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Hommage aux donneurs d'organes : pour ceux qui attendent

Sonia Maheu avait besoin d’un cœur et de poumons pour survivre. Elle a patienté pendant près de quinze ans pour recevoir ces précieux organes... qui ne sont jamais venus. Mme Maheu s’est éteinte tout doucement en janvier dernier. Elle avait 48 ans.

« Son cœur a lâché, tout simplement », s’attriste son conjoint Éric Winters. La Sherbrookoise, fière ambassadrice du don d’organes et de tissus dont elle avait fait sa mission, a néanmoins réussi à faire un don de tissus après son décès. Elle a reçu vendredi le titre posthume de « grande ambassadrice de la santé » pour ce don de vie ultime, titre qui lui a été remis dans le cadre de la 25e cérémonie de l’Association canadienne du don d’organes et de tissus (ACDO).

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Au Québec, environ 400 personnes décèdent chaque année dans des conditions qui permettent le don d’organes. Environ 25 % des familles refusent encore cet ultime don de vie qui pourrait sauver de nombreuses vies par le biais des organes bien sûr, mais aussi des tissus (cornées, tendons, valves cardiaques, peau...).

Éric Winters peut comprendre. Même si sa conjointe a si longtemps attendu les organes qui lui auraient permis de gagner de nombreuses et belles années de vie, lui-même a sursauté quand on l’a approché pour lui parler du don de tissus.

« J’ai dit : “Oh minute!” Alors je peux comprendre les gens qui hésitent. Même ceux qui disent non... Mais ce que je peux dire, c’est merci, merci à tous ceux qui font le choix de donner les organes dans ces moments de douleur », soutient-il.

ACTUALITÉS

Offrir un rein de son vivant

Une cinquantaine de Québécois font un don d’organes de leur vivant chaque année. La plupart offrent un de leurs deux reins; quelques-uns donnent un des lobes de leur foie. C’est notamment le cas de Valérie Leclair, une jeune mère de famille qui, il y a un an presque jour pour jour, a fait le don d’un rein à son conjoint.

« Mon conjoint a la maladie de Berger. Il y a quelques années, il devait commencer à faire de la dialyse. Nous avons deux enfants de 10 ans et 14 ans maintenant. Alors nous avons décidé de faire les tests et nous étions parfaitement compatibles. Nous voulions qu’il puisse être avec nous, plutôt que d’être en dialyse à l’hôpital », souligne la jeune agricultrice de Sherrington en Montérégie.

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Aujourd’hui, son conjoint va bien. Valérie Leclair aussi.

« Mon conjoint pète le feu! Moi aussi je vais bien. Je me suis complètement remise. C’est derrière nous, maintenant », a-t-elle lancé, complètement sereine mais quand même ravie d’avoir été nommée « grande samaritaine » pour son don d’organe de son vivant.

Pour un proche... mais pas toujours

Louis Beaulieu, directeur général de Québec Transplant, souligne que ce sont souvent des proches qui donnent un rein à leur enfant, à leur frère ou sœur ou encore à leur conjoint ou bien encore à un ami ou un collègue de travail. Mais parfois aussi, ce sont des parfaits inconnus qui, par le fruit du hasard, donnent un de leurs organes.

C’est notamment le cas de Marie-Ève Cronin, une physiothérapeute de Sherbrooke qui a fait le don d’un de ses reins à Janie Boulianne-Gref, qui était en attente d’un don d’organe depuis deux ans et demi. Mme Cronin suivait le blogue de « Mademoiselle Gref » où elle parlait de son combat contre la maladie et la trouvait inspirante. Lorsque les deux femmes se sont croisées par hasard dans un bal, Marie-Ève Cronin lui avait dit qu’elle lui donnerait son rein sans hésiter si elle le pouvait. Ce qui fut finalement chose faite. En effet, près d’un an plus tard, les deux femmes ont été opérées en simultané et Janie Boulianne-Gref vit maintenant sans dialyse grâce au rein de celle qui est devenue « comme sa sœur ».

