berthold.

Arts et spectacles

La Fête du lac vraisemblablement annulée

La Fête du lac des Nations n’est pas encore annulée officiellement, mais le directeur général de l’événement, Jean-Pierre Beaudoin, admet qu’il semble peu probable que l’événement ait lieu. Il planche déjà sur un plan B. Quant au Sherblues, aux Concerts de la Cité et à la Fête nationale, des directives de la Ville de Sherbrooke et du gouvernement du Québec sont attendues avant de confirmer une annulation probable.

Jean-Pierre Beaudoin indique qu’une décision officielle sera prise dans les prochains jours par le conseil d’administration de la Fête du lac des Nations, mais il admet que les déclarations du premier ministre François Legault, selon lesquelles il est improbable que des festivals aient lieu cet été, laissent peu de doutes sur la suite des choses. « Pour nous, la priorité sera la santé et la sécurité de la population. Nous suivrons les consignes du premier ministre. Ce qu’il a dit mercredi était une surprise. Nous ferons une déclaration officielle dans les prochains jours. »

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Le Festival d’été de Québec annulé

Affaires

Période inquiétante pour Choco-Là

Choco-Là, qui enregistre normalement le tiers de son chiffre d’affaires à Pâques, espère survivre à la COVID-19.

«J’ai trois périodes importantes dans l’année, soit Noël, la Saint-Valentin et Pâques. C’est Pâques normalement qui me permet de passer l’été. Et en ce moment, j’estime que je devrais faire environ 25 pour cent de mes ventes habituelles pour cette période», explique le propriétaire, François Paradis.

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Le virage web pour la vente de chocolats de Pâques

COVID-19

Trois étudiants étrangers du Cégep reçoivent un avis d’éviction

Trois étudiants internationaux du Cégep de Sherbrooke se disent « désemparés » après avoir reçu un avis d’éviction les enjoignant de quitter les résidences du campus parce qu’ils ont enfreint les règles de confinement imposées par la crise du coronavirus.

Mamadou, Juliana et Maxime, originaires respectivement de France, de Côte d’Ivoire et du Togo, ont reçu mardi un avis leur ordonnant de devoir quitter le campus collégial sherbrookois au plus tard vendredi. 

Les trois étudiants (qui ont demandé de taire leurs noms de famille par crainte de représailles) considèrent cette sanction « injuste » et « inhumaine » dans un contexte de pandémie mondiale qui les empêche de retourner dans leur pays ou de se trouver un autre logis.

Les événements ayant mené à l’avis d’éviction ont eu lieu lundi dernier. 

Vers 18 h, l’agent de sécurité des résidences a surpris les trois étudiants dans la cuisine du 7e étage en train de préparer leurs repas alors qu’ils étaient à moins de deux mètres l’un de l’autre. L’agent leur a alors servi un premier avertissement. Deux autres étudiants-résidents étaient aussi dans la cuisine, selon les trois étudiants étrangers.

Quelques heures plus tard, vers 21 h, le même gardien les a surpris de nouveau à moins de deux mètres de distance les uns des autres. Devant leur « refus de collaborer », la direction des résidences leur a fait parvenir un avis d’éviction leur ordonnant de quitter l’édifice de la rue Terrill « d’ici les 72 prochaines heures ».

« On ne comprend vraiment pas pourquoi on nous expulse, affirme Mamadou. Selon lui, les règles de confinement qui s’appliquent aux résidences étudiantes devraient être les mêmes que celles qui s’appliquent dans le cas d’une famille.

« Cela fait des mois que l’on vit ensemble. Depuis que les mesures de confinement sont en vigueur, il n’y a jamais eu personne de l’extérieur qui est venu nous voir. Nous sommes toujours ensemble. Pourquoi les règles seraient différentes de celles d’une famille? », ajoute Maxime, un étudiant en technique de comptabilité et de gestion.

Mamadou dit avoir tenté de joindre la responsable des résidences qui a signé l’avis d’éviction, mais en vain. 

Les trois étudiants étrangers reconnaissent avoir reçu le 25 mars dernier un avis adressé à tous les étudiants-résidents à l’effet que les règles de confinement émises par la santé publique s’appliquent dans les résidences et que tout manquement à ces règles pourrait se traduire par une procédure d’éviction.

« On ne peut pas nous jeter dehors pour ça, insiste Mamadou. Nous avons appelé à la Régie du logement et on nous a dit qu’il y a un décret actuellement qui empêche les propriétaires d’évincer leurs locataires durant la pandémie. On ne comprend pas pourquoi elle (la responsable des résidences) refuse de nous écouter. »

« Si on quitte comme prévu vendredi, où allons-nous dormir? Dans la rue? On a nulle part où aller. On ne peut même pas quitter le pays », rappelle Mamadou.

Position du Cégep

La direction du Cégep de Sherbrooke a fait savoir de son côté qu’elle maintenait sa décision d’évincer les trois étudiants.

« Ces trois étudiants ont reçu 12 messages depuis le 16 mars les invitant à se conformer aux consignes de confinement émises par la Santé publique, souligne la porte-parole de l’établissement, Marie-Claude Dupoy. À chaque fois, on leur a rappelé de ne pas être plus de deux personnes dans une aire commune (salon, cuisine, etc.) et de garder une distance de deux mètres entre chaque résident en tout temps. Malgré les nombreux avertissements, ils n’ont pas voulu se conformer. Dans les circonstances, nous n’avons pas le choix d’agir. Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais on doit le faire. »

Une trentaine d’étudiants habitent toujours à l’intérieur des résidences. Certains auraient exprimé des craintes ces derniers jours à l’égard du comportement des trois étudiants.

Selon la porte-parole, ceux-ci ne seront toutefois pas laissés à eux-mêmes. « Nous avons mandaté une technicienne en travail social afin qu’elle les accompagne dans la recherche d’un logement. On ne les laissera pas tomber. » 

L’Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AECS) a elle aussi été saisie du dossier. Ses dirigeants étaient en appel-conférence pendant une partie de la journée mercredi afin d’en arriver à une position.

COVID-19

Le Super C de King Est visité deux fois par des clients infectés

Les épiciers Metro et IGA (Sobey’s) dévoilent la liste des supermarchés dans lesquels des employés ou des clients les ayant visités ont été déclarés positifs à la COVID-19.

Le Super C de la rue King Est, à Sherbrooke, apparaît deux fois dans la liste du géant Metro.

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Le 31 mars dernier, la direction a été avertie qu’un client testé positif avait visité le magasin les 18, 20 et 23 mars. 

