Christine Labrie
Christine Labrie

Services éducatifs en milieu familial : QS évalue l’impact du manque de main-d’œuvre

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Christine Labrie sonde les employeurs sur les impacts de la pénurie de Centre de la petite enfance (CPE) dans la région. Jusqu’à présent, la députée a reçu une cinquantaine de réponses d’entreprises et d’organismes de l’Estrie, des réponses qui, selon elle, sont éloquentes. 

« On veut évaluer l’impact de la pénurie de CPE sur l’économie de Sherbrooke et déjà, nous remarquons qu’une bonne proportion des employeurs sont affectés. Le fait qu’il manque de place en service de garde fait en sorte que des gens étirent leur congé parental ou refusent des postes », explique Mme Labrie.

« Déjà plusieurs parents nous avaient parlé de cet enjeu, mais on voulait voir à quel point les entreprises en étaient conscientes et comment elles géraient ça au quotidien », ajoute la députée sachant que le portait qui sera dressé à la suite de cet exercice ne sera pas complet.

« La plus grande partie restera invisible, parce que plusieurs ne postulent tout simplement pas sur des emplois et ça les employeurs ne le voient pas », note la députée de Québec Solidaire, spécifiant qu’à l’échelle de la province, ce sont 24 000 places en milieu familial qui sont non réparties à cause du manque de main-d‘œuvre.

« Ce manque de main-d’œuvre découle directement des conditions qui sont offertes aux responsables des services de garde en milieu familial. Ce sont de places dont les permis existent dans le bureaux-coordonnateurs, mais qui restent non réparties car il n’y a pas d’éducatrice qui lève la main pour ouvrir un milieu de garde », résume la députée de Sherbrooke.

Mme Labrie invite les employeurs à remplir, d’ici le 25 septembre, le sondage qui est en ligne à l’adresse suivante : https://christinelabrie.quebec/2020/09/16/sondage-impacts-de-la-penurie-de-places-en-cpe-pour-les-entreprises-de-sherbrooke/

Elle souhaite avoir le pouls d’une moins une centaine d’entreprises.

 Ressources spécialisées supplémentaires dans les écoles 

Par ailleurs, une motion a été déposée à l’Assemblée nationale afin de demander au gouvernement de la CAQ de s’engager à ce que les ressources spécialisées, tel que les orthopédagogues, les orthophonistes, les psychologues ou les ergothérapeutes, par exemple, soient dédiées exclusivement à l’accompagnement et au soutien des élèves vulnérables et non pas à des tâches d’enseignant(e) ou de préposé(e) à l’entretien. Malheureusement, le gouvernement de la CAQ a refusé de prendre un tel engagement.

Face à ce refus, la députée de Sherbrooke et responsable solidaire en matière d’éducation a réagi. « C’est un signal d’alarme très grave. Par son refus, la CAQ nous confirme qu’on est rendus à couper des services directs aux élèves, faute de trouver la main d’œuvre pour répondre aux besoins du réseau. Il va falloir que le ministre Roberge arrête de minimiser la situation et qu’il ailler chercher les ressources nécessaires au Conseil du Trésor pour améliorer significativement les conditions de travail. Il est temps qu’il se réveille! On ne peut pas continuer à masquer la pénurie de profs en confiant des classes aux autres membres du personnel, parce que le rôle de chacun est essentiel », déclare Mme Labrie.