« Mon intervention s’est super bien passée. J’ai eu de la fatigue, moi qui suis pourtant super énergique, mais ça s’est replacé. Mes cinq enfants (les siens et ceux de son conjoint) m’ont supportée là-dedans. Les petits inconforts que j’ai vécus ne sont pas suffisants pour regretter, bien au contraire. Je le ferais à 100 miles à l’heure si j’avais d’autres reins à donner », souligne une Marie-Ève Cronin pleine de son énergie retrouvée.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a annoncé, en août dernier, la création du premier Programme québécois de don vivant de rein. Ce nouveau programme bénéficie d’un financement récurrent de 1,5 M$ par année.

« L’argent est là, le programme va se déployer. J’ai hâte de voir quels seront les impacts sur le nombre de transplantations qui auront lieu », précise Louis Beaulieu de Québec Transplant.

Actualités

Cannabis récréatif et thérapeutique autorisé au CIUSSS de l'Estrie

Il sera interdit de consommer du cannabis dans les installations et sur les terrains du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, sauf si on est un résidant d’un CHSLD ou pour des fins thérapeutiques. Des restrictions sont toutefois à respecter.

La consommation de cannabis récréatif est maintenant légalisée au Canada et le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a élaboré différentes orientations en lien avec cette nouvelle législation.

De façon générale, la Loi encadrant le cannabis du gouvernement du Québec interdit la consommation de cannabis sur tous les terrains des établissements de santé et de services sociaux, mentionne-t-on. Pour la consommation à l’intérieur des installations, des directives sont mises en place s’il s’agit d’un usage à des fins thérapeutiques ou récréatives.

Le cannabis consommé à des fins thérapeutiques doit être prescrit par un médecin pratiquant dans l’établissement. En aucun temps pendant son hospitalisation ou son hébergement, l’usager ne pourra avoir en sa possession du cannabis à des fins thérapeutiques sous quelque forme que ce soit. Pour cette utilisation, le produit doit être fourni par l’établissement dans la mesure du possible et doit être soumis aux mêmes contrôles que les narcotiques, expliqué la pharmacienne Brigitte Bolduc.

« Par exemple, quelqu’un qui consomme habituellement du cannabis pour soulager ses maux de tête et qui consulte à l’urgence ne pourra pas en consommer s’il n’a pas de prescription et qu’il ne s’est pas entendu avec l’équipe soignante à cet effet», explique-t-elle.

«Sa consommation sera alors considérée comme un usage récréatif.»

La politique sur la consommation de cannabis à des fins thérapeutiques actuellement appliquée à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et l’Hôpital Fleurimont sera révisée avec l’objectif de l’étendre à l’ensemble des installations du territoire. Les cas sont quand même rares, selon Mme Bolduc.

La direction de l’établissement suivra les recommandations de son comité d’experts multidisciplinaires et autorisera les résidents des CHSLD à consommer du cannabis fumé ou vapoté à des fins récréatives, mais seulement dans les fumoirs ventilés des différentes installations, a précisé Dre Isabelle Samson, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive et membre du comité d’experts.

politique

Hébert entre dans un bureau de comté vide

La nouvelle députée de Saint-François, Geneviève Hébert, déplore le peu de collaboration offerte par son prédécesseur à l’occasion de la transition dans la circonscription. Elle s’est même retrouvée devant des «classeurs vides».

Avant son assermentation de mardi, la députée désignée a tenté d’établir un dialogue avec le député libéral sortant, Guy Hardy, et ce, afin de discuter transition et de préparer la relocalisation du bureau.

Malheureusement, l’ouverture n’était pas au rendez-vous, se désole Mme Hébert dans un communiqué de presse diffusé vendredi matin.  Elle dit s’être fait refuser l’accès au bureau par des membres de l’équipe de M. Hardy et n’a pas été en mesure de lui parler directement.

Ce n’est qu’après son assermentation que la nouvelle députée de Saint-François a pu mettre le pied dans le bureau de circonscription, le 17 octobre, pour y trouver des classeurs totalement vides. Les dossiers avaient été détruits, ajoute la caquiste.

« C’est une situation tout à fait déplorable. Assumer la fonction de député est un privilège et, dans la victoire comme dans la défaite, c’est l’intérêt des citoyennes et citoyens qui devrait prévaloir sur l’intérêt partisan», lance-t-elle.

