Sept Estriens succombent et 40 éclosions terminées

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
L’Estrie bat encore un triste record dans sa lutte au coronavirus. Cette fois, ce n’est pas l’augmentation quotidienne du nombre de nouveaux cas confirmés. On notait mardi 78 nouveaux cas, la plus faible augmentation depuis une semaine. En revanche, le nombre de décès a bondi à sept personnes victimes de la COVID-19.

Quatre de ces personnes habitaient au CHSLD Villa-Bonheur de Granby, deux étaient résidentes du CHSLD Argyll de Sherbrooke et la dernière habitait à la résidence privée pour aînés (RPA) Résidence Brooks de Sherbrooke.

Le nombre total de personnes décédées a donc grimpé à 82 Estriens.

Dans la première vague, 26 aînés sont décédés des complications de la COVID-19 dans la région. C’était alors bien en-deçà de la moyenne provinciale, puisque les CHSLD de l’Estrie avaient tous été épargnés par les éclosions et que peu de RPA avaient été touchées.

Depuis le début de la deuxième vague, au début août, 56 personnes supplémentaires sont décédées en Estrie.

Le nombre d’hospitalisations a aussi passé la barre des 30 personnes pour la première fois depuis le début de la pandémie. En effet, 31 personnes sont hospitalisées lundi, dont trois aux soins intensifs.

Au cours des derniers jours, une personne âgée entre 40 et 49 ans a succombé aux complications de la COVID-19.

Pour les autres personnes décédées en Estrie, 4 % étaient âgées de 60 à 69 ans, 22 % avaient entre 70 et 79 ans, alors que 73 % avaient plus de 80 ans.

Depuis le début de la pandémie, 33 des 82 victimes habitaient en résidences privées pour aînés (RPA), 30 en CHSLD ou à l’hôpital, 16 vivaient à domicile et trois en ressources intermédiaires (RI).

Sherbrooke enregistre encore le plus grand nombre de nouveaux cas déclarés avec 31, suivie du RLS de la Haute-Yamaska avec 17 nouveaux cas. Un seul RLS n’enregistre aucun nouveau cas actif, celui des Sources.

Une quarantaine d’éclosions terminées 

La durée des éclosions dans les milieux est passée de 28 à 14 jours, à partir de la date du dernier cas positif recensé dans le milieu. Ce nouveau critère est mis en place à l’échelle provinciale et pour tous les types de milieux.

« Ce changement fait en sorte que nous fermons plusieurs éclosions aujourd’hui », explique le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

 « Jusqu’ici, nous suivons les éclosions pendant deux cycles d’incubation après le dernier cas positif, soit 28 jours. Maintenant, nous ferons un suivi 14 jours après le dernier cas positif déclaré dans une entreprise ou une école, par exemple », indique le Dr Alain Poirier.

Résultat : il ne reste plus qu’une cinquantaine d’éclosions actives en Estrie alors qu’il y en avait près d’une centaine jusque-là. Onze éclosions sont en CHSLD et neuf en résidences privées pour aînés, douze dans des milieux scolaires, cinq dans des milieux de garde, ainsi que 26 dans des milieux de travail.

L’éclosion au CHSLD Villa-Bonheur de Granby s’est encore amplifiée, alors que 86 des 104 résidents sont maintenant infectés par la COVID-19.

Des éclosions ont aussi été déclarées dans deux autres secteurs du CHSLD Argyll, à Sherbrooke. La première éclosion active touche maintenant 29 résidents, dont deux sont décédés, ainsi que 24 employés. La seconde éclosion dans un autre secteur touche cinq résidents et un employé. La troisième et dernière éclosion concerne moins de cinq résidents.

Trois agrégats sont toujours actifs dans la région : celui de Fleurimont avec 215 cas, celui d’Asbestos et Danville avec 243 cas et celui de Lac-Mégantic et Frontenac avec 159 cas.