Un autre client dont le test à la COVID-19 était positif s’est rendu au commerce grande surface le 17 mars. Le magasin a été mis au courant le 22 mars, indique-t-on.

Aucun employé n’a été infecté.

Selon la liste fournie par les épiciers Metro et IGA, aucun autre supermarché de ces chaînes en Estrie n’a eu en ses murs des employés ou des clients infectés. 

En date du 6 avril et pour l’ensemble du Québec, 19 épiceries Metro (ou affiliés à Metro) et 14 épiceries IGA (ou affiliés) avaient signalé un ou des employés qui avaient contracté le virus au Québec.

Les deux épiciers, qui comptent mettre à jour les listes, ont spécifié qu’ils ne divulgueront pas de renseignements personnels sur les personnes infectées, par respect pour leurs employés.

« Par mesure de précaution, à chaque fois qu’un cas est signalé, nous nettoierons et désinfecterons à fond nos installations concernées », peut-on lire sur les sites internet des deux géants de l’alimentation.

«Lorsque nous serons informés d’un cas de COVID-19, nous contacterons les autorités de Santé publique et respecterons toujours à la lettre leurs directives pour assurer la sécurité de nos collègues et celle de nos clients. Par souci de transparence à votre égard, nous mettrons à jour notre outil de suivi de la COVID-19 dans nos magasins d’alimentation et centres de distribution ci-dessous quotidiennement. Par respect pour les personnes concernées et pour des fins de confidentialité, nous ne divulguerons jamais de renseignements personnels sur les personnes infectées», précise-t-on du côté de Metro.

«Nous prendrons toujours toutes les mesures nécessaires pour soutenir nos employés et assurer leur sécurité ainsi que celle de nos clients. Au besoin, nous communiquerons directement avec les clients du magasin d’alimentation concerné pour gérer la situation.»

Rappelons qu’à Sherbrooke deux commerces ont dû fermer leurs portes temporairement après d’un employé ait été testé positif à la COVID-19. Le magasin Walmart du plateau Saint-Joseph a pu reprendre vie comme prévu lundi le 30 mars après la fermeture décrétée la veille. Cette fermeture est survenue alors qu’un employé avait été testé positif à la COVID-19.

Quelques jours plus tôt, l’épicerie Provigo de la rue Galt Ouest avait dû temporairement fermer ses portes puisqu’un de ses employés avait reçu un test positif.

COVID-19

L’Estrie s’approche des 600 cas

Le bilan des cas confirmés de COVID-19 s’est approché de la barre des 600 sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS en date de mercredi.

Le nombre de personnes infectées au coronavirus en Estrie est passé de 570 à 597, en hausse de 27, et on déplore un décès de plus lié à la maladie pour porter le total des victimes à 13 dans la région.

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De nouveaux critères pour le test de dépistage

Un total de 570 cas et trois autres décès en Estrie

Pendant ce temps au Québec, le nombre de personnes infectées à la COVID-19 a franchi la barre des 10 000 cas, en hausse de 691 en une journée pour atteindre 10 031. Vingt-cinq personnes de plus en sont décédées dans la province, portant le bilan provincial à 175 décès.

Près de 70 % des hospitalisations en Estrie sont des personnes âgées de 70 ans et plus et 67 % des décès sont survenus chez les 80 ans et plus.

Dans son point de presse quotidien, le premier ministre François Legault a parlé de signes encourageants dans la progression de l’épidémie. 

Il a néanmoins répété à plusieurs reprises que les Québécois devront s’habituer à vivre et travailler à deux mètres des autres. « On en a pour des mois avec cette consigne », a-t-il laissé entendre.

Rappelons que la région sociosanitaire de l’Estrie, soit le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, représente une population de 480 000 personnes réparties dans neuf MRC, incluant les MRC de la Haute-Yamaska et de la Pommeraie.

De ces neuf MRC, ce sont celles de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska qui enregistrent la plus grande augmentation de cas mercredi avec respectivement 10 et 9 nouveaux cas.

actualités

La «lune rose» se donne en spectacle

Un ciel en grande partie dégagé a permis d’assister à un agréable spectacle, mardi soir, alors que la lune ne manquait pas d’attirer l’attention.

En début de soirée, il était possible d’admirer une «super lune», alors que le satellite naturel se trouvait le plus près de la Terre sur son orbite, soit son périgée.

Il se situait à 363 300 kilomètres de notre planète, soit 21 100 kilomètres de moins que sa distance moyenne.

On qualifie aussi ce spectacle de «lune rose». Cela ne fait pas référence à sa couleur dans le ciel, explique l’Astrolab du mont Mégantic, mais plutôt aux fleurs roses qui reprennent leur place en ce début de printemps.

Faits divers

Agression au Walmart: «Une affaire qui n’aurait jamais dû arriver»

« J’ai lu beaucoup de commentaires racistes sur les médias sociaux concernant l’accusé. Même si j’ai beaucoup d’empathie pour Philippe Jean qui a subi de graves lésions, je ne crois pas que le conducteur qui l’a frappé mérite d’être ainsi traîné dans la boue. Une affaire comme ça n’aurait jamais dû arriver. »

Tout en manifestant son appui à l’endroit de Philippe Jean qui a été gravement blessé dans cette affaire, la première personne à lui avoir porté secours dans le stationnement du Walmart des Galeries 4 — Saisons à Sherbrooke croit que la trame factuelle des événements de samedi dernier doit être précisée.

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Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Sherbrooke

Le Centre de foires rembourse ses clients

Le Centre de foires remboursera les dépôts de ses clients qui ne pourront pas tenir leur événement à Sherbrooke en raison de la pandémie de COVID-19. En date du 5 avril, ce sont donc 69 615 $ qui ont dû être remboursés.

Annie Godbout, présidente de Destination Sherbrooke, précise que plusieurs événements, des activités bénéfices aux rencontres d’affaires, ont dû être annulés ou reportés. « La question que nous nous sommes posée au conseil d’administration était de savoir si on acceptait de ne pas rembourser les dépôts. Les membres du C.A. ont souhaité un traitement équitable pour tous les clients étant donné que dans la convention, même en cas de force majeure, on ne devait pas rembourser les dépôts. »

COVID-19

De nouveaux critères pour le test de dépistage

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a revu la liste des personnes qui ont maintenant accès à la clinique de dépistage de la COVID-19. À l’ouverture de ces cliniques, seuls les voyageurs présentant des symptômes pouvaient s’y présenter.