«C’est d’autant plus choquant quand on pense que ce sont les contribuables qui paient le salaire des députés et de leur équipe. Détruire les dossiers est à mes yeux un grave manque de respect d’abord et avant tout envers les citoyennes et citoyens, les associations, les organismes et les entreprises qui ont consacré du temps et de l’énergie à présenter des demandes à leur représentant à l’Assemblée nationale du Québec.»

Sur une note plus positive, Geneviève Hébert dit être en politique pour briser ce genre «de mauvaises habitudes et combattre le cynisme à l’égard de la classe politique». Elle voit la destruction des dossiers comme un défi supplémentaire à relever et fait un appel à tous pour rattraper le temps perdu.

« Je me fais un devoir d’être à l’écoute et au service des citoyens et c’est un engagement que je veux que toute mon équipe respecte aussi», dit-elle.

« À ce stade-ci, l’important pour moi est de développer rapidement un lien avec les acteurs du milieu, connaître leurs préoccupations, projets, ouvrir des dossiers et traiter efficacement les demandes. Les citoyennes et les citoyens de Saint-François ont voté pour le changement. Je n’ai pas l’intention de les décevoir! Je demanderai à mon équipe de miser sur une approche proactive, plutôt que réactive, afin d’accélérer la collecte d’informations. J’encourage tout de même les citoyennes et citoyens, associations, organismes et entreprises de la circonscription de Saint-François à m’adresser des demandes de rencontre pour me parler de leur réalité et leurs besoins.»


Sherbrooke

Les médecins de famille prescrivent la Grande marche

SHERBROOKE — Initiée par des médecins de famille de la région en 2015 pour répondre à l’appel du Grand défi Pierre Lavoie, la Grande marche de Sherbrooke réunira plus de 600 marcheurs pour sa troisième édition dimanche.

L’activité gratuite invite à marcher 2 ou 5 km pour la santé et le plaisir. Elle est une prescription collective de l’Association des médecins omnipraticiens de l’Estrie qui rappelle que l’activité physique contribue au bien-être physique et mental. 

Plus de 75 villes au Québec marcheront du même pas, en fin de semaine. À Sherbrooke, au parc Lucien-Blanchard, les marcheurs auront droit à une séance d’activation animée par Cardio Plein air, à 9 h 30, tandis que le coup de départ sera donné à 10 h. 

En Estrie, Asbestos et Valcourt dispensent aussi le remède. Respectivement au parc du Centenaire samedi 10 h et dans la cour de BRP dimanche 10 h. 

Actualités

Investissements de 810 150 $ à l’aéroport de Sherbrooke

La Ville de Sherbrooke espère investir 810 150 $ à l’aéroport de Sherbrooke pour améliorer ses infrastructures aéroportuaires. Elle souhaite profiter d’une subvention de près de 325 000 $ du gouvernement du Québec.

« La partie intéressante est un investissement pour permettre l’accueil de gros appareils. Il s’agit de l’achat d’un camion-citerne de ravitaillement pour améliorer l’autonomie financière. En ce moment, nous confions cette tâche à un sous-traitant. Nous prendrons donc le contrôle des ventes de carburant, ce qui représente du profit », explique Claude Charron, président de la Corporation de l’aéroport de Sherbrooke.

Le camion représente à lui seul des dépenses de 150 000 $.

Parmi les autres interventions projetées dans ces investissements, notons 300 000 $ pour le drainage, le nivellement et l’amélioration de la capacité portante des abords de la piste. Il est aussi question de faire la mise à niveau du traitement des eaux usées, d’agrandir l’aire de virage pour avitaillement, d’améliorer l’éclairage du tablier et d’abaisser les puisards de piste. On ajoute l’acquisition d’un remorqueur d’avion télécommandé.

Dans le rapport présenté aux élus municipaux lundi, on rapporte une augmentation du nombre de mouvements de 12 % à l’aéroport en 2017 et de 45,5 % au cours des quatre dernières années. 

Boutin appelle Lussier à plus de leadership

Le conseiller Vincent Boutin a profité de l’occasion, et des déclarations récentes du ministre des Transports, Marc Garneau, qui semblait garder une porte ouverte pour une éventuelle désignation de l’aéroport de Sherbrooke, pour demander au maire Steve Lussier de faire preuve de leadership.

