Sher-Gym a les pieds dans l'eau

Plus les temps changent, plus c’est pareil chez Sher-Gym, encore aux prises avec des problèmes avec leurs installations de la rue du Cégep. Cette fois, le Club de gymnastique de Sherbrooke est victime d’inondations, ce qui dérange les activités de l’organisation.

Si ce problème survient chaque année chez Sher-Gym, le directeur technique David Altmeyer a encore dû éponger les planchers de la bâtisse et assécher le tout mardi. 

Le hic? Treize athlètes participeront bientôt aux Jeux du Québec, dont deux qui ne peuvent plus utiliser la piste de course du saut de cheval. 

« Derrière la bâtisse, près du stationnement et des terrains de soccer, la pente fait en sorte de faire couler l’eau vers notre bâtisse, précise le directeur technique David Altmeyer. Une situation que l’on doit vivre tous les ans lors des périodes hivernales plus douces. C’est la deuxième fois en trois semaines que je dois nettoyer le tout. Les tapis sont mouillés et ils coûtent 2000 $ chacun. J’utilise de gros ventilateurs pour sécher tout ça. De la moisissure est présente sur ces tapis et pendant ce temps, je dois préparer les athlètes pour les Jeux du Québec en compagnie des autres entraîneurs. »

Avec l’absence de climatisation, l’endroit demeure bien souvent humide l’été à l’Édifice Expo-Sherbrooke (Ceras). 

« Et l’hiver, il fait froid! Mais le problème sera bientôt réglé, du moins je l’espère », explique David Altmeyer. 

Rappelons que le club a déjà dû composer avec les odeurs de monoxyde de carbone, la poussière sur les matelas, le manque d’aération et l’absence d’un bloc sanitaire adéquat dans ses locaux, des problèmes qui ont été réglés en partie.

Le plancher qui n’est pas à niveau et la hauteur des plafonds demeurent toutefois un irritant. 

« On a de bonnes nouvelles en ce sens, mais rien n’est encore fait. La Ville pourrait bientôt mettre le plancher à niveau et construire des fosses, ce qui pourrait coûter environ 400 000 $. »

Puis même si les conseillers municipaux ont finalement accepté d’évaluer la possibilité d’organiser les Jeux de la Francophonie de 2021 et que la Ville pourrait obtenir des subventions pour améliorer les infrastructures, SherGym ne crie pas victoire pour autant.

« La gymnastique n’est pas aux Jeux de la Francophonie, mais Sherbrooke pourrait inviter un sport; ça pourrait être la gymnastique », souligne le directeur technique du club.