« C’était essentiel de revoir la liste des gens que l’on souhaitait dépister, car la transmission communautaire est bien installée au Québec », précise le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

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Sherbrooke

Remboursements et scénarios de réduction de services à la STS

Les clients du transport en commun qui s’étaient procuré un laissez-passer pour le mois d’avril pourront se faire rembourser par la Société de transport de Sherbrooke (STS). Par ailleurs, situation pandémique oblige, la STS évaluera mercredi la possibilité de réduire à nouveau ses horaires en raison du faible achalandage dans ses autobus.

Le président de la STS, Marc Denault, a confirmé lundi soir que les détenteurs d’un laissez-passer pour le mois d’avril pourront obtenir un crédit ou un remboursement en téléphonant au service à la clientèle. Il estime toutefois que seulement une centaine de laissez-passer avaient trouvé preneur jusqu’à maintenant. Il ajoute que les revenus mensuels générés par la présence des passages s’élèvent normalement à 700 000 $ environ, soit près de 10 M$ par année. « Nous nous retrouvons donc dans une situation financière précaire. »

Sherbrooke

Le projet Galt Ouest soumis à une consultation écrite

Le changement de zonage nécessaire à l’implantation de 116 logements et des bureaux du Parallèle de l’habitation sociale dans l’édifice à construire sur la rue Galt Ouest, entre les rues Belvédère et Alexandre, doit être soumis à une consultation publique. Faute de pouvoir organiser une consultation dans sa forme traditionnelle, la Ville opte pour une consultation écrite.

La consultation écrite, permise dans des situations urgentes et exceptionnelles, remplacera non seulement la consultation publique, mais également le processus de signature de registre et le processus référendaire.

COVID-19

Un total de 570 cas et trois autres décès en Estrie

 Le coronavirus continue de faire son chemin sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Le dernier bilan fait état de 570 personnes confirmées à la COVID-19, une augmentation de 22 personnes par rapport à lundi. Trois autres personnes sont décédées des complications liées à la maladie, portant le bilan à 12 décès dans la région.

Après avoir connu plusieurs journées où le nombre de cas a augmenté de 30 à 50, entre le 22 mars et le 4 avril, voilà que, depuis trois jours, on constate moins de 30 nouveaux cas confirmés par jour (19, 30, 22).

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150 décès, mais situation «encourageante» aux soins intensifs

Pendant ce temps au Québec, le nombre de cas confirmés de la COVID-19 est passé à 9340. Il s’agit d’une augmentation de 760 cas en une journée.

Le premier ministre François Legault a tenu à se faire rassurant mardi en affirmant que la progression de la COVID-19 est en train de se stabiliser et que le Québec est en voie d’atteindre le sommet de la courbe.

Peut-on faire le même constat en Estrie à la lumière des nouveaux cas confirmés qui, depuis trois jours, sont moins élevés que dans les jours précédents?

Il est hors de question de crier victoire, affirme le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier. « Qu’est-ce que ça veut dire? Tant mieux si ça veut dire que les gens respectent bien les consignes et restent à la maison », avance-t-il prudemment.

Résidences pour aînés sous surveillance

Au Québec, le nombre de décès liés à la COVID-19 s’élève désormais à 150. Il s’agit d’une augmentation de 29 morts en 24 h. Près de la moitié  des personnes décédées (44,7 %) habitaient dans des CHSLD et 20 % dans des résidences privées pour aînés (RPA).

Le portrait de l’Estrie est cependant différent. En effet, l’Estrie n’a encore connu aucune éclosion en CHSLD. Elle en a cependant connu trois dans des résidences privées pour aînés. La première, au Manoir Sherbrooke des Résidences Soleil, a conduit à cinq décès.

La seconde est survenue à la Coopérative La Brunante de Racine où l’on déplore deux morts actuellement.

La dernière s’est produite à la Résidence Ferland à Danville où l’on ne déplore pas de décès.

Les cinq autres décès survenus en Estrie sont des personnes issues de la communauté dont l’origine ne peut pas être dévoilée.

« Ces éclosions sont suivies avec beaucoup d’attention. Il y a des discussions avec la coordonnatrice des résidences tous les jours. Les résidents sont toujours confinés dans leur chambre, il n’y a aucune activité dans les aires communes, nous avons envoyé des infirmières et du matériel de protection... Et malgré ça, nous avons encore eu des tests positifs cette semaine au Manoir Sherbrooke. Ce sont des situations préoccupantes », ajoute le Dr Poirier.

L’Estrie demeure au troisième rang des régions les plus touchées au Québec. En effet, la région la plus touchée est celle de Montréal avec 217,16 cas confirmés pour 100 000 habitants.

La région de Laval suit avec 175,35 cas pour 100 000 habitants.

Puis vient l’Estrie avec 117,62 personnes touchées pour 100 000 habitants.

La région sociosanitaire de la Mauricie-Centre-du Québec suit de près avec 114 cas par 100 000 habitants.

Une région sociosanitaire

Rappelons que, dans ce cas-ci, la « région de l’Estrie » ne représente pas la région administrative de l’Estrie à laquelle on fait généralement référence, et qui est composée de la Ville de Sherbrooke et de six MRC situées autour (MRC du Granit, des Sources, Haut-Saint-François, Val-Saint-François, Coaticook et Memphrémagog). 

En effet, dans le domaine de la santé, les régions du Québec sont plutôt divisées en 18 régions sociosanitaires.

Lors de la création du CIUSSS de l’Estrie-CHUS le 1er avril 2015, deux MRC se sont ajoutées à la région sociosanitaire de l’Estrie. En plus des sept MRC de l’Estrie, on y retrouve maintenant deux autres MRC, soit celle de la Haute-Yamaska, où on retrouve la ville de Granby, ainsi que la MRC de la Pommeraie, incluant la ville de Bromont.

En résumé, la région sociosanitaire de l’Estrie représente une population d’environ 480 000 personnes réparties dans neuf MRC.

Faits divers

Agression au Walmart: les caméras jettent un nouvel éclairage

Les caméras de surveillance du Walmart de Sherbrooke et des témoins indépendants rencontrés après les événements de samedi dernier jetteraient un éclairage plus précis sur l’origine de l’altercation entre l’agent de sécurité et celui qui est accusé de lui avoir causé de graves blessures.

Si Nacime Kouddar est accusé d’avoir foncé vers l’agent de sécurité Philippe Jean avec son véhicule, ce dernier l’aurait poursuivi avec son véhicule puis à la course dans les minutes précédant l’événement. 

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Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Nacime Kouddar, qui fait face à de graves accusations, subira son enquête sur remise en liberté, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Dans la preuve, il y a une vidéo qui a capté une grande part de la scène. Je veux que vous puissiez en prendre connaissance », a expliqué au tribunal l’avocate de la défense, Me Kim Dingman, en insistant pour que la vidéo soit rendue publique. 

La procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier, ne s’est pas opposée à cette demande de la défense.

« C’est quelque chose qui a été capté dans un stationnement à la vue de tous », a indiqué Me Cloutier au tribunal.

Les images des caméras de surveillance du Walmart des Galeries 4-Saisons captées entre 16 h 30 et 17 h samedi montrent Nacim Kouddar être refoulé par l’agent de sécurité Philippe Jean à l’entrée du commerce pour répondre à la directive de distanciation physique d’admettre un seul client à la fois. 

Nacime Kouddar attend sa conjointe à l’extérieur quelques minutes en s’adressant à l’agent de sécurité sans qu’il y ait d’altercation physique, mais on voit cependant qu’il y a une altercation verbale et que Nacim Kouddar est mécontent. 

Le client retourne à son véhicule et y est rejoint par sa conjointe, une femme de Sherbrooke.

Il quitte les lieux en passant à bord de sa voiture devant l’agent et le nargue en lui disant d’aller s’acheter des lunettes au Dollarama.

Philippe Jean part alors en trombe en direction de son véhicule, qui est un gros camion blanc, et démarre à toute vitesse pour rejoindre Nacime Kouddar qui quitte le stationnement. 

Au fond du stationnement des Galeries 4-Saisons, l’agent de sécurité coupe subitement la trajectoire à Nacim Kouddar. Ce dernier freine alors brusquement pour éviter la collision.

Philippe Jean sort de son véhicule pour courir en direction de celui de Nacim Kouddar. Ce dernier recule alors de plusieurs mètres pour éviter l’altercation. L’agent de sécurité repart à la course en direction du véhicule de Nacime Kouddar qui poursuit sa route. Il se retrouve alors sur le capot du véhicule lorsqu'il arrive vers lui.

Un témoin indépendant mentionne dans sa déclaration que l’agent de sécurité était sur le véhicule de Nacime Kouddar et frappait dans son pare-brise. 

Le véhicule sort du champ de vision de la caméra alors que Philippe Jean est toujours sur le véhicule de Nacime Kouddar.

Sherbrooke

Les broyeurs à déchets seront interdits

Les broyeurs à déchets seront bientôt interdits à Sherbrooke. Les élus ont lancé le processus qui permettra d’adopter un règlement en ce sens au cours des prochains mois.

La recommandation, qui émane du Bureau de l’environnement, vise entre autres à réduire les conséquences de broyeurs à déchets sur la qualité de l’eau.

Dans les documents municipaux, on indique que cet équipement de plomberie est apparu dans les années 1950 et 1960 et qu’il génère des impacts environnementaux non négligeables. « Une alternative facile d’application existe à Sherbrooke depuis près de 15 ans, soit la collecte des matières compostables », y lit-on.

Parmi les avantages cités pour l’utilisation d’un broyeur, on cite seulement la facilité de déverser les résidus de table en rinçant la vaisselle et l’élimination d’odeurs du mini bac de compost dans la maison.

La liste des inconvénients est plus longue, notamment une importante consommation d’eau potable, le risque de blocage de la plomberie domestique, et le risque d’attirer la vermine, entre autres les rats, dans les maisons et les réseaux d’égout. Dans le même sens, on ajoute les risques de blocage dans les conduits d’égout et de refoulement des eaux usées et la pollution supplémentaire dans les rivières.

Le règlement qu’adopterait la Ville ne comporterait pas de droits acquis, donc les citoyens possédant déjà un broyeur à déchets devront le retirer. La présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, mentionne qu’ils auront jusqu’au 1er mai 2021 pour procéder aux travaux d’enlèvement du système. 

« Il n’y a pas beaucoup de villes qui n’ont pas de règlement sur les broyeurs à déchets. On emboîte le pas à des villes comme Québec, Gatineau et Trois-Rivières.» 

La conseillère Évelyne Beaudin a demandé si on savait quels citoyens possèdent un broyeur à déchet et comment ce règlement serait appliqué. 

« Il faut se fier à la bonne volonté des gens. On pense que beaucoup de gens en ont, mais ne s’en servent pas nécessairement, surtout que nous avons la collecte du compost. Non, nous ne pourrons pas envoyer des inspecteurs dans les demeures, mais nous pensons qu’en informant les gens, ils n’auront pas envie d’avoir de la vermine dans leur maison. Nous avons espoir qu’en y allant de cette façon-là, nous y arriverons », a commenté Nicole Bergeron. 

La directrice du Service des affaires juridiques, Line Chabot, a précisé que les sanctions s’appliqueront sur plainte ou si un problème est observé, mais qu’il n’y aura pas de visite systématique. 

Karine Godbout ajoute qu’il est facile de déterminer, lors de l’inspection des égouts, quels citoyens utilisent un broyeur parce qu’il y a une accumulation de nourriture et que la vermine s’y rassemble.

Actualités

Des chefs feront 800 000 repas pour les banques alimentaires

Une centaine de chefs du Québec uniront leurs forces pour cuisiner 800 000 repas qui seront distribués dans les banques alimentaires de la province. C’est La Tablée des Chefs qui est à l’origine de ce projet

Stefano Faita, Caroline McCann, John Winter Russell, Jérôme Ferrer, Frédéric Cyr, Baptiste Peupion, Mario Martel, Éric Gonzalez, Yves Lowe et Ricardo Larrivée sont parmi les nombreux chefs qui ont répondu favorablement à l’appel de solidarité, lancé en collaboration avec l’Association Restauration Québec. Ils mobiliseront leurs brigades dès cette semaine, rouvrant pour certains les cuisines de leurs restaurants spécialement pour cette initiative. « Les 800 000 repas, c’est pour répondre à la demande en ce moment, explique la Magogoise Caroline McCann. Si la crise continue, il va probablement y avoir une demande pour le double. »

Mme McCann tient à souligner la générosité de plusieurs acteurs qui ont permis à ce projet de voir le jour. 

« L’UPA fournit 100 000 kilos de viande et l’Association québécoise des fruits et légumes nous donne des légumes. Quand les restaurants ont dû fermer, il y avait beaucoup de nourritures dans les frigos donc les chefs ont déjà donné beaucoup aux organismes locaux. Cuisiner, c’est ce qu’on sait fait, aussi le mettre à l’œuvre. »

Mme McCann espère que la générosité du public permettra de poursuivre l’aventure.

« La grande différence, ça sera les dons du public, résume-t-elle. Chaque don de 1 $ permet d’offrir un repas. Ça va loin! Tous les partenaires se sont engagés à ne pas nous lâcher donc plus les gens donnent, plus on va continuer à cuisinier et remplir les banques alimentaires. »

Il est possible de faire un don au www.tableedeschefs.org.