« Je trouvais intéressant que des acteurs régionaux réaffirment l’importance de l’aéroport pour notre développement économique. Compte tenu de la déclaration du ministre, de l’étude auprès des entreprises et institutions pour voir les besoins de transport dans la région, je pense que la Ville de Sherbrooke doit prendre position fortement pour l’aéroport. Je ne veux pas tomber dans le débat à savoir si on préfère le train ou l’aéroport. Les deux ont un rôle à jouer et peuvent se compléter. L’apport économique n’est plus à démontrer pour l’aéroport.

« Monsieur le Maire, je vous invite à prendre le leadership dans ce dossier-là. Il y a une fenêtre qui est ouverte et j’espère qu’on va finalement pouvoir faire décoller, sans mauvais jeu de mots, ce projet-là. »

M. Lussier a tenté de le rassurer. « J’ai rencontré tout comme vous le ministre Garneau la semaine dernière. Nous avons été capables d’échanger concernant la desserte de l’aéroport tant demandée et aussi concernant le dossier ferroviaire. Je vais continuer de dire qu’il faut être prudents concernant l’aéroport. Je veux une desserte, mais il y a la capacité de payer des citoyens à laquelle il faut faire extrêmement attention. On a eu la chance de voir certaines entreprises à l’époque s’installer à l’aéroport. Il ne faut pas répéter les mêmes erreurs et participer différemment avec ces entreprises. J’ai donné mon appui aux employés de la Ville pour continuer à regarder ce projet. Il faut trouver une solution rentable pour la région, et non juste Sherbrooke. »

Vert & Or

Deux Annie écrivent l’histoire

SHERBROOKE — Annie Lévesque et Annie Martin marqueront l’histoire, vendredi soir, quand elles deviendront le premier duo d’entraîneuses à diriger une équipe de volleyball féminin chez le Vert & Or. Les deux anciennes coéquipières, qui ont remporté le championnat canadien de volleyball universitaire en 2003 et 2005 avec le Vert & Or, ont la lourde commande de remettre l’équipe sur les rails après une saison difficile.

La compétition est féroce, au volleyball féminin RSEQ. Avec six équipes, seulement participer aux séries éliminatoires devient un exploit.

Les deux Annie ont commencé leur implication derrière le banc l’an dernier, en accompagnant Denis Fontaine lors de sa dernière saison avec l’équipe.

Après une intéressante saison de recrutement et des tournois préparatoires, elles s’estiment fin prêtes pour le test de la saison. 

Et il y a beaucoup à faire. L’an passé, le Vert & Or a raté les séries, terminant la saison avec une fiche de 4-16.

« Tout est nouveau, tant chez nous que pour nos adversaires, il y a eu beaucoup de changements. Il y a une grosse parité. Ça promet d’être une saison excitante. On se concentre sur le processus. On a parlé aux filles et on leur a expliqué ce qu’on voulait et comment on allait y arriver. On n’est pas une équipe très physique, on est plus petites, on devra donc en défensive ramasser beaucoup de ballons. Pour le début de saison, on met toute notre concentration sur ces petites choses », a dit Annie Martin.

« L’an passé, on a été impliquées dans le recrutement, on est allé chercher quatre bonnes recrues, deux chez les Volontaires du Cégep de Sherbrooke et deux autres chez les Nordiques de Lionel-Groulx. On est vraiment très contentes », a dit Annie Lévesque.

Cette dernière a défendu les couleurs du Vert & Or entre 1999 et 2005. Membre de l’équipe canadienne senior de 2001 à 2008, elle agit à titre d’adjointe à l’entraîneur depuis sa retraite de la compétition internationale.

Quant à Annie Martin, elle a porté le vert de 2000 à 2005. Son étoile s’est frayé une place au firmament du Panthéon des sports de Sherbrooke mercredi soir, lorsqu’elle est devenue la plus jeune intronisée en trois cohortes d’intronisation.

Elle a été membre pendant 10 ans, de 2002 à 2012, de l’équipe nationale de volleyball de plage. Elle a terminé au 5e rang aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004 et elle a participé aux Olympiades de Londres en 2012.

Les deux Annie ont remporté le championnat universitaire canadien en volleyball en 2003 à Québec et en 2005 en Saskatchewan.

Pour la répartition des tâches, après d’âpres parties de roche-papier-ciseaux, les deux Annie ont plutôt convenu d’y aller selon l’inspiration du moment.

« Nos deux têtes travaillent ensemble. Quand on dirige, on est toujours en interaction. Pour le moment, on y va comme ça », a rigolé Annie Lévesque.

« On est chanceuse, cette année un nouveau règlement permet à l’assistant entraîneur d’aller derrière et sur le banc. Avant on devait rester assise. Ça nous aide beaucoup, on peut interagir avec les filles », poursuit Annie Martin.

Une complicité durable

« La charge de travail de l’entraîneur-chef est plus importante. Le fait d’être deux têtes pour faire tout ça, pour trouver des solutions, ça aide », a dit Annie Lévesque.

« On veut retourner au championnat canadien. On voit ça à moyen terme, plutôt. On veut partager notre philosophie avec les athlètes et travailler en qualité, et en constance, tous les jours. On croit que c’est comme ça qu’on peut se rendre aux plus hauts niveaux. Et c’est ce qu’on amène en recrutement. En tout cas, pour les filles qu’on a recrutées l’an passé, ça leur a parlé », a dit Annie Martin.

« Je commence à sentir la fébrilité du début de saison, on veut que ça aille bien, et que ça parte bien. On doit se faire confiance ».

Le Vert & Or a donc quatre recrues sur les 16 joueuses qui forment l’équipe. Emma Bergeron et Florence Viens, qui proviennent des Volontaires, de même que Gabrielle Marceau et Jasmine Houle.

« Emma et Jasmine se sont démarquées comme passeuse lors des tournois préparatoires. Quand on pense qu’on va les avoir toutes les deux pour cinq ans, c’est un énorme atout d’avoir deux très bonnes passeuses dans l’équipe », a dit Annie Lévesque.

« On a une jeune équipe, formée majoritairement de joueuses de première et de deuxième année. On a de très bonnes athlètes », a poursuivi Annie Martin.

C’est le Rouge et Or de l’Université Laval qui sera en ville vendredi soir à compter de 18 h. Québec a perdu en finale contre Montréal, l’an passé.

Les gars en action aussi

À noter que l’équipe masculine de volley du Vert & Or, dirigée par Marc Lussier, sera aussi en action vendredi, mais à 19 h 30, toujours contre Québec.

Nouveauté cette année, la conférence Québec comptera cinq équipes, plutôt que trois. À Montréal, Québec et Sherbrooke s’ajoutent Dalhousie et l’Université du Nouveau-Brunswick.

Actualités

L’UdeS amasse 115 M $

Plus de 115 millions $ : c’est ce qu’a réussi à amasser l’Université de Sherbrooke dans le cadre de sa campagne majeure D’avenirs et de passions. Cette somme inégalée permettra de soutenir plus d’une cinquantaine de projets ayant des retombées au sein de la population.

Selon l’institution, cette sixième campagne « est la plus ambitieuse réalisation philanthropique » depuis la création de l’UdeS. Le montant total est de 115 480 261 $. La dernière grande campagne de l’UdeS avait permis de recueillir 52 M$. 

La campagne actuelle, présidée par Normand Legault, a permis d’amasser plus de 26 M$ auprès de la communauté universitaire, dont près de 9 M$ de la part des étudiants.  

Le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) a d’ailleurs profité de l’événement de clôture pour annoncer son soutien financier à cette campagne, soit 500 000 $ sur 10 ans à un fonds de bourse d’études. Le directeur général du REMDUS, William Leclerc Bellavance, a remercié les contributeurs au programme de bourses aux études supérieures. L’événement de clôture a permis de dévoiler la somme amassée et de réunir de nombreux partenaires. 

« Mobilisation sans précédent »

« Nous pouvons nous réjouir et être très fiers de ces résultats spectaculaires. Ils témoignent d’une mobilisation sans précédent de notre communauté universitaire, mais aussi de l’engagement profond de donatrices et de donateurs envers l’Université de Sherbrooke. Les dons reçus nous ont permis de mettre en œuvre plus d’une cinquantaine de projets porteurs qui ont des retombées concrètes dans la vie de toute la population », a fait valoir le recteur Pierre Cossette.