Affaires

Royal Pyrotechnie et Événements DS se réinventent avec des stations sanitaires

Devant une saison estivale incertaine en raison de la pandémie de la COVID-19, les entreprises événements DS et Royal Pyrotechnie de Sherbrooke ont choisi d’innover en se lançant dans la conception de stations de lavage de mains.

« On se réinvente principalement pour conserver nos employés. Nous ne savons pas ce qui va arriver avec les événements de l’été, alors nous voulons être utiles avec la conception et la fabrication de ces stations de lavage de main », explique l’un des propriétaires de Royal Pyrotechnie, Éric Fréchette.

Si un prototype a été livré puis est fonctionnel au centre-ville de Sherbrooke sur la rue Wellington Sud, une troisième génération en acier inoxydable devrait être prête dès mardi. Le concept a été développé avec Dave Soucy, le propriétaire de l'entreprise Événements DS de Sherbrooke.

La solution innovante du nouveau groupe SANI EDS figurera au cœur de plusieurs zones de décontamination mises en place pour protéger les personnes itinérantes et les intervenants des services de première ligne.

« Les stations de lavage sont entièrement autonomes. Elles sont activées avec les pieds. Il peut y avoir diverses options. Nous allons modifier nos usines à Sherbrooke et à Sainte-Pie de Bagot en fonction de la demande. Nous avons des contacts avec des entrepreneurs en construction, mais aussi avec la Ville de Sherbrooke ou le CIUSSS de l’Estrie pour les approvisionner. La première mise en place au centre-ville de Sherbrooke fonctionne très bien depuis deux semaines où elle sert entre autres pour les personnes itinérantes », mentionne Éric Fréchette.

La Ville de Sherbrooke avait annoncé cette initiative la semaine dernière pour permettre aux personnes circulant sur la rue Wellington Sud de se laver les mains à une station d’eau située dans le parc éphémère. 

La Ville avait mentionné qu’une équipe du Service de l’entretien et de la voirie de la Ville de Sherbrooke s’assurera quotidiennement de vérifier la quantité d’eau restante dans le réservoir ainsi que la quantité de produits sanitaires requis.

Propriétaire de Royal Pyrotechnie avec Yanick Roy depuis 2011, Éric Fréchette possède une formation de designer mécanique.

« Durant cette période plus difficile, il faut se réinventer. Nous sommes avant tout des entrepreneurs, alors nous voulons répondre à la demande de ce besoin dans divers domaines », indique Éric Fréchette.  

Royal Pyrotechnie réalise environ 520 événements pyrotechniques chaque année, dont 140 à 150 les 23 et 24 juin.

« Nous ne sommes pas certains que cette période intense pourra avoir lieu cette année. Nous sommes comme toutes les entreprises et attendons les directives du gouvernement. Nous sommes cependant conscients que la situation pourrait être plus difficile cette année dans l’événementiel », signale Éric Fréchette.

Actualités

La Ville revoit ses règlements sur les sacs de plastique et les abris temporaires

L’entrée en vigueur du règlement sur l’abolition des sacs d’emplettes à usage unique dans les commerces sherbrookois est reportée en raison de la pandémie de COVID-19. Dans le même sens, l’obligation de démanteler des abris temporaires pour la voiture ou de retirer des clôtures pare-neige avant le 15 avril est reportée.

La Ville avait effectivement adopté en novembre dernier une modification à un de ses règlements pour interdire la distribution de sacs d’emplettes à usage unique dans les commerces. L’entrée en vigueur de cette interdiction était prévue le 22 avril. 

Devant les demandes du gouvernement du Québec de fermer les commerces non essentiels, la Ville a statué qu’il valait mieux reporter l’interdiction pour permettre aux commerçants de concentrer leurs efforts sur la gestion des impacts de la pandémie sur leurs activités. Le Bureau de l’environnement suggère par ailleurs d’aviser au moins un mois à l’avance les citoyens et les commerçants de la nouvelle date d’entrée en vigueur de l’interdiction. 

La présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout, invite les citoyens à être prudents avec leurs sacs réutilisables dans les commerces qui permettent encore leur utilisation. « Il y a des mesures d’hygiène à prendre, soit emballer nous-mêmes nos emplettes et laver les sacs souvent. » 

Abris temporaires et signalisation

En théorie, le règlement municipal exige que soient démantelés les abris d’auto temporaires, les fermetures temporaires d’un abri d’auto attaché, les abris temporaires pour remisage, les tambours, les clôtures pare-neige et les enseignes temporaires servant de balises pour le déneigement au plus tard le 15 avril.

La Ville précise toutefois que ces ouvrages doivent souvent être retirés par plus d’une personne ou par des entreprises de déneigement. Il semble impossible de concilier la distanciation sociale et le retrait de ces ouvrages. Dans le même sens, les documents municipaux indiquent que les entreprises de déneigement privées ne sont pas considérées comme des services essentiels, donc qu’elles doivent être fermées. Les citoyens ne peuvent pas les solliciter sans qu’une infraction risque d’être commise. 

La Ville choisit ainsi de suspendre son règlement jusqu’à un mois suivant l’abrogation de cette disposition, à moins que la résolution d’abrogation stipule une nouvelle date pour le retour de ce règlement. 

Collecte des matières résiduelles

Enfin, Karine Godbout a précisé que les collectes des matières résiduelles de la Ville de Sherbrooke se poursuivent normalement. Elle demande toutefois à la population de collaborer dans la gestion de ces matières, puisque les écocentres et plusieurs centres de cueillette d’objets sont fermés. Idem pour des cloches de collecte de vêtements, qui ne sont plus vidées. « J’aurais envie de demander une grande collaboration de la population pour le tri des matières résiduelles pour que les objets ne se retrouvent pas au site d’enfouissement. »

La collecte de branches a elle aussi été repoussée puisqu’elle a été jugée non essentielle. 

Des références sont publiées en ligne à sherbrooke.ca/collectes pour guider les citoyens dans la gestion de toutes ces matières. 

Actualités

Feindre d’avoir la COVID-19 coûtera 1000 $

Sherbrooke durcit le ton pour faire respecter les règles de distanciation physique. Elle enchâsse désormais dans son règlement l’interdiction d’utiliser les modules de jeux dans les parcs et l’interdiction de prétendre être atteint de la COVID-19 quand ce n’est pas le cas.