M. Legault et M. Cossette ont souligné que cette collecte de fonds a été novatrice en fonctionnant par projet. Plutôt que de miser sur un objectif global, la totalité des projets a été mise de l’avant. 

Parmi les initiatives en cours ayant reçu un coup de pouce des donateurs, on retrouve la construction du studio de création Fondation Huguette et Jean-Louis Lafontaine de la faculté de génie, un bâtiment de trois étages qui permettra aux étudiants de réaliser leur projet du concept au prototype. L’initiative soutiendra aussi les étudiants par la remise de bourses. On retrouve entre autres des bourses de stages en milieux communautaires pour la formation des étudiants en kinésiologie. 

La faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) souhaite mettre de l’avant un programme de bourses aux études supérieures. Celui-ci vise à attirer et à retenir les meilleurs étudiants aux 2e et 3e cycles.

« Je vous remercie de contribuer à la santé psychologique de la jeunesse québécoise », a lancé aux donateurs Félix Guay-Dufour, un étudiant au doctorat en psychologie organisationnelle qui a œuvré au Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale, qui chapeaute notamment plusieurs projets en milieu scolaire. 

La campagne avait été lancée auprès de la communauté universitaire en 2012 et auprès des partenaires en 2015.

Politique

Isabelle Charest veillera à la réussite des jeunes

Si elle s’est présentée en politique pour que les jeunes aient la chance de pouvoir s’accomplir et réussir, Isabelle Charest aura maintenant l’occasion de mettre en place des mesures pour atteindre cet objectif.

L’Estrie élargie pourra compter sur une autre présence au conseil des ministres du gouvernement du Québec avec la députée de Brome-Missisquoi qui a été nommée ministre déléguée à l’Éducation.

« On chevauche deux régions. C’est une situation sur laquelle on va se pencher. C’est une décision qui devra être prise avec les maires et les MRC et les différents acteurs », mentionne la ministre Charest.

Médaillée olympique en patinage de vitesse courte piste, elle compte maintenant contribuer à la réussite des jeunes Québécois comme ministre déléguée à l’Éducation.

« J’ai eu cette chance d’atteindre mes grands objectifs comme athlète. Je me retrouve à l’éducation où je pourrai contribuer à ce que les jeunes réussissent. Je crois énormément au travail d’équipe. Je suis convaincue que l’on est une équipe solide. Des gens d’expérience qui viennent d’un peu partout. Je trouve ça très stimulant. Je suis comblée par le mandat qu’on me donne. J’ai une formation en nutrition, un passé d’athlète et j’ai travaillé dans une commission scolaire. Je vais prendre les mandats avec enthousiasme », assure Isabelle Charest.

Politique

Accueil enthousiaste pour François Bonnardel

« Aujourd’hui, on ne forme pas le gouvernement de la CAQ. Aujourd’hui, on forme le gouvernement des Québécois, de tous les Québécois. Peu importe l’allégeance politique, on va travailler pour tous les Québécois. »

Par son discours d’assermentation comme premier ministre, François Legault a insufflé cet esprit aux députés estriens qui ont accueilli avec enthousiasme François Bonnardel comme ministre responsable de la région de l’Estrie même s’il est député de Granby.

« Tout proche » 

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier croit aussi que François Bonnardel pourra travailler de concert avec les élus de l’Estrie.

« Nous sommes sur la limite. Granby, c’est tout proche. J’aurais préféré avoir un ministre à Sherbrooke, mais ce n’est pas grave. Je suis persuadé qu’il va venir faire son tour régulièrement. Nous avons plusieurs projets en matière de transport avec l’autoroute et le pont. J’entrevois une continuité pour améliorer notre secteur. Pour la liaison ferroviaire, il a l’air d’être une personne très ouverte », croit le maire de Sherbrooke rencontré au Salon rouge de l’Assemblée nationale où il avait été invité par François Legault.

Le député d’Orford Gilles Bélanger croit que le conseil des ministres représente une excellente équipe. Il assure que François Bonnardel est un très bon choix comme ministre responsable de l’Estrie.

 « Je pense que François va nous donner un bon coup de main en Estrie. Il démontre un bon leadership. Nous allons travailler avec lui. J’ai beaucoup de travail à accomplir dans ma circonscription. Je vais m’attaquer aux dossiers dès demain », assure Gilles Bélanger qui ne se montre pas déçu de ne pas accéder au conseil des ministres.