« Nous voulons serrer la vis aux récalcitrants. Au départ, nous devions faire un constat, l’envoyer au directeur des poursuites pénales et criminelles et attendre qu’il décide s’il y avait infraction. En instaurant un règlement municipal, nous pouvons tout de suite donner des contraventions de 1000 $ », résume la présidente du comité de la sécurité publique, Danielle Berthold. 

La Ville avait constaté que les rubans installés autour des modules de jeux dans les parcs, pour signifier l’interdiction de les utiliser, étaient constamment coupés ou arrachés. Cette action sera désormais passible d’une contravention de 1000 $ pour une première infraction. Dans le règlement, on indique qu’il est interdit d’entraver ou de nuire au travail d’un employé qui exerce ses fonctions dans le cadre de l’urgence sanitaire.

Il sera aussi interdit de faussement laisser croire ou de simuler être atteint de la COVID-19 ou de feindre d’avoir les symptômes. Des citoyens agissant de cette façon, lorsqu’ils sont interceptés, enclenchent un processus de prévention très lourd pour le Service de police de Sherbrooke.

La Ville reprend dans le même sens toutes les infractions énumérées par le gouvernement du Québec de manière à pouvoir les traiter à l’échelle municipale. Il est donc interdit toute activité en milieu de travail, sauf les exceptions prévues par le gouvernement du Québec, de se rassembler à l’intérieur ou à l’extérieur, de tenir des activités dans tous les lieux qui accueillent le public à des fins culturelles, éducatives, sportives, de loisirs ou de divertissement, de tenir des activités dans les bars, discothèques et restaurants et d’exploiter un établissement d’hébergement touristique, sauf exception. 

Dans le même sens, les établissements commerciaux de vente au détail ouverts le dimanche, sauf les exceptions déjà admises, s’exposent aussi à une contravention de la Ville de Sherbrooke. 

« Nous devons toujours faire des règlements pour les récalcitrants parce que certains ne prennent pas la situation au sérieux. Il ne faut pas agir en con ou en venir à perdre la tête comme c’est arrivé dans le stationnement du Walmart des Quatre-Saisons. Nous avons essayé longtemps d’y aller pour la conscientisation, mais il y a des gens pour qui ça ne rentre pas », ajoute Mme Berthold. 

Actualités

1,8 M$ pour les entreprises de Sherbrooke

Le plan d’aide aux petites et moyennes entreprises du ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon devrait permettre d’injecter 1,8 M$ dans les entreprises sherbrookoises. C’est du moins ce qu’a laissé entendre le conseiller Paul Gingues, lundi au conseil municipal, en demandant plus de précisions sur la façon dont sera administré ce programme.

Parallèlement, sans tambour ni trompette, la Ville a aussi octroyé 75 000 $ de son budget d’exploitation pour un Fonds d’urgence qui soutiendra les organismes communautaires. 

Paul Gingues a donc annoncé que la MRC de Sherbrooke recevra 1,8 M$ afin de venir en aide aux PME sur son territoire. « J’aimerais que l’on puisse connaître dans les meilleurs délais comment et par qui seront distribués ces fonds d’aide. Je souhaite qu’on élabore des critères simples, mais rigoureux pour que soit distribuée cette somme de façon transparente, juste et équitable, et ce, sur tout le territoire de la Ville. Je sais que plusieurs petits commerces du centre-ville souffrent de la situation, mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des petits commerces de proximité qui souffrent tout autant dans tous les quartiers de la Ville.

« Je pense également à nos petites entreprises culturelles, qui on le sait, souffrent énormément des impacts de cette pandémie. »

Il a donc demandé que les détails du programme soient présentés rapidement au conseil municipal, ainsi que les critères d’admissibilité et l’identité de ceux qui administreront le programme. 

Le maire Steve Lussier a indiqué qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle, mais qu’il n’avait pas encore reçu le contrat qui lui permettra de mettre en place un comité de sélection. « Il faut dire que ce ne sont pas des subventions, mais bien des prêts entre 0 et 50 000 $ par entreprise. C’est la Ville qui prendra en charge ce dossier. Nous n’avons pas encore tous les détails, mais je vois que le gouvernement est actif et qu’il y a un gain pour les petites et moyennes entreprises. » 

Aide aux organismes

La Ville instaure par ailleurs un fonds d’urgence de 75 000 $ pour les organismes communautaires. Un maximum de 21 000 $ sera octroyé à la Corporation de développement communautaire de Sherbrooke pour le projet Solidarité transport, projet qui couvre les titres de transport en autobus de ses 215 bénéficiaires pour avril et mai.

La somme restante sera répartie entre les organismes qui travaillent en sécurité alimentaire et en accompagnement des personnes vulnérables.

« La crise qu’on vit est sans précédent, et beaucoup de Sherbrookois vont se tourner vers les ressources d’aide. Le fonds d’urgence va faire du bien aux organismes et leur permettre d’aider plus de gens. En tant que communauté, il ne faut laisser personne derrière », a commenté Évelyne Beaudin, présidente du comité de développement social et communautaire.

Actualités

Gingues et Tremblay inquiets pour les finances de la Ville

Le conseiller Paul Gingues ne souhaite pas que la Ville de Sherbrooke opte pour le déficit au moment de procéder à des ajustements budgétaires pour l’année en cours. Il estime plutôt que la Ville devra prendre des décisions difficiles pour équilibrer ses dépenses et ses revenus. M. Gingues a dévoilé sa position lundi dans un communiqué.

Le maire Steve Lussier a indiqué en soirée que l’aide du gouvernement serait assurément sollicitée. 

La semaine dernière, M. Lussier laissait entendre que le sujet avait fait l’objet de discussions à l’Union des municipalités du Québec et que la porte n’était pas fermée à Sherbrooke pour un déficit. « Nous n’avons jamais discuté d’un tel scénario au conseil et je suis très étonné que le maire ouvre cette voie. Pour moi, avant de parler déficit, il va falloir regarder toutes les autres alternatives. Ce serait trop facile de pousser les problèmes par en avant », a déclaré M. Gingues dans un communiqué.

Il indique qu’il ne faudra pas compter sur les gouvernements pour assumer les frais liés à la crise. « Avec les milliards de dollars investis dans nos communautés par nos deux paliers de gouvernement pour aider nos familles, nos entreprises et notre système de santé, il est difficile de croire qu’ils assumeront en plus les coûts supplémentaires des municipalités. »

Il estime que des efforts devront être faits à l’interne et qu’à l’instar des réflexions déjà en cours au Conseil du trésor, il faudra réfléchir à la possibilité de couper des programmes, des projets, des embauches et des remplacements de postes. « Dans des circonstances exceptionnelles, nous devons prendre des décisions exceptionnelles. C’est le temps pour un leadership fort, parce qu’on aura à prendre des décisions courageuses, mais incontournables. On ne doit pas attendre de connaître ce que fera le gouvernement, mais, au contraire, nous devons préparer dès maintenant un plan de redressement pour faire face au défi financier qui s’annonce difficile. » 

Pierre Tremblay a pour sa part publié des questions sur Facebook en soirée lundi. « Les gouvernements supérieurs ont des sources de revenus plus diversifiées que les municipalités. Les Villes doivent donc gérer en bons parents. Il faut s’assurer que nous aurons les liquidités nécessaires pour faire face à nos obligations pendant la relance. Pour ce faire, il faut donc prendre des décisions difficiles aujourd’hui, il faut se serrer la ceinture. L’avons-nous fait à Sherbrooke? Probablement pas assez, d’autant plus que la situation financière de la Ville n’était déjà pas rose avant la crise… », écrit-il.

Il demande entre autres si une rationalisation du personnel a été réalisée chez Valoris, si une réduction des effectifs a été envisagée au centre de foires et si l’équipe de Destination Sherbrooke peut elle aussi être réduite dans les circonstances. « Je comprends qu’il devra y avoir une relance de l’industrie touristique, mais avons-nous besoin de toute l’équipe pour la préparer? »

M. Tremblay ajoute qu’il ne souhaite pas mettre des gens à pied dans le simple but de les mettre à pied. « Je souhaite tout simplement que l’on s’assure de prendre toutes les décisions nécessaires pour maintenir les finances de la Ville dans un état acceptable. Sommes-nous capables comme conseil municipal de faire cet exercice avec respect et rigueur? J’en suis certain. Il est temps que nous le fassions. »

Lussier demandera de l’aide

M. Lussier a indiqué après le conseil municipal lundi qu’il rendrait bientôt public le montant qu’il espère obtenir du gouvernement du Québec pour aider sa municipalité. Il espère aussi obtenir des crédits de financement, comme les contribuables peuvent le faire auprès de leurs banques, pour des emprunts rendus nécessaires par la Ville. 

« Je suis très satisfait de l’écoute des deux paliers de gouvernement et nous avons une rencontre de l’Union des municipalités du Québec mercredi à ce sujet. »

Il mentionne également que le sort des employés des organismes paramunicipaux sera connu lors d’une séance extraordinaire jeudi, alors qu’un nouveau plan de contingence devrait être adopté. 

Danielle Berthold a quant à elle précisé que certains employés du centre de foires ont été mis à pied temporairement, faute de travail à accomplir.

Affaires

Panier Bleu : la plupart des PME n’ont pas de site transactionnel

À Sherbrooke, seulement 24 % (40 % pour le commerce de détail) des commerces et entreprises de services offrent de la vente en ligne. Cette proportion baisse à 16,3 % pour les commerces ou services ayant leur propre plateforme transactionnelle.

Ce sont les faits saillants d’un sondage réalisé au début du mois de février par Commerce Sherbrooke. Un peu moins de 300 des 5500 entreprises de la ville y ont répondu.

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L’initiative du Panier Bleu, lancée en grande pompe dimanche, permettra aux entreprises du Québec de s’inscrire et d’amener directement les consommateurs sur leur site web pour faire des achats. Or, force est de constater que de nombreuses entreprises ne sont tout simplement pas prêtes à en profiter pour l’instant. 

« Il y a toute sorte de raisons pour lesquelles une entreprise n’a pas de site transactionnel, indique Charles-Olivier Mercier, directeur général de Commerce Sherbrooke et de Pro-Gestion Estrie. Ça prend du temps, ça prend de l’argent et ce n’est pas toujours miraculeux. Actuellement, on consomme tous en ligne, mais avant la pandémie il y avait, pour beaucoup d’entreprises, seulement une petite portion du chiffre d’affaires qui se faisait en ligne. Ce n’était pas non plus miraculeux. Ce n’est donc pas anormal de voir autant d’entreprises sans site web transactionnel. »

Louise Bourgault, vice-présidente et directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Sherbrooke, admet même devoir faire face à une certaine résistance de la part d’entreprises, surtout les plus petites.

« Pour une grande entreprise, ce n’est pas un problème, mais pour une PME de moins de cinq employés, c’est toujours un problème de faire la mise à jour sur le site, analyse-t-elle. Il faut aussi qu’elles se débrouillent avec PayPal par exemple. Il faut être adepte un peu des outils internet. Ce n’est pas toujours facile. »

« Souvent, les entreprises reportent le projet d’un site web transactionnel, mais on arrive dans une situation où elles devront faire en sorte d’en avoir un si elles veulent faire des ventes, poursuit-elle. Il y a des entreprises qui font des ventes en ce moment grâce à leur site. Je parlais à La Cartoucherie et ils ont cinq ou six commandes par jour. »

Liquidité

Les petites entreprises n’ont aussi souvent pas les moyens financiers pour se doter d’un site web transactionnel digne de ce nom, surtout en période de pandémie. 

« Pour une boutique en ligne, ça commence autour de 5000 dollars et il y a parfois des frais récurrents pour l’entretien, souligne Isabelle Gagnon, propriétaire de l’entreprise Quatorze Communications. La taille et les fonctionnalités vont faire varier le prix. Si on a cinq articles à vendre ou 2000 articles à vendre, c’est du temps de plus de configuration. »

Il n’est donc pas impossible d’avoir à investir des dizaines de milliers de dollars pour mettre en place un portail de vente en ligne. Les solutions plus autonomes comme la plateforme Shopify peuvent être moins dispendieuses, mais demandent une plus grande connaissance des outils web. Ce n’est pas non plus tous les types de commerces qui bénéficient de la même façon d’un site transactionnel.

« On était sur le bord de mettre en ligne une boutique pour des articles de survivalistes, raconte Mme Gagnon. Le client est submergé et ses ventes ont explosé. C’est fou! Mais pour les restaurateurs par exemple, est-ce que c’est payant pour eux autant? Avant d’avoir son retour sur un investissement de 5000 $, il va falloir qu’il roule un peu plus. »

« Si tu vends des piscines par exemple, à la limite tu peux vendre des accessoires en ligne, poursuit-elle. Mais la piscine tu ne peux pas la mettre dans un panier et l’acheter. Il y a plein de produits qui ne se prêtent pas à la vente en ligne. »

Et les géants du web?

Est-ce qu’un passage collectif vers la vente en ligne pourrait encore une fois favoriser les géants du web?