« En équipe »

Pour Geneviève Hébert, députée de Saint-François, la nomination de François Bonnardel est une belle nouvelle. Elle croit que le gouvernement mis en place par son chef François Legault pourra gouverner plus humainement. 

« À la CAQ, on travaille en équipe. Nous avons une très belle équipe en Estrie. Avec François Bonnardel qui est notre parrain depuis le début, nous avons une belle chimie. Les enjeux de l’Estrie vont bien être défendus avec lui », croit Geneviève Hébert.

« François est un député d’expérience. Il va faire un très bon travail », ajoute François Jacques, le député de Mégantic.

« Un grand peuple »

Le premier ministre du Québec François Legault a été le premier à prêter serment avant que soit dévoilé son conseil des ministres paritaire. M. Legault a nommé 13 hommes et 13 femmes soit 26 ministres au conseil exécutif.

Il a demandé à son conseil des ministres de gouverner pour l’adhésion du plus grand nombre. Il les a invités à aller sur le terrain prendre le pouls des Québécois dans toutes les régions du Québec.

Le nouveau premier ministre a conclu son allocution avec une allusion à René Lévesque.

« J’aime les Québécois. Et, pour répondre à un homme qui m’a inspiré toute ma vie, j’ai la conviction profonde que, oui, on forme quelque chose comme un grand peuple ».

Une « grande déception » pour Hamm

Bien qu’elle ne mette pas en doute les compétences de François Bonnardel, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, admet que la nomination de ce dernier à titre de ministre responsable de l’Estrie a été pour elle une « grande déception ».

« Avec le préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers, on avait rencontré François Legault lors d’un de ses récents passages à Magog et on lui avait indiqué, en lui transmettant notre liste d’épicerie, qu’on voulait un ministre régional qui viendrait vraiment de l’Estrie », raconte Mme Hamm.

La mairesse de Magog affirme qu’elle reconnaît « l’expérience » de François Bonnardel. « Mais il s’occupera aussi des Transports alors quel temps lui restera-t-il pour l’Estrie? », demande-t-elle.

Bien sûr, certains argueront que la circonscription de Granby, représentée par M. Bonnardel n’est pas très loin de celle d’Orford. Là n’est toutefois pas la question, selon Vicki-May Hamm. « Ce n’est pas une question de distance. Vous savez, quand Pierre Paradis était le ministre régional de l’Estrie, Jacques Demers avait de la difficulté à le joindre et il n’avait même pas de retour d’appels parfois. »

Rappelons que M. Paradis a longtemps été député de Brome-Missisquoi, une circonscription périphérique à l’Estrie, et qu’il a dirigé le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec durant le dernier mandat libéral. Il avait été nommé responsable de l’Estrie, mais son collègue Luc Fortin, ancien député de Sherbrooke, lui avait par la suite succédé dans ce rôle.

Et Gilles Bélanger?

Par ailleurs, la mairesse de Magog laisse entendre qu’elle aurait bien aimé que le nouveau député d’Orford, Gilles Bélanger, obtienne un ministère. « Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu un ministre dans la région », lance-t-elle.

Aux yeux de Mme Hamm, M. Bélanger a toutes les qualités requises pour gérer un ministère. « Il a le charisme, la prestance, la personnalité et une expérience pertinente pour ce genre de travail. Mais je sais que ce n’est pas une si mauvaise chose pour lui de commencer en tant que simple député et peut-être que plus tard on lui offrira un poste plus élevé », suggère-t-elle.

Vicki-May Hamm se montre d’autre part rassurée par la relation existant entre le nouveau premier ministre et le député d’Orford. « M. Legault est venu trois fois à Magog durant la dernière campagne électorale. Je sens que Gilles a son oreille. »

Pour sa part, le président du Comité de vigie de l’hôpital Memphrémagog, Jean-Guy Gingras, admet qu’il aurait été heureux de voir le député d’Orford accéder au conseil des ministres. Il s’attend néanmoins que ce dernier puisse faire avancer des dossiers d’importance grâce au « dynamisme » qu’il démontre habituellement. « Il s’agit maintenant que les bottines suivent les babines », illustre-t-il.

Avec Jean-François Gagnon