« C’est certain que c’est une belle opportunité aussi pour les géants du web qui sont déjà prêt au jour 1 de la crise, croit Isabelle Gagnon. Ils sont prêts alors que nous ne sommes pas tous prêts. »

« Facebook reste quand même pour une clientèle débutante, analyse-t-elle. Certains se demandent encore si les réseaux sociaux peuvent remplacer le site internet, mais un ne remplace pas l’autre selon moi. Facebook est un attracteur de clintèle, mais ce n’est pas là que les ventes se font. Sur Amazon, c’est difficile au niveau de la marge de profit. Tu met la main dans ta poche beaucoup. »

Aide gouvernementale

En ce moment, les entreprises qui veulent se lancer dans le commerce en ligne peuvent bénéficier de l’aide du gouvernement fédéral pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de commercialisation en ligne. Les dépenses pour l’accès à une plateforme de vente en ligne peuvent être remboursées. 

Au Québec, les entreprises touristiques peuvent également faire appel au programme de subvention du ministère du Tourisme. Sommairement, le programme offre une subvention de 50 % pour un programme d’accompagnement ou pour la mise en œuvre d’outils tels que la refonte d’un site pour l’adapter aux téléphones mobiles et tablettes.

Louise Bourgault n’écarte pas non plus de l’aide qui pourrait provenir de la Chambre de commerce et d’industrie de Sherbrooke. Elle indique aussi que la CCIS planche en ce moment sur un plan de relance pour l’économie locale. Chez Commerce Sherbrooke, on prévoit mettre en place dès cette semaine des cellules d’entre-aide qui aborderont notamment la vente en ligne.

Actualités

Voies de fait graves et négligence criminelle : le chauffard du Walmart comparait

 L’individu accusé d’avoir foncé sur l’agent de sécurité au Walmart des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke restera détenu au moins pour les prochains jours.

Nacime Kouddar de Mascouche a été formellement accusé, lundi, au palais de justice de Sherbrooke de négligence criminelle causant des lésions corporelles alors qu’il conduisait un véhicule. Il est aussi accusé de voies de fait armées, de voies de fait graves et de délit de fuite causant des lésions.

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Walmart : Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Gardien de sécurité happé au Walmart : la victime a été traînée sur plusieurs mètres

Vraisemblablement frustré de s’être fait refouler à la porte du magasin parce qu’il voulait y entrer avec sa conjointe, même si la consigne lui interdisait, Kouddar a attendu la fermeture du commerce pour passer à l’acte.

Vers 17 h, samedi soir, il aurait foncé vers l’agent de sécurité avec son véhicule. La victime a été traînée sur plusieurs mètres sur le capot du véhicule avant d’en être éjectée. 

En percutant le sol, Philippe Jean, un père de famille de cinq enfants, a subi de graves blessures à la tête. Il a été transporté à l’hôpital où il repose dans un état critique.

COVID-19

Une troisième éclosion dans une résidence pour aînés de l’Estrie

Sherbrooke - Il y a maintenant 548 Estriens infectés par le coronavirus, une augmentation de 30 personnes par rapport aux 518 cas dévoilés lors du bilan de dimanche. Une neuvième personne est décédée des complications de son infection au coronavirus depuis dimanche sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS au cours des 24 dernières heures.

Une éclosion a été confirmée à la Résidence Ferland de Danville, une résidence privée pour aînés (RPA) comptant une vingtaine de chambres. Quatre résidants et un employé de cette RPA ont été déclarés positifs à la COVID-19, et quatre autres résidents sont toujours en attente de leur résultat de dépistage.

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Deux décès à la résidence La Brunante à Racine

Cette éclosion en résidence est la troisième à survenir dans une RPA de l’Estrie.

La première est survenue au Manoir Sherbrooke. Celle-ci a touché 36 résidents et trois employés. Parmi eux, cinq personnes sont décédées des complications liées à la COVID-19.

La seconde éclosion est survenue à la RPA La Brunante, à Racine, où il y a eu six cas positifs et d’autres sont en investigation. Deux personnes en sont décédées au cours des derniers jours.

L’éclosion à la Résidence Ferland est donc la troisième confirmée en Estrie depuis le début de la pandémie au Québec.

« Jusqu’à présent en Estrie, les neuf personnes qui sont décédées avaient plus de 70 ans », indique la porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS Annie-Andrée Émond.

Population sherbrookoise 

La Ville de Sherbrooke a atteint la barre des 200 cas confirmés de COVID-19. La population de Sherbrooke était de 169 136 personnes au 1er janvier dernier.

Par ailleurs, rappelons que le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a ouvert une première clinique désignée d’évaluation (CDÉ) pour accueillir des citoyens qui pourraient être atteints de la COVID-19 jeudi, et à Cowansville par la suite.

« Tout se passe bien dans les deux cliniques. On y reçoit une quarantaine de patients par jour. Une autre clinique ouvrira ses portes dans la région de Magog cette semaine », indique la porte-parole Annie-Andrée Émond.

Les hôpitaux en attente

Il y avait lundi après-midi 39 Estriens hospitalisés (deux de plus que dimanche) et neuf étaient traités aux soins intensifs (stable depuis le dernier bilan).

Les hôpitaux sherbrookois peuvent donc encore recevoir des patients. « On s’y prépare, on sait qu’on n’a pas encore atteint le pic », précise Mme Émond.

L’Estrie demeure au troisième rang des régions les plus touchées au Québec. En effet, la région la plus touchée est celle de Montréal avec 195,97 cas confirmés pour 100 000 habitants. La région de Laval suit avec 164,49 cas pour 100 000 habitants, suivie de l’Estrie avec 113,08 personnes touchées pour 100 000 habitants. La région sociosanitaire de la Mauricie-Centre-du Québec suit maintenant de peu avec 106,26 cas par 100 000 habitants.

Rappelons que, dans ce cas-ci, la « région de l’Estrie » ne représente pas la région administrative de l’Estrie, composée de la Ville de Sherbrooke et de six MRC situées tout autour (MRC du Granit, des Sources, Haut-Saint-François, Val-Saint-François, Coaticook et Memphrémagog). 

En effet, dans le domaine de la santé, les régions du Québec sont plutôt divisées en 18 régions sociosanitaires.

Lors de la création du CIUSSS de l’Estrie-CHUS le 1er avril 2015, deux MRC se sont ajoutées à la région sociosanitaire de l’Estrie. En plus des sept MRC de l’Estrie, on y retrouve maintenant celle de la Haute-Yamaska, où on retrouve la ville de Granby, ainsi que la MRC de la Pommeraie, incluant la ville de Bromont.

En résumé, la région sociosanitaire de l’Estrie représente une population d’environ 480 000 personnes réparties dans neuf MRC.